Category Archives: Récits sorties

Schéma mental de la sortie Isère Doron – 9/10 Sept 17

Schéma mental de la sortie par Anna……..ce qui vu le niveau de l’équipe a été assez facile à réaliser

participants : Anna, Christelle, Nicolas Re, Pierre Yves, Jérôme, Baptiste, Bertrand, Guillaume N

 

Jamais ton trou dans l’eau n’se referma

C’est avec stupeur et tristesse que j’ai appris le décès de Nicolas Gauthier.

( cliquer sur la photo pour accéder à l’album)

On avait en commun la passion du kayak et surtout du voyage…pour ma part je reviens d’un voyage en Autriche et Italie…je garderai le souvenir des grandes discussions d’anciens voyages et de futurs.. notamment en Namibie en juin dernier sur la Vézère…je pense à sa famille.

Eric


Tu savais les étoiles, les oiseaux et tout plein de belles choses. Tu savais les partager, les jumelles au cou et le chapeau sur la tête.

 Tu vas me manquer. Tu savais écouter, parfois sans entendre, perdu dans tes pensées, parfois de longs moments, en douceur.

Tu partageais volontiers un verre, en discutant le bout de gras, aux aguets de nouvelles découvertes au goût d’aventure. Tu aimais les bonnes choses, que l’on mange, on boit, on apprend, tu les savourais avec nous.

Tu te perdais parfois dans les étapes de réalisation de projet tout con, comme mettre une un pied dans une chaussette puis dans une chaussure, puis recommencer avec l’autre pied. Dans un groupe de kayakiste et d’amis, tu temporisais. Tu riais avec les autres qui riaient de ta gaucherie. On se marrait bien avec toi.

T’étais un bon copain, un beau camarade de périple, et un homme bon. Je souhaite garder un peu de toi en moi, longtemps.

Jean Sylvain


 

Un jour de Pâques, au bord d’une rivière….

  Pas question de rater les œufs en chocolat à cause d’un stage de kayak…

Alors pour rire avec Annabelle, on en avait caché partout dans les bateaux, les jupettes, les gilets de sauvetage et même dans les bottillons…

Chasse aux oeufs pour tout le monde avant d’embarquer, histoire d’éviter les mauvaises surprises gluantes sur la rivière !

Et toi, Nico, tu avais pris ton temps pour t’habiller comme d’habitude…

(Mais comme d’habitude, toi, tu avais pris le temps de prendre soin de ranger ton sac bien comme il faut, plutôt que de le balancer comme la plupart d’entre nous, en vrac, dans le coffre du camion au risque de retrouver sa petite culotte dans la chemise du voisin… )

Tu avais pris le temps… alors il n’y avait déjà plus d’œufs sur la plage quand tu es arrivé et les bavardages parlaient déjà du prochain rapide…

Reprise de courant, appel…

Ce n’est qu’à l’arrivée que tranquillement, discrètement avec humour, tu avoueras avoir sorti un pied chocolat/caramel de ton bottillon !

Merci pour ton amitié Nico, riche, généreuse, sincère, souriante.

Ta présence discrète mais au combien emblématique de notre troupe de pagayeurs nous manque déjà…

Marion

 


 

Tu ne le savais sans doute pas mais tu étais une véritable référence pour moi à bien des égards. Tel un métronome tu me permettais de recaler mon rythme. Pas seulement pour ces moments ou je t’attendais dans un contre courant, moments privilégiés pour ressentir la rivière beaucoup plus efficacement que si j’avais filé tout droit.

 A une époque où l’on a l’impression que tout va toujours plus vite et qu’il faut suivre le rythme, toi tu te doutais que cela n’était qu’une illusion et qu’il n’était super utile de rentrer dans cette boucle où les équations avaient de toute façon trop d’inconnues pour être résolues. Ta sapience aussi était tout à fait remarquable à mes yeux. Car rester curieux est une chose, mais être capable d’apprendre et de restituer à l’heure où internet a modifié notre façon de penser et où l’on consomme de l’info sans rien retenir, et bien c’est une autre chose, et ce n’est pas donné à tout le monde.

