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Y a pire comme we : 8 rivières en 4 jours sous 30° – Ascension 2017

Y a pire comme we

En attendant le CR : Ubaye + Bachelard + Guil + Durance + Gyr + Onde + Gyronde + Clarée

Tout cela pour la modique somme de 2 ou 3 bains à 8

==> Participants : Raph, Léo, Alessandra, Anna , Nicolas F, Jérôme , Christelle , Stéphane  et en renfort Alexei + un autochtone pour la Clarée

 

journée Sécu à St Stone of beef(*) – 14 Mai 2017

JOURNEE SECURITE DU CDCK du 14 Mai à St Pierre de Boeuf

==> par Blaise , (*) traduction Franco/ Anglaise Raph

4 ENCADRANTS :
– Blaise Fontanilles (DEJEPS CK eau vive),
– Nicolas Fournials (MFPC et CQP)
– Stéphane Ureta (MFPC)
– Elie Couder (AMFPC)

17 PARTICIPANTS :
SVVV : Marc
CKDM : Christian Huteau, Jacques Bebon, Nicolas Gauthier
CKTSV : Sarah Zerari, Hervé Roland, Anna B, Pascale Drevon
CKLOM : Gilles Rocher, Clément Nicolas, Bertrand Challet, Pierre Besson
CN LONGUE : Pierre Berrué, Ugo Debarros, Judith Eeckman, Maurice Eeckman, Arnaud Bignon

 

JOURNEE SECURITE DU CDCK69
Dimanche 14 mai 2017 à Saint Pierre de Boeuf
A la demande du comité départemental Canoë kayak du Rhône, nous avons organisé pour l’ensemble des clubs Rhodaniens une journée sécurité en eau vive au stade d’eau vive de Saint Pierre de Boeuf. Etait donc présent pour cette journée, des adhérents des clubs de Décines Meyzieu (CKDM), Villeurbanne (CKTSV), Lyon (CKLOM), Vaulx en Velin (SVVV). Un club du Puy de Dôme s’est également joint à nous pour cette journée de partage et d’échange autour de la sécurité (CN LONGUE).
Le soleil et la chaleur ont également contribué au bon succès de cette journée. Le rendez-vous était fixé à 13h00. 17 participants étaient présents accompagnés par 4 encadrants. Nous avons commencé par un moment d’échange autour de la notion de sécurité en rivière qu’elle soit passive ou active. Nous retiendrons que la sécurité est un des piliers de notre activité et chaque situation a sa propre particularité. La notion d’adaptation est une notion importante qui ressort de nos échanges. Après cette introduction, nous prenons un temps pour parler de l’équipement et des dangers rencontrés en rivière. Les dangers sont réels, identifiables et éventuellement sécurisables. En revanche, le risque est subjectif et propre à chaque individu.
Après 1 heure d’échange basée sur les diverses expériences des uns et des autres, nous mettons en place 3 ateliers, chacun dirigé par un ou 2 encadrants.
1- Nage et récupération de matériel
2- Utilisation de la corde de sécurité et du couteau
3- Utilisation du gilet moniteur
Pour chaque atelier, au-delà de la simple utilisation technique, nous insistons sur le choix et l’intérêt du bon geste de sécurité à appliquer en fonction de la situation et de l’environnement. Encore une fois, la notion d’adaptation prend tout son sens. Nous expérimentons des lancers de cordes (rangées dans un sac ou
lestées, en point fixe ou mobiles). Nous testons des sécurités avec un plongeur encordé. Nous allons plus loin et nous réfléchissons et expérimentons des méthodes alternatives pour sécuriser un rappel et comment intervenir sur un coincement.
Nous apprenons à identifier des dangers et l’importance de les sécuriser efficacement. Cela nous permet de voir ou revoir des méthodes efficaces couramment utilisées en rivière pour sécuriser des dangers, et les méthodes alternatives nous rappellent que la sécurité en rivière n’est pas quelque chose d’immuable. Je vous invite donc à continuer à participer à ces journées sécurités qui sont à chaque fois plus riches en enseignements de par nos expériences.
Nous finissons la journée par une partie navigation, toujours sur le thème de la sécurité. La technique n’est pas au coeur de cette séance et chaque encadrant, avec son groupe, propose diverses organisations de navigation pour descendre la rivière en sécurité en fonction de la nature et des caractéristiques de la rivière et en tenant compte du niveau et de l’expérience de ses pratiquants : Franchissement 1 à 1 de passages difficiles, navigation en cascade, utilisation des signes pour communiquer sur la rivière, importance du serre-file.
Fatigués, nous concluons la journée en remerciant les participants et encadrants. Le prochain rendez-vous est fixé pour octobre mais cette fois nous nous retrouverons en milieu naturel et non artificiel pour mettre en pratique ce que nous avons vu sur le bassin aujourd’hui. Il sera intéressant d’expérimenter nos techniques de sécurité sur une rivière naturelle, probablement en Bourgogne sur la Cure.

 

A suivre …

Raclette & Romanche & Guisanne & Guil – sortie du 8 au 10 Mai

Romanche : sortie du samedi 10 Mai

==> par Nicolas

Participants : Christelle + Alexandre + Nicolas R + Nicolas F + Hervé + Florian + Jérôme + Fredo + Anna

niveau : pagaie verte sachant nager
Tout commence par un jour de pluie. Un jour idéal pour aller profiter de la vallée de la Romanche : les nuances de gris du lieu ressortent bien sur le ciel gris. Nous bénéficions cependant d’une courte accalmie, parfaitement synchronisée avec notre pause casse-croûte. Nous voilà donc prêts à embarquer, malgré les avertissements règlementaires d’un barragiste consciencieux croisé par hasard.
Le niveau d’eau est bas : tant mieux, sinon le parcours de Livet aurait pu être joyeusement sportif. On ne peut cependant pas dire qu’il fut de tout repos. L’apogée est sans doute atteinte quand la rivière, au détour d’un bain d’Hervé, décide de lui faire une blague et de changer le croisement de sa pagaie : le manche fait alors un angle de 45° avec lui-même. On s’avise de le redresser, arrive ce qui doit arriver : une pagaie en 2 morceaux à peu près égaux.
Florian en a vu d’autres : avec ses talents de menuisier et de forgeron, il nous bricole un tube de bois sur lequel il vient emmancher et serrer les 2 morceaux. Fredo, prévoyant, vient tout de même à la rescousse avec un bon morceau de scotch presque adhésif. Et voilà une pagaie collector, qu’aucun photographe n’aura malheureusement l’occasion d’immortaliser avant qu’elle ne subisse un débarquement de trop. Le groupe commence par ailleurs à sentir un peu de tension alors que la couleur de l’eau vient de changer : lâcher qui débute ?
Un peu plus bas, à Livet, nous passons sous la rieuse demeure de …, classée monument historique et lieu de tournage des « Rivières Pourpres ». Hervé saisit l’occasion pour débarquer tout en remettant à niveau ses compétences de grimpeur, nous le retrouverons à l’arrivée.
La descente terminée, le groupe fonce au supermarché sous prétexte de faire les courses pour le week-end. Personne n’est dupe, il s’agit juste d’être au sec. Heureusement, Nicolas R sauve notre soirée en dénichant dans ses contacts un gîte au bord du Vénéon avec cave à étendage, cheminée et presse-agrume électrique. Nous en profitons pour aller voir, entre 2 éboulis sur la route, qu’il y’a plus de neige que d’eau sur le Vénéon. Mais nous avons le moral solide, cela ne nous coupe pas l’appétit pour la raclette.


