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Cure / Chalaux – we du 23/24 Sept 17

Ce n’est pas forcément sur l’eau que nous avons eu le plus de problèmes !! Sur le Chalaux, le parcours fait 4 bornes mais la navette fait 4 h.

D’abord, on se fixe un rencart à un point A ……. et au final l’autre moitié du groupe se trouve à un autre point A.

A la fin de la navigation, on envoie les plus canons faire du stop, mixte pour doubler les chances d’être pris. « C’est le Rallye de la Cure, il y a des kayakistes partout, vous verrez en 5′ vous serez pris. » Et puis, c’est pas compliqué, à la sortie du parking, il suffit de suivre la route prise le matin même et empruntée depuis par toutes les bagnoles de kayakistes.  En rive gauche donc. Et voilas, nos 2 cerveaux partis en rive droite à travers les bois, les barbelets , les chiens errants ……

2 heures plus tard , n’ayant toujours de nouvelles,  on envoie un autre de l’équipe à leur recherche (moi),  en profitant d’une navette de Raft qui remonte au départ . Je croise les 2 stars en train de redescendre en bagnole . Ils avaient fini par rejoindre la rive gauche.

Poirotant au départ  depuis 3/4 h , la même boite de Raft me propose de redescendre leur Trafic à l’arrivée et retrouver mes potes. J’accepte …..et  je croise nos 2 bagnoles venues à ma rencontre. A l’arrêt dans un virage. Christelle en train de nettoyer le capot de la bagnole d’Anna, Anna un léger rictus sur le visage, les 3 autres en train d’extirper 3 kayaks  des broussailles.  Dans la précipitation, les kayaks avaient été mal ficelés et ils ont tiré droit dans un des virages du Morvan.

Raph redescend me cherche en trombe. « Merde j’ai plus d’essence » Et nous voilà parti à sillonner le Morvan pour trouver une pompe. Il a quasiment fallu sortir du département.

18h30 enfin . On embarque pour une deuxième navigation sur la cure ( 4h plus tard

Participants : Blaise, Pierre Yves, Anna, Christelle, JS, Raph, Jérôme

 

Une grosse équipe à l’assaut du Vénéon – sortie du samedi 16 Sept 17

==> Par Sébastien

Le Vénéon, C’est l’éclate!

Vous savez pas quoi faire ce weekend, allez donc naviguer le Vénéon, c’est beau, c’est beau!

Appelez Jérôme, il est libre. Et si il répond pas, c’est qu’il y est déjà.

Bon, il faut partir tôt, histoire d’arriver tôt, et de profiter du marché de Bourg d’Oisans. N’oubliez pas de prendre des forces: une tartelette aux myrtilles, une aux noix, une flamande, remettez moi donc….

Ensuite, on attends que l’eau monte. Gaffe aux squatteurs qui ne manquerons pas d’essayer votre bateau,  testerons votre casque, et rayerons votre pagaie. Une fois débarrassé de ces petits sauvageons en herbe, c’est partit!

Une grosse équipe à l’assaut du Vénéon et ses redoutables rapides du slalom, du photographe, du légionnaire , du serpent, du pélican ……..qui aura croquer un des plus coriaces d’entre nous.

 

 

 

 

Visible sur la photo, de gauche à droite : Nicolas R, Eddy, Pierre Yves . Non visible : Christelle , Sébastien, Jérôme

 

Si il y a pas assez d’eau, alors c’est parfait, n’en demandez pas plus, vous le regretteriez plus tard dans la descente.

On enchaîne, on enchaîne, ah! on s’arrête?

Ben oui, on devait s’arrêter avant.

Alors c’est trop tard?

Pas tout à fait. On débarque, on repère, on passe , on enchaîne, on nage, on vide….

Et on arrive à l’infran. Ou plutôt au futur ex-infran. Par ce que là, d’après certains, à part le nom, il y a plus grand chose qui empêche de passer.

Tant pis. N’ayant pas de statut officiel d’ex-infran, on porte.

Après ça, on est presque arrivé.

Perso, j’ai préférer aller aux champignons, et les quelques amanites grignotées en chemin m’ont fait oublier le grand pélican.Juste après le pont de pierre, stop à droite (3/4 places), bac, débarquement à gauche (une place).

Puis remontée bucolique jusqu’au parking. Ne ramassez pas trop de fleurs, le bouquet pèse lourd au bout de 20 min.

Il paraît que la récompense de la descente est une liqueur du coin qui déchire. On a préféré filer en urgence.

Le Vénéon… ça déchire.

 

 

 

 

Seb

PS: Merci à Nico et Pierre Yves pour le bateau, à Christelle pour le strip-tease, à Eddy pour la navette, à Jérôme pour ces encouragements (f…!).

 

 

 

Schéma mental de la sortie Isère Doron – 9/10 Sept 17

Schéma mental de la sortie par Anna……..ce qui vu le niveau de l’équipe a été assez facile à réaliser

participants : Anna, Christelle, Nicolas Re, Pierre Yves, Jérôme, Baptiste, Bertrand, Guillaume N

 

Jamais ton trou dans l’eau n’se referma

C’est avec stupeur et tristesse que j’ai appris le décès de Nicolas Gauthier.

( cliquer sur la photo pour accéder à l’album)

On avait en commun la passion du kayak et surtout du voyage…pour ma part je reviens d’un voyage en Autriche et Italie…je garderai le souvenir des grandes discussions d’anciens voyages et de futurs.. notamment en Namibie en juin dernier sur la Vézère…je pense à sa famille.

Eric


Tu savais les étoiles, les oiseaux et tout plein de belles choses. Tu savais les partager, les jumelles au cou et le chapeau sur la tête.

 Tu vas me manquer. Tu savais écouter, parfois sans entendre, perdu dans tes pensées, parfois de longs moments, en douceur.