Enfin que dire de ta gentillesse, simple et efficace, mais la simplicité n’est pas chose facile. Je suis bien content d’avoir pu te connaitre et d’avoir été dans des rivières aussi mythique que le Verdon avec toi , mais je m’en mord les doigts de ne pas avoir pu t’en raconter plus sur les cailloux de nos rivières et inversement de ne toujours pas savoir distinguer la buse du milan royal. Le monde serait bien moins fou si il y avait + de Nico G parmi nous.

Raph


Tu n’étais jamais pressé et cela nous faisait souvent sourire mais c’est parce que tu savais écouter et regarder, prendre ton temps pour savourer l’instant présent.

 Je me souviens particulièrement de notre goût commun pour la botanique et la nature, de plusieurs bons moments de partage entre copains kayakistes où j’avais apprécié ta gentillesse, des jolies photos que tu nous envoyais par mail.

Bien sûr, tu n’as pas choisi de nous fausser compagnie et tu vas d’autant plus nous manquer Nicolas.

Pascale


Nicolas Gauthier est décédé en Juillet dans un accident de la circulation en Namibie. Que ce soit arrivé précisément à  lui, si prévoyant et précautionneux me semble encore plus injuste. J’ai appris par la suite que c’était la seule voiture qu’ils avaient croisées de la journée !! Il y effectuait un séjour de 15 jours avec des amis à sillonner en 4×4 les parcs nationaux.

 J’ai vu Nicolas pour la dernière fois fin juin à l’occasion de notre journée rassemblement à St Pierre de Bœuf. Il devait rentrer sur Lyon après la navigation, puis après l’apéro, puis après le barbecue, puis après un dernier papotage ………  pour finalement dormir sur place. Non sans avoir changé 3 fois d’emplacement pour sa tente, afin de fuir des  jeunes qui braillaient près d’un feu.

Il déclina par la suite un we kayak fin juin dans les Alpes afin de préparer méticuleusement son voyage. Il souhaitait peaufiner sa connaissance de la faune locale et des constellations l’hémisphère sud. « J’ai du travail » répétait-il d’ailleurs sur place à ses amis pour justifier les heures passées en observation derrière ses jumelles. Déjà au printemps dernier, lors de notre séjour dans les Pyrénées,  il ne lâchait sa pagaie que pour se saisir de sa paires de jumelles vissées autour du cou. En journée, il observait les rapaces et la nuit , les étoiles.

C’est d’ailleurs un rapace – le gypaète – qui lui fit rater le débarquement sur le Rio Ara.

Après le rapide du « Formule 1 », la rivière baisse d’un cran pour finir en classe II.  Le groupe s’étire et bien sur Nicolas se retrouve bon dernier. D’abord 10 m derrière moi, puis 100, puis 500 , puis je ne le vois plus. Au bout d’un moment, la culpabilité me gagne et je m’arrête dans un contre pour l’attendre. Je poireaute 1/4 h dans le bateau en vain. Finalement je débarque et remonte la rivière à pied pour aller à sa rencontre. J’aperçois au loin son bateau sagement posé sur la berge mais pas de Nicolas en vue.  « Mais qu’est-ce qui fou, bordel » !! Je repars agacé et déculpabilisé. J’apprendrai 1 heure et demi plus tard quand il nous aura retrouvé, qu’il avait vu un gypaète sur la berge, que des gypaètes nichaient sur les falaises en face de notre spot de camping sauvage et donc il en avait déduit que ce devait être le débarquement. Il s’était gouré de 3 km sur un parcours de 4 km.