Le lendemain, départ pour la Guisane : malheureusement pas assez d’eau pour la haute (~3 m3/s à la station du départ), tout le monde embarque donc sur la partie basse. Une jolie descente qui nous aura permis, pour faire traverser un bateau, de nous exercer au lancer de corde. La palme revient à un lancer en chandelle dans l’arbre au-dessus le lanceur. Celui-ci a permis aux spectateurs admiratifs d’apprécier la hauteur du jet. Après un déjeuner au Soleil, on décide d’aller voir le Gyr : très peu d’eau, mais ça semble jouable. En effet, les cailloux ne sont vraiment pas loin. Un peu trop proches pour la reprise d’Anna ; ça tombe bien pour elle, un chemin suit tout du long. Le dernier seuil parait peu sain, quelques courageux prennent la passe de droite. Au final, on n’arrivera pas a faire enregistrer le record de descente du Gyr la plus longue de l’histoire, mais nous savons que nous le détenons. Profitant du beau temps tant attendu, nous allons passer notre soirée élections au camping de Prelles, avec des pâtes au jambon de pays.

Troisième jour, direction l’inépuisable Guil. En voyant 55 cm  à l’échelle et malgré le temps radieux, on décide d’embarquer un peu plus bas que la triple, pour s’éviter un départ trop brutal. La descente se déroule sans trop d’encombres jusqu’à la grille, ou quelques-uns s’arrêtent pour éviter le gros des difficultés. On aura tout de même le temps de refaire un exercice de lancer de corde pour traverser un bateau : cette fois, le lancer est impeccable et même impressionnant. Ce qui était moins bluffant, c’est quand la corde est partie toute seule au moment de sa mise en tension. Le rapide du tunnel sera l’occasion d’un bel esquimau pour Christelle, mais ce ne sera pas suffisant pour arriver au bout entière. La suite est sportive jusqu’à Maison du Roy. C’est le moment où les veinards qui continueront leur semaine en Italie disent au-revoir aux laborieux qui prennent le chemin du retour.

 