Tu partageais volontiers un verre, en discutant le bout de gras, aux aguets de nouvelles découvertes au goût d’aventure. Tu aimais les bonnes choses, que l’on mange, on boit, on apprend, tu les savourais avec nous.

Tu te perdais parfois dans les étapes de réalisation de projet tout con, comme mettre une un pied dans une chaussette puis dans une chaussure, puis recommencer avec l’autre pied. Dans un groupe de kayakiste et d’amis, tu temporisais. Tu riais avec les autres qui riaient de ta gaucherie. On se marrait bien avec toi.

T’étais un bon copain, un beau camarade de périple, et un homme bon. Je souhaite garder un peu de toi en moi, longtemps.

Jean Sylvain


 

Un jour de Pâques, au bord d’une rivière….

  Pas question de rater les œufs en chocolat à cause d’un stage de kayak…

Alors pour rire avec Annabelle, on en avait caché partout dans les bateaux, les jupettes, les gilets de sauvetage et même dans les bottillons…

Chasse aux oeufs pour tout le monde avant d’embarquer, histoire d’éviter les mauvaises surprises gluantes sur la rivière !

Et toi, Nico, tu avais pris ton temps pour t’habiller comme d’habitude…

(Mais comme d’habitude, toi, tu avais pris le temps de prendre soin de ranger ton sac bien comme il faut, plutôt que de le balancer comme la plupart d’entre nous, en vrac, dans le coffre du camion au risque de retrouver sa petite culotte dans la chemise du voisin… )

Tu avais pris le temps… alors il n’y avait déjà plus d’œufs sur la plage quand tu es arrivé et les bavardages parlaient déjà du prochain rapide…

Reprise de courant, appel…

Ce n’est qu’à l’arrivée que tranquillement, discrètement avec humour, tu avoueras avoir sorti un pied chocolat/caramel de ton bottillon !

Merci pour ton amitié Nico, riche, généreuse, sincère, souriante.

Ta présence discrète mais au combien emblématique de notre troupe de pagayeurs nous manque déjà…

Marion

 


 

Tu ne le savais sans doute pas mais tu étais une véritable référence pour moi à bien des égards. Tel un métronome tu me permettais de recaler mon rythme. Pas seulement pour ces moments ou je t’attendais dans un contre courant, moments privilégiés pour ressentir la rivière beaucoup plus efficacement que si j’avais filé tout droit.

 A une époque où l’on a l’impression que tout va toujours plus vite et qu’il faut suivre le rythme, toi tu te doutais que cela n’était qu’une illusion et qu’il n’était super utile de rentrer dans cette boucle où les équations avaient de toute façon trop d’inconnues pour être résolues. Ta sapience aussi était tout à fait remarquable à mes yeux. Car rester curieux est une chose, mais être capable d’apprendre et de restituer à l’heure où internet a modifié notre façon de penser et où l’on consomme de l’info sans rien retenir, et bien c’est une autre chose, et ce n’est pas donné à tout le monde.

Enfin que dire de ta gentillesse, simple et efficace, mais la simplicité n’est pas chose facile. Je suis bien content d’avoir pu te connaitre et d’avoir été dans des rivières aussi mythique que le Verdon avec toi , mais je m’en mord les doigts de ne pas avoir pu t’en raconter plus sur les cailloux de nos rivières et inversement de ne toujours pas savoir distinguer la buse du milan royal. Le monde serait bien moins fou si il y avait + de Nico G parmi nous.

Raph


Tu n’étais jamais pressé et cela nous faisait souvent sourire mais c’est parce que tu savais écouter et regarder, prendre ton temps pour savourer l’instant présent.

 Je me souviens particulièrement de notre goût commun pour la botanique et la nature, de plusieurs bons moments de partage entre copains kayakistes où j’avais apprécié ta gentillesse, des jolies photos que tu nous envoyais par mail.

Bien sûr, tu n’as pas choisi de nous fausser compagnie et tu vas d’autant plus nous manquer Nicolas.

Pascale


Nicolas Gauthier est décédé en Juillet dans un accident de la circulation en Namibie. Que ce soit arrivé précisément à  lui, si prévoyant et précautionneux me semble encore plus injuste. J’ai appris par la suite que c’était la seule voiture qu’ils avaient croisées de la journée !! Il y effectuait un séjour de 15 jours avec des amis à sillonner en 4×4 les parcs nationaux.

 J’ai vu Nicolas pour la dernière fois fin juin à l’occasion de notre journée rassemblement à St Pierre de Bœuf. Il devait rentrer sur Lyon après la navigation, puis après l’apéro, puis après le barbecue, puis après un dernier papotage ………  pour finalement dormir sur place. Non sans avoir changé 3 fois d’emplacement pour sa tente, afin de fuir des  jeunes qui braillaient près d’un feu.

Il déclina par la suite un we kayak fin juin dans les Alpes afin de préparer méticuleusement son voyage. Il souhaitait peaufiner sa connaissance de la faune locale et des constellations l’hémisphère sud. « J’ai du travail » répétait-il d’ailleurs sur place à ses amis pour justifier les heures passées en observation derrière ses jumelles. Déjà au printemps dernier, lors de notre séjour dans les Pyrénées,  il ne lâchait sa pagaie que pour se saisir de sa paires de jumelles vissées autour du cou. En journée, il observait les rapaces et la nuit , les étoiles.

C’est d’ailleurs un rapace – le gypaète – qui lui fit rater le débarquement sur le Rio Ara.