Grèce 2017 – séjour du 17 Mars au 1er Avril

OBJECTIF GRECE 2017

Le blog au jour le jour de Jean Marie du club de Chambery

http://kayakcmcaschambery.blogspot.fr/

La synthèse
17 Mars –1er Avril
Après plusieurs mois d’attente, nous y voilà enfin. L’équipe enfin formée se retrouve au complet ou presque à Chambéry, point de Départ de notre aventure. Sont présents, des Lyonnais des club de Villeurbanne et Décines, des Parisiens du club de Vaires sur Marne et un savoyard du club de Chambéry : Pierre-Yves, Blaise, Micka, Clément, Marc, Thibault, Fanny, Sam, Samuël, Jean Marie, Maud et Nicolas que l’on retrouvera directement dans la pampa Grecque.
Notre objectif : découvrir un pays méconnu pour ses rivières, manger des pitas, naviguer au mois de mars sans avoir froid et affronter le long et majestueux canyon d’Aoos… Tous les objectifs seront étroitement atteints car dans les montagnes Grecques, l’hiver y est parfois rigoureux…
Départ pour tous le vendredi soir et direction Chambéry où nous serons accueillis comme des rois par Jean Marie et sa femme. L’idée est de faire une petite halte avant de rouler direction d’Ancône en Italie où notre ferry nous attend pour 16h00. Grand luxe dans le bateau Grec avec la discothèque qui se transforme en dortoir pour le groupe.
ACHERON
Fatigués mais impatients, nous longeons les côtes Grecques au petit matin et à peine sortis du ferry, nous nous dirigeons vers L’Acheron, notre première rivière. Bonheur, le soleil est là, il fait chaud et l’eau coule dans la rivière, ce n’est donc pas une légende, il y a bien des rivières à naviguer en Grèce. C’est parti pour la navette …du classe 6…. Encore novice et inexpérimenté du pays, tout le groupe s’est laissé surprendre par les difficultés rencontrées… Une carte et un GPS ne suffisent pas, nous aurions dû brancher nos cerveaux !! Nous nous engageons à 11 dans le camion avec la remorque pour rallier le point de départ. Après 45 mn de lacets, nous engageons une piste… (raccourci sur la carte …) Erreur qui aurait pu être fatale dès le premier jour. Le coach a failli faire une crise cardiaque en pensant perdre le camion, la remorque ou les deux ! Bref il nous a fallu 3 heures pour rallier le point de départ…
Une fois sur l’eau, la rivière est splendide avec des gorges profondes et serrées de classe 3, passage 4. A noter quelques siphons et un infran. Le soir nous bivouaquons au débarquement et ce sera le premier d’un des nombreux sublimes bivouacs de notre séjour.
LOUROS
Ayant ouï dire qu’il y avait de l’eau dans le Péloponnèse, nous nous mettons en route vers le sud pour en profiter ! Nous ferons une petite étape intermédiaire sur le Louros, rivière plutôt méconnue et la moins intéressante du séjour. C’est la seule rivière que nous ayons fait où nous ne sommes pas dans la pampa car la route suit tout le long. Après
une première section très plate à travers des branches et des cadavres d’animaux, nous entamons une section bien plus jolie et navigante avec 2 rapides de classe 3 – 4 que nous ne soupçonnions pas ! A tel point que notre ami Mickaël avait décidé de naviguer en slip en mode touriste de l’Ardèche… Nous avions également proposé à Fanny, débutante, de faire le parcours en kayak et non en airboat…. Au final, elle s’est plutôt bien débrouillée sur le classe 3 – 4 !
LOUSIOS et ALFIOS
Nous continuons la route vers le sud en direction du fleuve Alfios qui traverse une partie du Péloponnèse. Sur la carte, ça semble à côté, mais en voiture, tout est long ! Après une courte halte à Patras, nous retrouvons Nicolas au sud du Péloponnèse, à proximité de Kalamata. Il est déjà tard et notre point de chute, départ du Lousios, est encore loin. Les routes sont de plus en plus mauvaises et nous nous arrêtons dans un hameau au milieu des montagnes, entre 2 pistes. Le lendemain, nous repartons à la recherche de la rivière et c’est tout de même plus facile de jour ! Nous embarquons sur le Lousios pour y naviguer 3 km avant qu’elle ne se jette dans le Alfios que nous naviguerons sur une dizaine de kilomètres. Parcours, une nouvelle fois de toute beauté avec une végétation dense sur les parois et une nouvelle fois des belles gorges verticales. Le parcours est relativement simple, mais fort agréable à naviguer.
Le soir, super bivouac à côté du pont Turc du départ et dans l’excitation du montage de camp, PY se fait une cheville… Ce qui permettra à Blaise de retrouver son appareil photo !! Ne cherchez pas le lien, ce n’est pas évident, mais il y en a bien un ! Malgré ces déboires, nous passons une soirée fort sympathique avec un excellent repas concocté par nos cuistos, Micka et Clem.
Le lendemain, nous décidons pour certains, d’embarquer plus haut sur le Lousios et de débarquer plus bas sur le Alfios, afin d’éviter une piste pour la navette. Au programme 30 km de navigation… Le haut Lousios, c’est de la rivière sportive, spécialement, les passages des « Cerberos », puisque la pente s’accentue sérieusement avec 1 gros seuil d’entrée et 1 rapide labyrinthe au milieu des blocs entre 2 autres seuils un peu casses gueules, puis un rapide final.
Nous retrouvons le reste du groupe pour la deuxième partie de la descente et nous pagayerons jusqu’à Sekoulas. Au débarquement, Nico et Blaise font les cagoles au bord de la route avec leur splendide tenue polaire Cetelem.
ERYMANTHOS
Un des classiques Grec, c’est l’Erymanthos. Il se situe dans le Péloponnèse et se jette dans l’Alfios. Comme toute belle rivière, elle se mérite… Et son accès mérite réflexion puisque le départ et l’arrivée se situent après 7km de piste. Encore une fois, arriver de nuit sur une piste, ce n’est pas de tout repos ! Nous bivouaquerons donc non loin du départ du « Conglomerate Canyon ». Le lendemain, la rivière est splendide et nous ferons le parcours le plus simple : une dizaine de kilomètres de classe 3 avec des endroits très serrés et des parois en agglomérat atypique. Le débarquement
se fait dans un village situé entre 2 pistes, qui nous rappelle vaguement le village dans le film de Délivrance avec le joueur de Banjo.
Le lendemain, 8 partiront visiter le site d’Olympie, tandis que 4 kayakistes se lanceront à l’assaut du haut Erymanthos. Une belle navigation ensoleillée de 24km se profile… Nous partons depuis le village de Tripomata et nous nous élançons pour 12 km de classe 3 – 4 – 5 dont une grande partie est engorgée. Bien qu’oppressant, le milieu du parcours est de toute beauté en termes de paysage et de navigation. Nous nous retrouvons à 4 kayakistes, entre 2 parois verticales, prêt à affronter les rapides qui s’y trouvent. Des seuils, des belles lignes mouvementées et slalomées, 1 ou 2 must run et 0 infran ! Bref, que du bonheur. Attention tout de même au premier rapide bien avant l’entrée des gorges, qui peut être dangereux, même s’il ne paye pas de mine. Il s’agit d’une étroiture avec siphon. Le portage est facile et en rive droite. Après cette intense section, nous retrouvons le parcours du conglomerate canyon que nous descendons d’une manière décontractée : belle tentative de sabotage de Blaise qui a ouvert le bouchon du kayak de Nicolas, qui au bout de 12km se demande si sa belle et neuve combinaison sèche ne prendrait pas un peu l’eau…
Arrivée dans le village de Délivrance : le bar du village nous servira de la bière, des patates et du porque (spécialité locale : mixture de viande de porc conservée dans sa graisse, et recuit avec des oeufs brouillés).
Nous retrouvons le reste du groupe dans la nuit, pas très loin d’une autre rivière du Péloponnèse : le Sélinous. Mais celle-ci était quasiment sèche et marquera la fin de nos aventures dans le sud du pays.
ARACHTOS ET KALLARITIKOS
Samedi, journée off en kayak. Nous déposons Fanny à Patras. Elle rentrera en avion. Nous reprenons notre longue route et nous traversons la Grèce, direction le nord pour y trouver d’autres rivières en eau.
En de journée nous arrivons aux bords de l’Arachtos. Encore une fois, nous trouvons un excellent bivouac. A la surprise du groupe, nous sommes au pays du kayakiste : boite de rafting et d’autres kayakistes sont présents dans la zone.
Parti à la pêche aux informations, Blaise et PY rencontrent par le plus grand des hasards, Yanis, un guide grec avec lequel nous échangions depuis le départ par SMS. C’est avec lui et sous ces bons conseils, que nous planifions la suite du programme et notamment la gorge de 45KM d’AOOS.
Step by step, la navigation du jour, c’est le Kallaritikos suivi de l’Arachtos.
En réalité nous naviguerons même sur une troisième rivière inconnue aux bataillons car nous nous trompons d’embarquement. Le plus drôle, nous nous apercevons de ce détail le soir après la navigation. Nous embarquons 1km en amont sur un petit affluent type Gyr mais sans eau.
De retour sur le parcours prévu, nous rentrons d’abord dans les gorges du Kallaritikos, blanches, belles, majestueues. Nous enchainons avec les gorges de l’Arachtos, plus large : un bonheur à naviguer. Une agréable journée de navigation en classe III/III+.
Le lendemain, nous restons sur la même rivière mais nous partons avec le bon embarquement ce qui nous permet de faire 500m de classe IV. Notons la première expérience en tant que barreur en Hotdog de PY avec Thibault en coéquipier. Expérience concluante.
AOOS PART 1
Cap sur AOOS, pays des Ours … Blaise est en transe …45km de navigation composé de 2 sections en classe III/IV/V totalement isolé avec juste un pont entre les 2 sections.
Nous arrivons le soir à Vovoussa après une longue route parfois enneigée au passage de cols. L’ambiance est maussade, pluvieuse et froide … nous nous réfugions dans une taverne. Le soir le groupe se scinde en 2 catégories : les puristes qui affrontent les conditions extrêmes (pluies, froid, ours) dans leurs tentes et les pleutres dormant au sec
et au chaud dans une maison. Les conditions sont si extrêmes qu’elles obligent Blaise à dormir dans sa sous couche de combinaison Cétélem, ce qui lui permet d’être le premier en tenu de combat le lendemain…
Le matin, il y a grosse réflexion sur l’embarquement aux vues de conditions météo pas très engageantes. Malgré les bons conseils de Marc (embarquer à 14h pour un parcours de 30km méconnu), nous embarquons vers 11h00 pour se donner plus de marges…
La navigation commence tranquillement. Tous les 200m des affluents remplissent la rivière. Le cadre et l’ambiance nous rappelle le Mordor … au bout de 8 km, les choses sérieuses commencent, nous rentrons une section plus engagée (repérage, sécu, pissette, portage …) S’en suit une section plus calme, où tout le monde se relâche, erreur une dernière grille de classe III (dixit Marc) disons du IV en réalité se profile à l’horizon. Au final cette première section a été intense pour le groupe, nous ferons la suite dans 2 jours, histoire de se reposer après toutes ces émotions.
Un grand merci aux navettistes qui nous ont permis de faire cette section :une centaine de km … avis aux amateurs.
VOIDOMATIS
Le lendemain, nous naviguons sur le Voidomatis … et cette fois c’est JM qui est tout excité car il attendait cette rivière depuis 4mois. Départ dans le magnifique village de Vikos, après 45mn de portage en descendant un chemin de randonnée serpentant sur la montagne pour atteindre la rivière. Pour refroidir les corps, nous nous baignons dans la vasque de résurgence. L’eau est transparente, cristalline, froide mais magnifique. Tout au long du parcours, nous voyons le fond de la rivière avec netteté quel que soit la profondeur.
Parcours sans grosse difficulté mais à faire pour la beauté de l’eau et du paysage. Bivouac à l’arrivé du Voidmatis à côté d’un pont turc … superbe mais nous apprenons le lendemain qu’il est interdit de bivouaquer à cet endroit et qu’il faut se signaler à l’office de tourisme pour naviguer librement sur les parcours du Voidomatis et AOOS.
AOOS PART 2
Nous nous élançons dans la suite du parcours d’AOOS. Ce parcours est plus court que le précédent mais les difficultés sont plus concentrées. A mi-parcours, un passage infran, pour le reste un parcours de classe III à V. Pas loin de l’arrivée au milieu de la rivière une pelleteuse, nous sympathisons avec le conducteur et prenons quelques photos.
ACHERON
La fin du séjour s’annonce, nous repartons pour la dernière journée naviguer sur l’Archeron. Marc sentant le défaut d’eau sur la rivière se propose de nous faire la navette en tentant la piste en montée … il a oublié les heures pour franchir cette épreuve … échec au premier virage soit au bout de 10m …. Ceci clos note séjour en Grèce, nous abandonnons Blaise à Igoumenitsa et le groupe se prépare à long et dur voyage d’Igoumenitsa à Ancône en Ferry puis Ancône à Lyon en camion.
En conclusion, nous retiendrons 2 semaines de plaisantes navigations exotiques, mais accessibles. La Grèce est un pays très montagneux avec les nombreuses failles où coulent les rivières. Nous avons exploré qu’une petite partie de ce que ce pays offre en termes de navigation et certains d’entre nous y reviendront……
T0 BE CONTINUED….

Made in Pyrénées semaine 22 avril – 30 avril 2017

Made in Pyrénées 22 avril – 30 avril 2017

==> Participant Anna , Blaise, Nicolas G, Stéphane, Jérôme, JS , Christelle, Pierre Yves

Samedi 22 avril : la Têt

Départ du CKTSV à 9h30. Nous retrouvons Anna sur place à l’arrivée de la Têt à 15h00 ….. pour un RV à 13h00
Nous embarquons sur la Têt, une poubelle de Granite rose noté 2 étoiles sur les topo. 1er esquimau , 1er bain et 1er perte de pagaie de la semaine. Le soir, on fonce vers Font Romeu où nous attend un gite gratos à 1.2 M€ avec pate au saumon, vin à volonté… etc etc. Chambre individuelle avec vue sur le plateau de la Cerdagne. Rendez-vous fut pris pour le retour.

Dimanche 23 Avril : Le Rio Sègre

Fouasse préparée par Anna, sous couvert de la Grand-mère, au petit déjeuner. C’est avec regret que nous abandonnons notre modeste bivouac pour se diriger vers le Rio Sègre et ses terribles gorges.. Le règlement sur l’attribution des points est mis à place sous l’égide de Blaise , le Mono . Points négatifs pour des erreurs de navigations, refus, portage et sketches … , points positifs pour la sécurité, les figures … bref un barème taillé sur mesure pour le mono.
Sur le Rio Sègre, le barème prend tout son sens et des premiers points sont vites gagnés et perdus par les participants. Les écarts se creusent dès le deuxième jour : Nicolas au barrage, passe à gauche, à environ 15m de la trajectoire arrêté et de la sécu, alors qu’Anna suit avec précisions les conseils du mono. Suivent 2 passages 5 et les premiers points de portage et d’esquimau tombent. Débarquement judicieux du coach qui après avoir franchi un grillage façon commando, se retrouve dans le verger de l’autochtone qui viendra gentiment nous indiquer le chemin qques minutes plus tard.
Le soir, on fonce direction la Pallaressa, bivouac au-dessus du rapide du pastis sans le savoir. Soirée électorale : Trois quart du groupe est éliminé, le Trotskiste est sous Lexomil…. 2 sont en finales…. Petite pensée pour le secrétaire…

Lundi 24 Avril : Pallaressa

35 km de navigation. De Llavorsi aux défilés des Collegates. Belles gorges avec gipaettes, vautour fauve, aigle royal, Condor Andin, perdrix andalouses… Bref tout un panel d’oiseaux …. On a perdu Nicolas …. Question navigation, il a mangé du lion au petit déjeuner notre chasseur de rapace. 0 points de Nicolas sur les terribles 800 m et rapide de l’éléphant, probablement grâce à une excellente prise en charges du mono. Gros regrets de l’Ado de ne pas avoir pris son Astro pour aller jouer dans le rappel de Sort: 30 m de larges, 10 m de long.
L’après-midi, Nicolas goute « le Pastis » Stéph a absolument tenu à ce qu’on lui compte ces 5 points d’esquimau tandis que JS lui passait sur la face en kayak. D’ailleurs le rapide du pastis fait débat : « Je pense qu’on vient de passer le Pastis ? » suggéra Jérôme. « N’importe quoi » réagit Christelle « Dans le Pastis, y a une passe à droite et ici, y en a pas. Toi t’y connais vraiment rien, si tu étais venu en 2008, tu saurais ». Au bout de 3 bornes de classe II, Blaise refit la même suggestion qui fut cette fois accueilli favorablement. Christelle retrouva le sourire et pu enfin apprécier la fin des sublimes gorge des Collegates.
« Mais quel con ce Blaise » dixit Step qui suggéra au groupe, un arrêt 30 m plus bas dans les ronces et un portage dans une pente 60°, alors qu’une plage de sable fin s’offrait aux plus malins arrêtée en amont.