Après le rapide du « Formule 1 », la rivière baisse d’un cran pour finir en classe II.  Le groupe s’étire et bien sur Nicolas se retrouve bon dernier. D’abord 10 m derrière moi, puis 100, puis 500 , puis je ne le vois plus. Au bout d’un moment, la culpabilité me gagne et je m’arrête dans un contre pour l’attendre. Je poireaute 1/4 h dans le bateau en vain. Finalement je débarque et remonte la rivière à pied pour aller à sa rencontre. J’aperçois au loin son bateau sagement posé sur la berge mais pas de Nicolas en vue.  « Mais qu’est-ce qui fou, bordel » !! Je repars agacé et déculpabilisé. J’apprendrai 1 heure et demi plus tard quand il nous aura retrouvé, qu’il avait vu un gypaète sur la berge, que des gypaètes nichaient sur les falaises en face de notre spot de camping sauvage et donc il en avait déduit que ce devait être le débarquement. Il s’était gouré de 3 km sur un parcours de 4 km.

Il avait ce petit côté décalé qui  te faisait le surveiller un peu plus que les autres sur l’eau. Il connaissait ses travers et en riait de bonne volonté. Une fois que je m’agaçais de le voir baigner sur un rapide facile , il m’expliqua alors qu’il était comme ces espèces animales qui à chaque génération doivent parcourir tout le chemin de l’évolution jusqu’à leur stade actuel (j’ai oublié le nom scientifique du phénomène en question que je lui ai pourtant demandé plusieurs fois). A chaque sortie m’a-t-il dit, il devait refaire en accélérer tout son apprentissage depuis ces débuts au Grand large il y a 20 ans – quand il n’osait pas faire de circulaires et que Maryvonne devait lui tourner son bateau en taponnant sa pointe avant avec le sien – jusqu’à aujourd’hui où dans ses bons jours, il ne ratait aucun stop dans du IV.  Il parcourait son évolution de plus en plus vite mais il lui arrivait encore d’avoir quelques bonne absences.

Il abhorrait les généralités et avait en permanence le soucis du détail et de la précision. Son sens de l’observation doublé de sa connaissance encyclopédique te faisaient voir les événements sous un autre angle. Les sorties avec lui étaient plus enrichissantes, il allait forcément se passer un truc inattendu à un moment ou un autre . Que ce soit sur l’eau ou en dehors. Tu m’auras agacé plus d’une fois mais éclairé encore plus souvent. J’aurai aimé que tu m’agaces encore quelques temps.

Jérôme


Pour ce qui est du Nico, je ne le connaissais pas encore qu’il me prêtait tout le matos  dont j’avais besoin pour aller faire du kayak de mer à Marseille.

Je l’ai ensuite découvert sur le stage de printemps dans les alpes du sud. Certes un peu loufoque, du genre à se mettre en galère où il n’y a pas de raison d’aller (mais il y avait déjà du monde d’arrêter là, et il aimait bien les gens). 3/4 photos avant la reprise, et c’est repartit. Ou du style tout le monde est prêt à embarquer, et il va étudier les fleurs.

En tout cas, je crois que c’était un chic type, je l’ai jamais entendu se plaindre et lorsqu’il parlait des étoiles, de la nature ou autre, c’était jamais pour se mettre en avant.

Enfin, tout ça, tu le sais bien mieux que moi.

Profitons des gens pendant qu’ils sont là!

Seb


Je n’évoquerai pas cette fameuse Guisane où Nicolas avait choisi de ne plus bouger au beau milieu de la rivière. Ou à son kayak,  en le laissant s’échapper a failli emporter la tête du photographe….

Nicolas avec son esprit m’a bien marqué. Surtout je me souviens de discussions incroyables sur les étoiles mais aussi la fois où en 2014 il a ouvert la fin de la classique de l’Ubaye…

j’ai une pensée pour sa soeur, Nicolas était vraiment quelque d’apaisant

 

Sylvain

Week-end dans les Hautes Alpes 24/25 juin 2017

==> par Pascale D

 

Une double proposition pour ce beau week-end du 24/25 Juin

– un petit groupe de 4 personnes (Fred, Samuel, Maud, Pascale) avec Blaise pour de la   navigation en classe 3

– un deuxième groupe pour du plus gros bouillon avec Jérôme (Christelle, Anna, Nicolas R, un autre Nicolas, Raphael)

 

Comme les deux groupes n’ont pas les mêmes ambitions, il a été convenu qu’on se retrouverait sur un bivouac le samedi soir pour manger ensemble.

 

Pour le groupe de Blaise, départ du CKDM un peu plus tard que prévu initialement (le camion est plein à craquer car il y a le vélo de Blaise pour les navettes et même le transat de Maud. Oui ce n’est pas interdit d’aimer un peu de confort !

Résignés, alors qu’on s’apprêtait à planter tant bien que mal les tentes dans la nuit à l’arrivée, Blaise nous annonce que nous sommes attendus chez une copine vers Embrun pour y loger la nuit (il en a partout, c’est formidable !)

 

Super copine. On est quand même arrivé tard aux alentours des 23 h 30 et là, nous sommes accueillis chaleureusement avec le sourire, une bière fraiche pour certains, une tisane pour d’autres) logés au calme dans un quartier tranquille de Baratier qui domine le joli lac d’Embrun.

Le lendemain matin, petit déjeuner sur la terrasse avec un excellent café et des croissants)

Merci encore Mélanie, tu es prête pour avoir un gite sans aucun doute !

 

Du coup on a pu démarrer la journée de navigation assez tôt par un premier départ légèrement au dessus de la vague du Rabioux (qui a bien changé et perdu un peu de son côté mythique) jusqu’à Embrun, parfait pour se mettre en bras, un peu Walibi (personnellement j’aime bien) puis l’après-midi, un parcours sur le Guil d’Aiguille à Château Queyras, quelques passages « sportifs » en tous cas bien assez pour Fred et moi.

Heureusement, de temps en temps, un stop est possible pour permette d’admirer cette très belle rivière.