Mardi 25 avril : la Haute Pallaressa

Nous prenons les renseignements auprès des autochtones locaux qui nous mettent en garde sur le rapide Don Cabron de la « upper Pallaressa ». Embarquement pour un groupe surmotivé dans un abri à poubelle par un temps pluvieux et froid.
Le mono conscient de son avance aux points dans le jeu et dans un excès de solidarité avec le groupe décide de baigner 100 m après le départ après un seuil de 0.78m. Parfait pour travailler la confiance sur une rivière inconnue qui court dans du IV avec un V quelque part.
La très haute Pallaressa est une rivière qui courre vite et le groupe tendu attend désespérément de passer le rapide Don Cabron pour se rendre compte qu’il l’avait déjà passé avec brio. L’atmosphère se détend, la navigation aussi. Récupération du reste de la team à Isil pour naviguer la deuxième section. Pendant le repérage d’un drossage conséquent, JS relâche son attention, et laisse son kayak partir doucement dans le courant. Ce dernier fini à la nage pour récupérer son bateau. Le groupe dans sa grande générosité comptabilisera cette action comme un sketch et non comme un bain. Pour le passage de ce drossage, chacun choisi sa ligne. Le pilote aussi, choisi sa ligne : bateau sur l’épaule droite et portage sur la route. Les filles se concertent, délibèrent, échangent et choisissent la même ligne.
Le soir, direction le rio Esera sous la pluie diluvienne qui s’abat sur l’Espagne. Nous nous dirigeons vers une auberge pour gouter les mets locaux : pizza surgelée, raciones du pays… Mais nous étions bien contents de manger chaud.

Mercredi 26 avril : Rio Esera

Des francos espagnols non kayakistes nous indiquent que le parcours des gorges de l’Esera est interdit…. Nous embarquerons tout de même dans les gorges pour un parcours avec peu d’eau mais magnifique. Journée difficile pour Christelle qui baigne à 2 reprises dans du 2+, mais enrichissante en point pour le mono qui emmagasine du point. Arrivé au barrage, personne ne tente le raccourci du trou siphonnant et nous portons le barrage par la route malgré la richissime idée du président de descendre le barrage par l’échelle.
Le 2ème parcours est plus en eau. Le ciel s’assombrit et nous nous réfugions sous un pont pour éviter la grêle. Nous approchons du fameux rapide des pyramides où Nicolas baigne au seul endroit siphonnant du parcours. C’est tout une équipe qui se précipite pour secourir notre ornithologue.
Fin de la rivière en mode duralex, pas un souvenir impérissable du probablement aux conditions fraîches ….

Jeudi 27 avril : off pour tout le monde

Après la première nuit gelée du séjour, on fonce sur la Cinca avec l’option de la Cinqueta …. Le froid, le vent et le manque d’eau nous font opter pour une journée off.
Cependant nous sommes partis repérer le terrible parcours des dalles sur l’Ara … très haut, très froid. Réchauffé par le soleil, nous mangeons au départ du parcours.
Nous observons parmi les plus prestigieux rapaces d’Europe pendant que certains jouent au Dawak … une mémorable prestation de JS essayant de faire deviner au groupe une fée clochette ou un dark vador par mime. Anna gagna par KO, la concurrence était assez faibles
Repérage du parcours du bas pour lutter contre les traumatismes d’Anna sur cette rivière en 2016.
Le soir, le froid nous transit, nous faisons du feu dans un bivouac de rêve … à la nuit tombée, la Guarda civile et la police du parc nous tombe dessus, avec tout son charme. Fin de la fête ! On bouffe du riz foiré, debout et dans le froid. On va se coucher.

Vendredi 28 avril : Rio Ara

On se lève, il fait froid… très froid. Mais le beau temps nous lance sur le Rio Ara, en laissant le Junkie en combi néoprène sur le bas-côté au départ. C’est donc à 3 que nous nous lançons à l’assaut du haut Rio Ara. Ce fut un parcours splendide avec une eau bleue transparente comme décrite dans les livres, ponctué par trois grands rapides : la Passerella, le mini formule 1 et le Formule 1. Un perfect pour notre trio.
On part à fond sans les clés de la navette dans le parcours suivant, une magnifique gorge. Ce sketch sera sanctionné par une perte de point considérable bien qu’il sera difficile au groupe de trouver des coupables… L’entrée de la gorge est marqué par un barrage à porter … le président porte à sa manière en rive gauche en enjambant et escaladant le barrage, tandis que le groupe porte à droite en suivant le chemin.
Vient le premier rapide … du repérage, de l’hésitation, mais tout le monde engage … un par un. Certains réussissent leur ligne, d’autres esquimautent et d’autres nagent …
Au cours de la descente alors que l’ouvreur passe à droite, Nico suit les conseils de Jérôme et tente la passe à gauche. En travers dans le petit rappel de réception, Nico se bat, puis débat d’abord en kayak puis à la nage
La rivière se calme, s’élargit, l’attention se perd et le drame arriva : 2 bains magnifiques dans du classe 2+ … C’est à ce moment-là que nous nous rendons compte que les clés de la navette se trouvent dans le camion en haut.
2 groupes s’organisent, l’un pour la navette, un deuxième finissant la rivière. L’équipe de la navette retrouve PY en slip sur un banc au soleil. Navette impeccable en stop…
L’équipe finissant la rivière perd Nico qui a débarqué pour observer les oiseaux … il se perd lui-même pour retrouver son bateau. Une navigation à rebondissements qui prendra 6h pour 4Km. Nous allons essayer de rentrer dans le Guinness book.
Malheureusement, l’une d’entre nous, Christelle atteint par un virus inconnu tombe malade et passe une nuit très difficile.

Samedi 29 : retour sur la Pallaresa

Fuyant le froid, et cherchant de l’eau nous retournons sur la Pallaresa. Nous commençons par la partie classique avec le passage des 800m. Anna ouvre le parcours et Nicolas navigue avec brio. Les troupes sont réduites, décimées et certains ne naviguent pas mais n’auront pas de points négatifs de refus de parcours grâce o leur « certificats médicaux » et « l’indulgence du groupe ».
L’après-midi, 2 se relancent à deux dans le parcours de la Haute Pallaresa de Isil à Boren. Anna très courageuse et audacieuse voit une bonne occasion de reprendre des points et décide d’embarquer à mi-parcours. C’est le duel final entre les premiers du classement et d’un commun accord, nous proposons une règle spéciale : « débarquer, c’est tricher ». Au final, une navigation très rapide, assez pentue et forte agréable qui nous font finir le séjour en beauté.
Le soir direction Font Romeu pour bivouaquer chez Jean Marc, le père de JS comme le premier soir. Sangria, Bœuf carotte, glace au lait de brebis … la boucle est bouclée.

Voilà un excellent séjour qui se termine. Ce fut l’occasion pour le groupe de découvrir les Pyrénées et ses terrains de jeux aquatiques allant de la classe 2 à la classe 4+. Nous reviendrons explorer ce terrain de jeu puisque l’Ariège et les Hautes Pyrénées restent à découvrir !

Dimanche prend ton manche et ta pagaie

26 mars 2017 – Lignon de Tence

 

Tout juste ressuyés de la Gazeille, et après avoir passé la nuit chez la dame de Haute-Savoie, Haute-Loire avec Guillaume nous somme prêt à remettre le couvert. Mais la perspective de plusieurs heures de navigs et de route nous fait préférer un plan plus proche de Lyon et surtout plus court, ce qui permettra de se remettre du décalage horaire.

On opte pour le Lignon de Tence, qui n’est rien d’autre que la partie haute du Lignon du Velay, détail qui déçu profondément Guillaume qui pensais ajouter une nouvelle rivière à son compteur. A la vue des niveaux sur le Oueb nos cœurs vacillent, le bas tourne aussi, et c’est toujours dur de refuser le bas du Velay ! Mais Keunini! JP, Bernard et Jacques avec qui nous somme rencardé restent sur l’idée de base, et discipline oblige seront à l’heure au rendez-vous. On en dira pas autant des 2 autres zigotos en B&B à 30minute du départ et qui arrivent en retard sans trouver de prétexte valable. Le niveau est correcte, le soleil est présent, une belle navigue en perspective. Malgré que la rivière ne pousse pas trop, les courants associés aux facétieux cailloux sont assez surprenants et il faut rester vigilant en permanence. L’eau, elle, est fraiche, mais hors de question de mettre des manchons, le pauvre malheureux qui tenta d’en mettre ne tarda pas à nager,  vengeance de la rivière.

Petite parenthèse, en parlant de 100m nage-libre, si l’on regarde les compte-rendu ne serait-ce que du week-end (Gazeille, Loire à Goudet), et bah ça parle souvent (quelque soit le niveau de la rivière) de conditions climatiques rudes, de natations forcées, et des troquets les plus louches des départements où le stère de bois est plus cher que le prix du m. N’allez surtout pas croire que le kayak ce n’est que ça, en fait ces points restent les plus marquants et les plus inspirants pour les rédacteurs. Mais les navettes sans accrocs, les navigations au soleil et sans stress ça existe aussi, et plus souvent que ce que laisse penser les CR. A côté de ces marronniers, tout un monde reste difficilement descriptible, mais comment voulez-vous expliquer que la configuration du contre-courant, les affluents déboulant le long du rocher dans les gorges ou bien encore le bruit de la rivière vous ont fasciné pendant que votre pote réembarquais. Le mieux est encore de venir en rivières naturelles pour découvrir tout cela. Après si votre délire c’est de porter 25kg de matos sur le dos pendant 1h au mois de fevrier par 3°C, nous avons des gaillard avec qui vous devriez vous entendre. Mais vous trouverez aussi (et plus facilement) du monde au club pour naviguer le 15 aout par 30° (cf comptes-rendus des Allier-sup au mois d’aout, (en revanche, l’allier de mars 2017 était un peu plus frisquet,… )

Bref je m’égare, pour en revenir à nos moutons, le tout est réglé en 1h, et on se dit que 1h, bah c’est largement suffisant. Coté niveau de difficulté, ce tronçon est à recommandé, car déjà ce n’est pas aussi long que les 4h de navigue du bas, mais c’est du 3 continu et ouvert avec quelques grilles et seuils en 4. Bref un tronçon école pour aborder la classe 4 en toute sérénité, et où le risque d’insolation est limité. Vous l’aurez compris, nous avons ici un équivalent à l’Eyrieux ou à l’Allier sup.

Les niveaux d’eau : 0,99m  à la station Pont-Marie et 0,78 à la station du Chambon. Il existe aussi une échelle à Tence, donc un conseil ne mélanger pas tout. Pour avoir fait la précédente fois le niveau mini sur cette rivière, les débits mini-mini sont 0,6 à pt-marie et 0,45 au Chambon. Attention, la station du Chambon, semble… lunatique…

 

Raph

Trip in The Cevennes on April 9th, 2017

==> by JS

It took a sunny Sunday and about 3 hours and a half for us to embark on the “Haut Tarn” adventure. This river is said to be mythical, even a rite of passage in the life of a kayaker from the Cevennes… Feeling the pressure?
Luc, Jérome and me had slept in a bucolic but equally freezing little spot, before heading to Pont de Montvert for a coffee and a chestnut fondant. For a while, we studied Jérome’s idea to swap sailing for a game of pétanque… All in all, it was becoming more and more difficult to postpone our meeting with the awe-inspiring river. Luc left us to organize the shuttling. He came back an hour later, having miraculously got an immediate lift with a group of fellow kayakers.
The river was a first for me. Luc wanted a rematch with a few rapids. Jérome considered it hygienic to face the Gouffre des Meules and the Rapid of the Trumpet once a year.
We caught up with the other group just as they were paddling the first monster. This Gouffre des Meules rapid is very impressive.
Jérome goes first, nice line at the beginning of the rapid, a stern stall at the exit of the square bent, a stop in the perilous eddy before sliding down the steep slope. Stylish!
Luc goes next. His paddling the rapid is spotless, making it look easy peasy lemon squizzy.
Since there is no recording of my passage, I will not tell you how I flipped upside down in the middle of the square bent. I did not inadvertently eskimo rolled, which removed my skirt. Then, inside my boat full of water, I did not slide down the last slope backwards, losing my helmet on the way. This would have been my first bath with the CKTSV.

Almost immediately came the Trumpet. It is as impressive as the Gouffre des Meules, but we all managed to slide it down pretty easily.

The rest of the sailing went well. It is still intense, but quite less. The river is isolated and the landscape is stunning.

It took us about as long to sail this section as to go back to Lyon.

Eyrieux – paye ta Brioche – sortie du 02 Avril 2017

Haut Eyrieux, le 02 Avril 2017
==> par Johan

Ils sont partis 12 kayakistes impatients d’en découdre avec les rapides de l’Eyrieux. 3 d’entres eux étaient déjà sur place, là-bas au cœur de l’Ardèche sauvage et mystérieuse. Les 9 autres se retrouvaient au CKTSV pour un départ à 9h de Villeurbanne. La pluie, qui tombait à verse depuis plusieurs heures, laissait espérer un beau niveau d’eau malgré les perspectives un peu pessimistes de vigicrue.