 

Le soir comme prévu, réunion des 2 groupes autour d’un bon plat de pâtes reconstituant préparé par Anna et Samuel (arrosé bien entendu) puis soirée sous les étoiles, un groupe au tarot et Maud a la guitare.

 

On avait juste oublié que l’orage n’était pas loin, pendant la nuit un vrai feu d’artifice, il a fallu sortir en hâte ranger quelques affaires.

 

Le lendemain séparation des troupes, l’équipe de Jérôme part sur du niveau 4/5, le soleil est de retour.

Nous, on retourne sur le Guil pour une autre partie où Alexandra nous rejoins, Fred n’est pas chaud pour rebaigner, il préfère s’abstenir, Pascale démarre mais s’arrête rapidement, pas en forme du tout.  Les autres continuent, les filles s’arrêteront à la mini grille. Samuël et Blaise continueront jusqu’au lac. Fred, grand responsable des navettes assure sans problème.

 

Petit pique-nique puis direction la Haute Durance où Blaise, Maud et Samuel se lancent sur cette belle aventure musclée sur le parcours des Gorges de Presles. Fred et Pascale démarreront juste à la sortie des gorges pour terminer tous ensemble et sans baigner (même dans le bassin ou ça poussait fort) jusqu’à la Roche de Rame.

 

Inutile de préciser que nous sommes repartis tard avec un petit arrêt casse-croute en face des splendides sommets du Devoluy.

 

C’était un week-end vraiment très sympa où chacun a pu se faire plaisir grâce à un encadrement de qualité et une équipe de choc.

En juin, c’est course derrière les kayaks dans le Guil – We du 25/26 Juin

CR du We du 24/25 Juin sur Ubaye & Guil

==> par Nicolas R

Départ le vendredi soir : 1 départ de Lyon aux alentours de 18h30 avec Jérôme, Christelle et récupération de Raph (qui après avoir hésité à cause de la route a décidé de venir … quelle girouette !) à Bourgoin Jallieu et un départ de Vernioz pour Akira, Anna, Nico F et Nico Re vers 21h15.

Arrivée au camping du Lauzet-Ubaye aux alentours de 22h30 pour le 1 er groupe et aux alentours d’1h30 (après avoir loupé le camping à cause de la nuit dira-t- on).

Samedi : Ubaye (débit de 24 m 3 )

1 ère navigation pour tout le monde : la classique

Pas de difficultés majeures, tout se passe bien, rivière très agréable qui court avec 1 ou 2 passages danslesquels il faut être attentif. A noter un esquimo de Nico F. que personne n’a vu !

2 nde navigation : ex-infrants du haut + classique

Après beaucoup d’hésitations, Anna préfère faire la navette et se poser dans son hamac.Difficulté un peu plus importante que le matin, on commence par une ligne droite avec des rochers, des vagues, des rouleaux, le tout s’enchainant puis un peu de calme et le passage du fer à cheval. Certains prennent la passe du milieu droite, un autre plutôt celle de gauche et la dernière passe au milieu mais pour corser le truc le fait en marche arrière. Elle en subira les conséquences : un bon bain avec beaucoup de marche avant de retrouver son bateau qui s’était arrêter tout seul dans un contre. Arrivée au départ de la partie dite classique. Nico F décide qu’il en a assez et les autres continuent sur le parcours classique.

Alors que tout s’était bien passé le matin, Christelle baigne sur un passage et Raph fait un gros appui qui ressemble beaucoup à un esquimo (mais il ne l’admettra pas !).

Le soir, départ pour le bivouac sur le bas Guil pour retrouver Blaise and Co.Soirée agréable entre guitare avec Manon et partie de Tarot pour d’autres (cela devient une habitude dans le club. D’ailleurs, on suggère de modifier le T de touristique de CKTSV pour qu’il signifie Tarot. Appel aux votes.

Nuit agitée avec un bel orage vers 4h du matin : certains courageux décident de rentrer les affaires pendant que les autres restent sous les tentes.

Dimanche : Guil (63 cm à l’échelle sous le pont après la triple chute)

Parcours : Triple chute -> Maison du Roy

Certains décident pas forcément par choix de passer la triple chute. Tous sont magnifiquement bien passés. On notera le bain d’Anna à la fin du passage mais on soulignera son courage d’avoir essayé.

Le reste de la descente se poursuis très bien jusqu’à la grille que Christelle et Anna décident de porter. Nicolas Re tente un passage de la première chute qui se transformera en soleil avec tentatives d’esquimo foireuses. Ce qui se conclue par un bain et un bateau qui part loin, très loin… Mais comme il est bien éduqué, le bateau s’arrête en cravate en rive droite dans un endroit accessible depuis la route (ce qui n’est pas une mince affaire sur le Guil). Nicolas F fera lui aussi un Soleil mais l’esquimo sera réussi.

La descente se poursuit jusqu’au tunnel où Christelle baigne. Super Raph récupère donc son bateau. Les filles décident d’arrêter les frais alors que les garçons poursuivent avec reprise pour Nicolas Re. Pendant la petite partie restante, Jérôme fonce bille en tête alors que Raph doit vider son bateau (la faute à un bouchon oublié). Dernier passage, Nicolas Re passe non pas 1 mais 2 esquimo (revanche par rapport à la grille). Pour conclure sur le Guil, il y a toujours des sketchs aujourd’hui ce n’était pas le pire.

Petite pause repas avec les restes et la décision est prise d’aller sur les gorges de Presles.

Arrivés là-bas, Jérôme retrouve un groupe de son âge mais personne du club ne souhaite naviguer. Faut dire que l’appel de la glace sera le plus fort.