Après 2heures de route, passées rapidement grâce aux nombreuses discussions engagées dans le camion, nous voilà arrivés à St Sauveur de Montaigut, un peu ballotés par la route sinueuse que la conduite de notre chauffeur aura tenté d’adoucir.
Un café rapidement avalé au bar du village, les 12 nudistes s’activent ensemble pour enfiler leur néoprène derrière la Wagonet vestige de la mythique ligne de chemin de fer départemental reliant la Voulte-sur-Rhône à Saint-Agrève.
D’après certaines, il semblerait que certains, aurait pris « de la brioche » depuis la dernière sortie qu’ils aient fait ensemble. Evidement nous n’en diront pas plus…
Bref, tous gainés dans nos vestes étanches, nous effectuons la navette en direction du pont de Chavril.
Le niveau d’eau n’est effectivement pas franchement au rendez vous, mais il y a le minimum syndical. Jérôme propose de s’éviter le dernier kilomètre qui semble plus galère qu’autre chose.
En parlant de galère, l’embarquement n’est pas mal non plus. Le sentier pour descendre sur la rive depuis la départementale est bien abrupt, rendu glissant par la pluie et envahit de ronces et arbustes. Nous tairons également la chute discrète, mais tout de même ébruitée, du plus expérimenté d’entre nous.
Pendant que les dertniers se mettent à l’eau les autres s’égaillent un peu sur le planiol. Jérôme fait un brief, annonce les 3 rapides où il faudra être vigilant. On annonce une navigation sans stress !
Le paysage de gorges, un peu ouvert, est très sympa. La route largement au dessus de nous est quasiment invisible, l’isolement reste important.
Les passages de petits rapides et trains de vagues s’enchainent avec les planiols, et nous conduisent assez vite au 1er rapide, dit de « la vrille ». Tout le monde s’arrête dans le stop au dessus. Le seuil se devine un peu au dernier moment, abrité entre deux gros blocs granitiques. Effet de surprise garanti et premiers bains pour certains d’entre nous. Début de saison oblige, la température de l’eau saisit nos nageurs. Les bateaux vidés, nos kayakistes non essorés, la descente se poursuit.
Les passages des grilles et des rapides s’enchainent : »la barque », « le couloir », « le toboggan ». Jérôme nous invite à travailler stop et reprises dans les rapides, pour mieux repérer les bons passages… Certains les cherchent encore, et quelques bains viennent s’ajouter au compteur de l’équipe.
Le rapide de « l’usine », ultime difficulté redoutée parmi toutes, se profil à l’horizon. Débarquement pour tout le monde, sauf Guillaume qui traverse le rapide comme un rien et va patienter en aval dans le stop sous l’usine. Grosse séance de team building pour motiver les indécis à franchir le « rouleau de la peur ». Il faut noter ici le passage très Rock’n Roll de Jacques qui a esquimauté plus vite que son ombre en plein milieu du rapide.
Après le passage du champignon, simple formalité, nous débarquons ravis d’avoir pu effectuer cette navigation dans de bonnes conditions.

Quelques rayons de soleil et mètres cubes d’eau supplémentaires n’auraient pas gâché notre plaisir, mais la bonne humeur générale a largement compensé ces petites faiblesses météo. Après avoir partagé un casse croute sur le parking, nous rentrons sur Lyon. Je ne vous parlerai pas du voyage retour, pour cause de nombreuses absences !

Présents : Christelle, Sarah, Pascale, Elsa, Alessandra, Max, Jean Sylvain, Jérome, Nicolas, Jacques, Guillaume, Johan

Une Loire jubilatoire – sortie du dimanche 26 Mars 2017

==> Par Nathalie

La Loire – Goudet à Chadron
Classe II/III (3+)
débit 22 m3

photo d’Hervé R

La sortie de ce dimanche était prévue sur le Guiers et le Guiers Vif, mais c’est finalement en Haute Loire que nous nous sommes rendus, pour naviguer une des parties les plus sauvages de la Loire, sur un très beau parcours de 14 kms, en classe III, de Goudet à la confluence de la Gazeille (en amont du Pont de Chadron).
Rendez-vous était donné à 9h au CKDM, à Décines, mais le changement d’heure et la perte d’une heure de sommeil a quelque peu perturbé la nuit d’une personne du groupe (non, je ne vous dirais pas qui, je ne suis pas une balance!). Comme il a fallu passé à Villeurbanne pour y récupéré le topo-duo (afin que Theresa, fraîchement arrivée au club, puisse profiter de la rivière en toute sécurité avec Bertrand), cela a bien arrangé la retardataire qui s’est directement rendue au CKTSV pour y retrouver Theresa et Bertrand, pendant que Jacques, Max et le Grand Fred prenaient la route, après avoir résolu la question du chargement de leurs trois kayaks sur une seule voiture…
Le trajet se déroule bien. On admire le paysage, on parle politique (élection présidentielle oblige); de quoi agiter un peu nos neurones avant de faire travailler nos petits muscles sur l’eau – et sous l’eau parfois! -.
En route, une petite halte à la boulangerie du Pertuis nous permet de constater que l’air est vif, et qu’il reste un peu de neige sur le parking… Pourtant, Christelle nous avait dit qu’il ferait beau… Ok, il y a du ciel bleu entre les nuages, mais du coup, on se dit que l’eau ne doit pas être très chaude, et qu’il faudra éviter d’avoir à vérifier cela avec notre petit corps plus tard…
Arrivés au point de retrouvailles avec tout le monde, à Pont de Chadron, oh surprise, il n’y a que Hervé qui est là!! Jacques, Max et Fred nous attendaient sur la route au Puy en Velay, mais nous n’y sommes pas passés… Quant à Jérôme, qui pensait peut-être nous perdre en changeant le point de RDV, la faiblesse du réseau nous mets direct sur son répondeur. On parvient quand même à tous se retrouver au point de départ : le parking du parcours de pêche au bout du chemin qui part du Pont de Chadron, facile à trouver car signalé par un énorme poisson en bois.
Après la traditionnelle séance de strip-tease des kayakistes avant la navette, nous voici sur l’eau à Goudet, aux environs de midi. Là, on embarque en rive gauche, en aval du Pont de Goudet, sur une grande plage devant le camping «Au bord de l’eau».
Et ça démarre fort! A peine quelques coups de pagaie et déjà çà se complique! Un train de grosses vagues avec rouleaux bien puissants, vicieux, un bon courant, et une incidence de travers (vous sentez dans le descriptif comme ce n’était pas plaisant…) et voilà comment, cueillis à froid, le bilan est de 4 personnes qui baignent! Nous avons la confirmation de notre crainte lors de l’arrêt à la boulangerie : l’eau est très froide!
Tout cela réunit donne des envies d’abandon à Nathalie qui ne se sent pas à la hauteur pour ce long parcours, et ne veut surtout pas embêter ni ralentir le groupe. Mais l’esprit de groupe justement, et les belles valeurs de solidarité du kayak sont présentes, comme toujours, ainsi que la force de persuasion de Christelle et Jérôme qui ont été décisifs pour que tout le monde continue.
La suite du parcours n’a pas été de tout repos. Il y avait de bons trains de vagues, du courant, des enchaînements, de gros cailloux parfois mais la beauté du cadre compensait largement les efforts et mésaventures de certains. Et il fait beau! La Loire coule ici dans une gorge sauvage, sans échappatoire possible, et nous ne verrons que de très rares traces de civilisation (ruines ou maisons isolées), avec des petites falaises, des orgues basaltiques. Pas de route à proximité, pas un pont sous lequel nous sommes passés pendant nos 14kms de chevauchée fantastique!
Donc, on se remet en selle, pardon, on rembarque. D’autres bains aient suivi. A mi-parcours (en fait, je ne sais pas quand vraiment!), le paysage s’ouvre et on profite de zones plus calmes. D’ailleurs, certains en profiteront pour jouer les paparazzis. Mais toutes les photos de la journée ne seront pas publiées, le droit de veto s’applique!
Bon, faut pas traîner, faut pagayer, mettre de la gîte, encore pagayer. Ah, le kayak, c’est du sport!! Une petite pause énergie s’impose… D’autant que votre rédactrice , en plus d’essayer de naviguer, a aussi fait de la rando sur berges au milieu des branches, des ronces, des rochers, de la boue, pour aller rejoindre son kayak qui avait pris l’idée saugrenue de lui fausser compagnie pour aller naviguer tout seul… Mais fort heureusement, il a été intercepté par de gentils compagnons de navigation!
On avance après cette salutaire pause au soleil, et tout le monde se fait plaisir. Le parcours est vraiment joli et on apprécie. Nous arrivons, entiers, à la confluence avec la Gazeille.
Nouvelle séance de strip-tease sous l’oeil intéressé de deux papys, assis là sur une belle construction en bois toute neuve. Distribution de gâteaux par Fred et Jacques, ce dernier ayant fait un délicieux moelleux au chocolat.
Et après la navette, on évoque avec humour les prochaines sorties. Il est proposé que ceux qui veulent naviguer sans trop avoir à s’arrêter s’inscrivent aux sorties où «la baigneuse» (je choisis de la nommer ainsi pour préserver son anonymat…) ne participe pas. Mais Jacques a le courage et la franchise de dire (merci à toi Jacques!) que pour lui ce serait peut-être le contraire, car justement cela permettra d’éviter de trop attirer l’attention sur lui! Voyez, même quand on n’est plus sur l’eau, la solidarité joue encore!!
Au final, nous avons dû mettre environ 4h pour faire ce beau parcours. Le groupe est resté soudé malgré les «sales coups de la rivière» (c’est une interprétation très subjective, je vous l’accorde), et c’est une belle journée que nous avons passée ensemble.
Merci à Bertrand d’avoir programmé cette sortie, et Christelle pour la proposition du parcours et la prise de rendez-vous avec le beau temps, merci à Jérôme pour son coaching et sa patience, et à tout le groupe pour cette belle journée passée en votre compagnie!

Participants : Bertrand, Christelle, Fred G., Hervé, Jacques,Jérôme, Max, Nathalie, Theresa.

Débit : 22 m3

Ca gazouille sur la Gazeille – sortie du samedi 25 Mars 17

Gazeille – sortie du 25.03
Classe III/IV(4+) – 12 m3

Raph me dit au départ de Lyon en me montrant le site de météo-ciel sur smartphone
– C’est surprenant ce pic de chaleur en pleine journée. Regardes on passe de 4° à 8° pendant de 3h avant de retomber à 4°
Emmitouflé dans ma doudoune j’acquiesce sans trop de conviction. 1h30 plus tard, une fois sur place à Monestier de Gazeille, on ne peut pas dire qu’on soit saisi par ce fameux pic de chaleur. Il pleut des cordes, le brouillard est à peine 200 m au-dessus de nous. On repousse l’échéance en se réfugiant dans un bar pour un pendre un café. Le comptoir est recouvert d’une moumoutte en peau de vache, malgré tout, on le quitte à regret pour se changer à poil sur le parking du départ ( toujours sous les trombes)

Ca court pas mal, on est vigilant. Bizarrement plus personne n’a froid. Certains se font surprendre par les premiers seuils. On guette les 2 passages clés , une faille surnommée la passe à Saumon puis le double seuil. La faille est blindée d’eau et s’est muée en une glissière à prendre sur une des lèvres de la faille. Certainement moins casse gueule avec de l’eau que sans. Par contre, tu débouches à mach 2 en sortie de glissière, il te faut 25 m pour reprendre des esprits et amorcer une circulaire pour rejoindre un stop. Puis arrive le double seuil que certains ont transformé en sextuple seuils après une triple tentatives pour le passer correctement. D’abord en marche arrière ( pas terrible), puis en marche avant mais extrême gauche là où on avait convenu de passer extrême droite ( encore très moyen)……..puis enfin en avant …..en plein milieu ( mouais !!)

On sort des gorges, la rivière se calme un peu, on bombe le torse sous nos gilets après cette descente réussie qui est une première pour tout le monde. C’est ça qui nous a perdu. Un seuil se devine au bout de la ligne droite. Une plaisanterie certainement, ça doit faire le dixième seuil que l’on passe depuis le départ. En plus c’est même pas engorgé, on voit le planiol derrière, ça doit pas être bien haut tout ça. Confiant dans sa lecture de rivière et son sens de l’équilibre, le premier amorce le rapide sur la droite. Quelques secondes plus tard, il s’est dit que ce devrait être mieux à gauche , tout au moins pas pire que là. Un dixième de secondes plus tard, son sens de l’équilibre s’est retrouvé dilué dans les eaux de la Gazeille. Tout aussi malins, les autres enchainent derrière, de moins en moins confiant au fur et à mesure du festival de chandelle, d’esquimau , de brasses qui se déroulaient devant eux. Tous furent atteints à des degrés divers, aucun n’en réchappa

Au final, un vrai régal , un magnifique parcours dans un chouette cadre.

Participants : Raph, Guillaume, Johan, Jérôme , Alexei, Jean Marie, Vincent