Ainsi se termine ce magnifique week-end dans les hautes alpes.

participants : Raph, Christelle, Anna B, Jérôme, Nicolas F , Nicolas R

Y a pire comme we : 8 rivières en 4 jours sous 30° – Ascension 2017

Y a pire comme we

En attendant le CR : Ubaye + Bachelard + Guil + Durance + Gyr + Onde + Gyronde + Clarée

Tout cela pour la modique somme de 2 ou 3 bains à 8

==> Participants : Raph, Léo, Alessandra, Anna , Nicolas F, Jérôme , Christelle , Stéphane  et en renfort Alexei + un autochtone pour la Clarée

 

journée Sécu à St Stone of beef(*) – 14 Mai 2017

JOURNEE SECURITE DU CDCK du 14 Mai à St Pierre de Boeuf

==> par Blaise , (*) traduction Franco/ Anglaise Raph

4 ENCADRANTS :
– Blaise Fontanilles (DEJEPS CK eau vive),
– Nicolas Fournials (MFPC et CQP)
– Stéphane Ureta (MFPC)
– Elie Couder (AMFPC)

17 PARTICIPANTS :
SVVV : Marc
CKDM : Christian Huteau, Jacques Bebon, Nicolas Gauthier
CKTSV : Sarah Zerari, Hervé Roland, Anna B, Pascale Drevon
CKLOM : Gilles Rocher, Clément Nicolas, Bertrand Challet, Pierre Besson
CN LONGUE : Pierre Berrué, Ugo Debarros, Judith Eeckman, Maurice Eeckman, Arnaud Bignon

 

JOURNEE SECURITE DU CDCK69
Dimanche 14 mai 2017 à Saint Pierre de Boeuf
A la demande du comité départemental Canoë kayak du Rhône, nous avons organisé pour l’ensemble des clubs Rhodaniens une journée sécurité en eau vive au stade d’eau vive de Saint Pierre de Boeuf. Etait donc présent pour cette journée, des adhérents des clubs de Décines Meyzieu (CKDM), Villeurbanne (CKTSV), Lyon (CKLOM), Vaulx en Velin (SVVV). Un club du Puy de Dôme s’est également joint à nous pour cette journée de partage et d’échange autour de la sécurité (CN LONGUE).
Le soleil et la chaleur ont également contribué au bon succès de cette journée. Le rendez-vous était fixé à 13h00. 17 participants étaient présents accompagnés par 4 encadrants. Nous avons commencé par un moment d’échange autour de la notion de sécurité en rivière qu’elle soit passive ou active. Nous retiendrons que la sécurité est un des piliers de notre activité et chaque situation a sa propre particularité. La notion d’adaptation est une notion importante qui ressort de nos échanges. Après cette introduction, nous prenons un temps pour parler de l’équipement et des dangers rencontrés en rivière. Les dangers sont réels, identifiables et éventuellement sécurisables. En revanche, le risque est subjectif et propre à chaque individu.
Après 1 heure d’échange basée sur les diverses expériences des uns et des autres, nous mettons en place 3 ateliers, chacun dirigé par un ou 2 encadrants.
1- Nage et récupération de matériel
2- Utilisation de la corde de sécurité et du couteau
3- Utilisation du gilet moniteur
Pour chaque atelier, au-delà de la simple utilisation technique, nous insistons sur le choix et l’intérêt du bon geste de sécurité à appliquer en fonction de la situation et de l’environnement. Encore une fois, la notion d’adaptation prend tout son sens. Nous expérimentons des lancers de cordes (rangées dans un sac ou
lestées, en point fixe ou mobiles). Nous testons des sécurités avec un plongeur encordé. Nous allons plus loin et nous réfléchissons et expérimentons des méthodes alternatives pour sécuriser un rappel et comment intervenir sur un coincement.
Nous apprenons à identifier des dangers et l’importance de les sécuriser efficacement. Cela nous permet de voir ou revoir des méthodes efficaces couramment utilisées en rivière pour sécuriser des dangers, et les méthodes alternatives nous rappellent que la sécurité en rivière n’est pas quelque chose d’immuable. Je vous invite donc à continuer à participer à ces journées sécurités qui sont à chaque fois plus riches en enseignements de par nos expériences.
Nous finissons la journée par une partie navigation, toujours sur le thème de la sécurité. La technique n’est pas au coeur de cette séance et chaque encadrant, avec son groupe, propose diverses organisations de navigation pour descendre la rivière en sécurité en fonction de la nature et des caractéristiques de la rivière et en tenant compte du niveau et de l’expérience de ses pratiquants : Franchissement 1 à 1 de passages difficiles, navigation en cascade, utilisation des signes pour communiquer sur la rivière, importance du serre-file.
Fatigués, nous concluons la journée en remerciant les participants et encadrants. Le prochain rendez-vous est fixé pour octobre mais cette fois nous nous retrouverons en milieu naturel et non artificiel pour mettre en pratique ce que nous avons vu sur le bassin aujourd’hui. Il sera intéressant d’expérimenter nos techniques de sécurité sur une rivière naturelle, probablement en Bourgogne sur la Cure.

 

A suivre …

Raclette & Romanche & Guisanne & Guil – sortie du 8 au 10 Mai

Romanche : sortie du samedi 10 Mai

==> par Nicolas

Participants : Christelle + Alexandre + Nicolas R + Nicolas F + Hervé + Florian + Jérôme + Fredo + Anna

niveau : pagaie verte sachant nager
Tout commence par un jour de pluie. Un jour idéal pour aller profiter de la vallée de la Romanche : les nuances de gris du lieu ressortent bien sur le ciel gris. Nous bénéficions cependant d’une courte accalmie, parfaitement synchronisée avec notre pause casse-croûte. Nous voilà donc prêts à embarquer, malgré les avertissements règlementaires d’un barragiste consciencieux croisé par hasard.
Le niveau d’eau est bas : tant mieux, sinon le parcours de Livet aurait pu être joyeusement sportif. On ne peut cependant pas dire qu’il fut de tout repos. L’apogée est sans doute atteinte quand la rivière, au détour d’un bain d’Hervé, décide de lui faire une blague et de changer le croisement de sa pagaie : le manche fait alors un angle de 45° avec lui-même. On s’avise de le redresser, arrive ce qui doit arriver : une pagaie en 2 morceaux à peu près égaux.
Florian en a vu d’autres : avec ses talents de menuisier et de forgeron, il nous bricole un tube de bois sur lequel il vient emmancher et serrer les 2 morceaux. Fredo, prévoyant, vient tout de même à la rescousse avec un bon morceau de scotch presque adhésif. Et voilà une pagaie collector, qu’aucun photographe n’aura malheureusement l’occasion d’immortaliser avant qu’elle ne subisse un débarquement de trop. Le groupe commence par ailleurs à sentir un peu de tension alors que la couleur de l’eau vient de changer : lâcher qui débute ?
Un peu plus bas, à Livet, nous passons sous la rieuse demeure de …, classée monument historique et lieu de tournage des « Rivières Pourpres ». Hervé saisit l’occasion pour débarquer tout en remettant à niveau ses compétences de grimpeur, nous le retrouverons à l’arrivée.
La descente terminée, le groupe fonce au supermarché sous prétexte de faire les courses pour le week-end. Personne n’est dupe, il s’agit juste d’être au sec. Heureusement, Nicolas R sauve notre soirée en dénichant dans ses contacts un gîte au bord du Vénéon avec cave à étendage, cheminée et presse-agrume électrique. Nous en profitons pour aller voir, entre 2 éboulis sur la route, qu’il y’a plus de neige que d’eau sur le Vénéon. Mais nous avons le moral solide, cela ne nous coupe pas l’appétit pour la raclette.


Le lendemain, départ pour la Guisane : malheureusement pas assez d’eau pour la haute (~3 m3/s à la station du départ), tout le monde embarque donc sur la partie basse. Une jolie descente qui nous aura permis, pour faire traverser un bateau, de nous exercer au lancer de corde. La palme revient à un lancer en chandelle dans l’arbre au-dessus le lanceur. Celui-ci a permis aux spectateurs admiratifs d’apprécier la hauteur du jet. Après un déjeuner au Soleil, on décide d’aller voir le Gyr : très peu d’eau, mais ça semble jouable. En effet, les cailloux ne sont vraiment pas loin. Un peu trop proches pour la reprise d’Anna ; ça tombe bien pour elle, un chemin suit tout du long. Le dernier seuil parait peu sain, quelques courageux prennent la passe de droite. Au final, on n’arrivera pas a faire enregistrer le record de descente du Gyr la plus longue de l’histoire, mais nous savons que nous le détenons. Profitant du beau temps tant attendu, nous allons passer notre soirée élections au camping de Prelles, avec des pâtes au jambon de pays.

Troisième jour, direction l’inépuisable Guil. En voyant 55 cm  à l’échelle et malgré le temps radieux, on décide d’embarquer un peu plus bas que la triple, pour s’éviter un départ trop brutal. La descente se déroule sans trop d’encombres jusqu’à la grille, ou quelques-uns s’arrêtent pour éviter le gros des difficultés. On aura tout de même le temps de refaire un exercice de lancer de corde pour traverser un bateau : cette fois, le lancer est impeccable et même impressionnant. Ce qui était moins bluffant, c’est quand la corde est partie toute seule au moment de sa mise en tension. Le rapide du tunnel sera l’occasion d’un bel esquimau pour Christelle, mais ce ne sera pas suffisant pour arriver au bout entière. La suite est sportive jusqu’à Maison du Roy. C’est le moment où les veinards qui continueront leur semaine en Italie disent au-revoir aux laborieux qui prennent le chemin du retour.

 

Grèce 2017 – séjour du 17 Mars au 1er Avril

OBJECTIF GRECE 2017

Le blog au jour le jour de Jean Marie du club de Chambery

http://kayakcmcaschambery.blogspot.fr/

La synthèse
17 Mars –1er Avril
Après plusieurs mois d’attente, nous y voilà enfin. L’équipe enfin formée se retrouve au complet ou presque à Chambéry, point de Départ de notre aventure. Sont présents, des Lyonnais des club de Villeurbanne et Décines, des Parisiens du club de Vaires sur Marne et un savoyard du club de Chambéry : Pierre-Yves, Blaise, Micka, Clément, Marc, Thibault, Fanny, Sam, Samuël, Jean Marie, Maud et Nicolas que l’on retrouvera directement dans la pampa Grecque.
Notre objectif : découvrir un pays méconnu pour ses rivières, manger des pitas, naviguer au mois de mars sans avoir froid et affronter le long et majestueux canyon d’Aoos… Tous les objectifs seront étroitement atteints car dans les montagnes Grecques, l’hiver y est parfois rigoureux…
Départ pour tous le vendredi soir et direction Chambéry où nous serons accueillis comme des rois par Jean Marie et sa femme. L’idée est de faire une petite halte avant de rouler direction d’Ancône en Italie où notre ferry nous attend pour 16h00. Grand luxe dans le bateau Grec avec la discothèque qui se transforme en dortoir pour le groupe.
ACHERON
Fatigués mais impatients, nous longeons les côtes Grecques au petit matin et à peine sortis du ferry, nous nous dirigeons vers L’Acheron, notre première rivière. Bonheur, le soleil est là, il fait chaud et l’eau coule dans la rivière, ce n’est donc pas une légende, il y a bien des rivières à naviguer en Grèce. C’est parti pour la navette …du classe 6…. Encore novice et inexpérimenté du pays, tout le groupe s’est laissé surprendre par les difficultés rencontrées… Une carte et un GPS ne suffisent pas, nous aurions dû brancher nos cerveaux !! Nous nous engageons à 11 dans le camion avec la remorque pour rallier le point de départ. Après 45 mn de lacets, nous engageons une piste… (raccourci sur la carte …) Erreur qui aurait pu être fatale dès le premier jour. Le coach a failli faire une crise cardiaque en pensant perdre le camion, la remorque ou les deux ! Bref il nous a fallu 3 heures pour rallier le point de départ…
Une fois sur l’eau, la rivière est splendide avec des gorges profondes et serrées de classe 3, passage 4. A noter quelques siphons et un infran. Le soir nous bivouaquons au débarquement et ce sera le premier d’un des nombreux sublimes bivouacs de notre séjour.
LOUROS
Ayant ouï dire qu’il y avait de l’eau dans le Péloponnèse, nous nous mettons en route vers le sud pour en profiter ! Nous ferons une petite étape intermédiaire sur le Louros, rivière plutôt méconnue et la moins intéressante du séjour. C’est la seule rivière que nous ayons fait où nous ne sommes pas dans la pampa car la route suit tout le long. Après
une première section très plate à travers des branches et des cadavres d’animaux, nous entamons une section bien plus jolie et navigante avec 2 rapides de classe 3 – 4 que nous ne soupçonnions pas ! A tel point que notre ami Mickaël avait décidé de naviguer en slip en mode touriste de l’Ardèche… Nous avions également proposé à Fanny, débutante, de faire le parcours en kayak et non en airboat…. Au final, elle s’est plutôt bien débrouillée sur le classe 3 – 4 !
LOUSIOS et ALFIOS
Nous continuons la route vers le sud en direction du fleuve Alfios qui traverse une partie du Péloponnèse. Sur la carte, ça semble à côté, mais en voiture, tout est long ! Après une courte halte à Patras, nous retrouvons Nicolas au sud du Péloponnèse, à proximité de Kalamata. Il est déjà tard et notre point de chute, départ du Lousios, est encore loin. Les routes sont de plus en plus mauvaises et nous nous arrêtons dans un hameau au milieu des montagnes, entre 2 pistes. Le lendemain, nous repartons à la recherche de la rivière et c’est tout de même plus facile de jour ! Nous embarquons sur le Lousios pour y naviguer 3 km avant qu’elle ne se jette dans le Alfios que nous naviguerons sur une dizaine de kilomètres. Parcours, une nouvelle fois de toute beauté avec une végétation dense sur les parois et une nouvelle fois des belles gorges verticales. Le parcours est relativement simple, mais fort agréable à naviguer.
Le soir, super bivouac à côté du pont Turc du départ et dans l’excitation du montage de camp, PY se fait une cheville… Ce qui permettra à Blaise de retrouver son appareil photo !! Ne cherchez pas le lien, ce n’est pas évident, mais il y en a bien un ! Malgré ces déboires, nous passons une soirée fort sympathique avec un excellent repas concocté par nos cuistos, Micka et Clem.
Le lendemain, nous décidons pour certains, d’embarquer plus haut sur le Lousios et de débarquer plus bas sur le Alfios, afin d’éviter une piste pour la navette. Au programme 30 km de navigation… Le haut Lousios, c’est de la rivière sportive, spécialement, les passages des « Cerberos », puisque la pente s’accentue sérieusement avec 1 gros seuil d’entrée et 1 rapide labyrinthe au milieu des blocs entre 2 autres seuils un peu casses gueules, puis un rapide final.
Nous retrouvons le reste du groupe pour la deuxième partie de la descente et nous pagayerons jusqu’à Sekoulas. Au débarquement, Nico et Blaise font les cagoles au bord de la route avec leur splendide tenue polaire Cetelem.
ERYMANTHOS
Un des classiques Grec, c’est l’Erymanthos. Il se situe dans le Péloponnèse et se jette dans l’Alfios. Comme toute belle rivière, elle se mérite… Et son accès mérite réflexion puisque le départ et l’arrivée se situent après 7km de piste. Encore une fois, arriver de nuit sur une piste, ce n’est pas de tout repos ! Nous bivouaquerons donc non loin du départ du « Conglomerate Canyon ». Le lendemain, la rivière est splendide et nous ferons le parcours le plus simple : une dizaine de kilomètres de classe 3 avec des endroits très serrés et des parois en agglomérat atypique. Le débarquement
se fait dans un village situé entre 2 pistes, qui nous rappelle vaguement le village dans le film de Délivrance avec le joueur de Banjo.
Le lendemain, 8 partiront visiter le site d’Olympie, tandis que 4 kayakistes se lanceront à l’assaut du haut Erymanthos. Une belle navigation ensoleillée de 24km se profile… Nous partons depuis le village de Tripomata et nous nous élançons pour 12 km de classe 3 – 4 – 5 dont une grande partie est engorgée. Bien qu’oppressant, le milieu du parcours est de toute beauté en termes de paysage et de navigation. Nous nous retrouvons à 4 kayakistes, entre 2 parois verticales, prêt à affronter les rapides qui s’y trouvent. Des seuils, des belles lignes mouvementées et slalomées, 1 ou 2 must run et 0 infran ! Bref, que du bonheur. Attention tout de même au premier rapide bien avant l’entrée des gorges, qui peut être dangereux, même s’il ne paye pas de mine. Il s’agit d’une étroiture avec siphon. Le portage est facile et en rive droite. Après cette intense section, nous retrouvons le parcours du conglomerate canyon que nous descendons d’une manière décontractée : belle tentative de sabotage de Blaise qui a ouvert le bouchon du kayak de Nicolas, qui au bout de 12km se demande si sa belle et neuve combinaison sèche ne prendrait pas un peu l’eau…
Arrivée dans le village de Délivrance : le bar du village nous servira de la bière, des patates et du porque (spécialité locale : mixture de viande de porc conservée dans sa graisse, et recuit avec des oeufs brouillés).
Nous retrouvons le reste du groupe dans la nuit, pas très loin d’une autre rivière du Péloponnèse : le Sélinous. Mais celle-ci était quasiment sèche et marquera la fin de nos aventures dans le sud du pays.
ARACHTOS ET KALLARITIKOS
Samedi, journée off en kayak. Nous déposons Fanny à Patras. Elle rentrera en avion. Nous reprenons notre longue route et nous traversons la Grèce, direction le nord pour y trouver d’autres rivières en eau.
En de journée nous arrivons aux bords de l’Arachtos. Encore une fois, nous trouvons un excellent bivouac. A la surprise du groupe, nous sommes au pays du kayakiste : boite de rafting et d’autres kayakistes sont présents dans la zone.
Parti à la pêche aux informations, Blaise et PY rencontrent par le plus grand des hasards, Yanis, un guide grec avec lequel nous échangions depuis le départ par SMS. C’est avec lui et sous ces bons conseils, que nous planifions la suite du programme et notamment la gorge de 45KM d’AOOS.
Step by step, la navigation du jour, c’est le Kallaritikos suivi de l’Arachtos.
En réalité nous naviguerons même sur une troisième rivière inconnue aux bataillons car nous nous trompons d’embarquement. Le plus drôle, nous nous apercevons de ce détail le soir après la navigation. Nous embarquons 1km en amont sur un petit affluent type Gyr mais sans eau.
De retour sur le parcours prévu, nous rentrons d’abord dans les gorges du Kallaritikos, blanches, belles, majestueues. Nous enchainons avec les gorges de l’Arachtos, plus large : un bonheur à naviguer. Une agréable journée de navigation en classe III/III+.
Le lendemain, nous restons sur la même rivière mais nous partons avec le bon embarquement ce qui nous permet de faire 500m de classe IV. Notons la première expérience en tant que barreur en Hotdog de PY avec Thibault en coéquipier. Expérience concluante.
AOOS PART 1
Cap sur AOOS, pays des Ours … Blaise est en transe …45km de navigation composé de 2 sections en classe III/IV/V totalement isolé avec juste un pont entre les 2 sections.
Nous arrivons le soir à Vovoussa après une longue route parfois enneigée au passage de cols. L’ambiance est maussade, pluvieuse et froide … nous nous réfugions dans une taverne. Le soir le groupe se scinde en 2 catégories : les puristes qui affrontent les conditions extrêmes (pluies, froid, ours) dans leurs tentes et les pleutres dormant au sec
et au chaud dans une maison. Les conditions sont si extrêmes qu’elles obligent Blaise à dormir dans sa sous couche de combinaison Cétélem, ce qui lui permet d’être le premier en tenu de combat le lendemain…
Le matin, il y a grosse réflexion sur l’embarquement aux vues de conditions météo pas très engageantes. Malgré les bons conseils de Marc (embarquer à 14h pour un parcours de 30km méconnu), nous embarquons vers 11h00 pour se donner plus de marges…
La navigation commence tranquillement. Tous les 200m des affluents remplissent la rivière. Le cadre et l’ambiance nous rappelle le Mordor … au bout de 8 km, les choses sérieuses commencent, nous rentrons une section plus engagée (repérage, sécu, pissette, portage …) S’en suit une section plus calme, où tout le monde se relâche, erreur une dernière grille de classe III (dixit Marc) disons du IV en réalité se profile à l’horizon. Au final cette première section a été intense pour le groupe, nous ferons la suite dans 2 jours, histoire de se reposer après toutes ces émotions.
Un grand merci aux navettistes qui nous ont permis de faire cette section :une centaine de km … avis aux amateurs.
VOIDOMATIS
Le lendemain, nous naviguons sur le Voidomatis … et cette fois c’est JM qui est tout excité car il attendait cette rivière depuis 4mois. Départ dans le magnifique village de Vikos, après 45mn de portage en descendant un chemin de randonnée serpentant sur la montagne pour atteindre la rivière. Pour refroidir les corps, nous nous baignons dans la vasque de résurgence. L’eau est transparente, cristalline, froide mais magnifique. Tout au long du parcours, nous voyons le fond de la rivière avec netteté quel que soit la profondeur.
Parcours sans grosse difficulté mais à faire pour la beauté de l’eau et du paysage. Bivouac à l’arrivé du Voidmatis à côté d’un pont turc … superbe mais nous apprenons le lendemain qu’il est interdit de bivouaquer à cet endroit et qu’il faut se signaler à l’office de tourisme pour naviguer librement sur les parcours du Voidomatis et AOOS.
AOOS PART 2
Nous nous élançons dans la suite du parcours d’AOOS. Ce parcours est plus court que le précédent mais les difficultés sont plus concentrées. A mi-parcours, un passage infran, pour le reste un parcours de classe III à V. Pas loin de l’arrivée au milieu de la rivière une pelleteuse, nous sympathisons avec le conducteur et prenons quelques photos.
ACHERON
La fin du séjour s’annonce, nous repartons pour la dernière journée naviguer sur l’Archeron. Marc sentant le défaut d’eau sur la rivière se propose de nous faire la navette en tentant la piste en montée … il a oublié les heures pour franchir cette épreuve … échec au premier virage soit au bout de 10m …. Ceci clos note séjour en Grèce, nous abandonnons Blaise à Igoumenitsa et le groupe se prépare à long et dur voyage d’Igoumenitsa à Ancône en Ferry puis Ancône à Lyon en camion.
En conclusion, nous retiendrons 2 semaines de plaisantes navigations exotiques, mais accessibles. La Grèce est un pays très montagneux avec les nombreuses failles où coulent les rivières. Nous avons exploré qu’une petite partie de ce que ce pays offre en termes de navigation et certains d’entre nous y reviendront……
T0 BE CONTINUED….