Il avait ce petit côté décalé qui  te faisait le surveiller un peu plus que les autres sur l’eau. Il connaissait ses travers et en riait de bonne volonté. Une fois que je m’agaçais de le voir baigner sur un rapide facile , il m’expliqua alors qu’il était comme ces espèces animales qui à chaque génération doivent parcourir tout le chemin de l’évolution jusqu’à leur stade actuel (j’ai oublié le nom scientifique du phénomène en question que je lui ai pourtant demandé plusieurs fois). A chaque sortie m’a-t-il dit, il devait refaire en accélérer tout son apprentissage depuis ces débuts au Grand large il y a 20 ans – quand il n’osait pas faire de circulaires et que Maryvonne devait lui tourner son bateau en taponnant sa pointe avant avec le sien – jusqu’à aujourd’hui où dans ses bons jours, il ne ratait aucun stop dans du IV.  Il parcourait son évolution de plus en plus vite mais il lui arrivait encore d’avoir quelques bonne absences.

Il abhorrait les généralités et avait en permanence le soucis du détail et de la précision. Son sens de l’observation doublé de sa connaissance encyclopédique te faisaient voir les événements sous un autre angle. Les sorties avec lui étaient plus enrichissantes, il allait forcément se passer un truc inattendu à un moment ou un autre . Que ce soit sur l’eau ou en dehors. Tu m’auras agacé plus d’une fois mais éclairé encore plus souvent. J’aurai aimé que tu m’agaces encore quelques temps.

Jérôme


Pour ce qui est du Nico, je ne le connaissais pas encore qu’il me prêtait tout le matos  dont j’avais besoin pour aller faire du kayak de mer à Marseille.

Je l’ai ensuite découvert sur le stage de printemps dans les alpes du sud. Certes un peu loufoque, du genre à se mettre en galère où il n’y a pas de raison d’aller (mais il y avait déjà du monde d’arrêter là, et il aimait bien les gens). 3/4 photos avant la reprise, et c’est repartit. Ou du style tout le monde est prêt à embarquer, et il va étudier les fleurs.

En tout cas, je crois que c’était un chic type, je l’ai jamais entendu se plaindre et lorsqu’il parlait des étoiles, de la nature ou autre, c’était jamais pour se mettre en avant.

Enfin, tout ça, tu le sais bien mieux que moi.

Profitons des gens pendant qu’ils sont là!

Seb


Je n’évoquerai pas cette fameuse Guisane où Nicolas avait choisi de ne plus bouger au beau milieu de la rivière. Ou à son kayak,  en le laissant s’échapper a failli emporter la tête du photographe….

Nicolas avec son esprit m’a bien marqué. Surtout je me souviens de discussions incroyables sur les étoiles mais aussi la fois où en 2014 il a ouvert la fin de la classique de l’Ubaye…

j’ai une pensée pour sa soeur, Nicolas était vraiment quelque d’apaisant

 

Sylvain

Week-end dans les Hautes Alpes 24/25 juin 2017

==> par Pascale D

 

Une double proposition pour ce beau week-end du 24/25 Juin

– un petit groupe de 4 personnes (Fred, Samuel, Maud, Pascale) avec Blaise pour de la   navigation en classe 3

– un deuxième groupe pour du plus gros bouillon avec Jérôme (Christelle, Anna, Nicolas R, un autre Nicolas, Raphael)

 

Comme les deux groupes n’ont pas les mêmes ambitions, il a été convenu qu’on se retrouverait sur un bivouac le samedi soir pour manger ensemble.

 

Pour le groupe de Blaise, départ du CKDM un peu plus tard que prévu initialement (le camion est plein à craquer car il y a le vélo de Blaise pour les navettes et même le transat de Maud. Oui ce n’est pas interdit d’aimer un peu de confort !

Résignés, alors qu’on s’apprêtait à planter tant bien que mal les tentes dans la nuit à l’arrivée, Blaise nous annonce que nous sommes attendus chez une copine vers Embrun pour y loger la nuit (il en a partout, c’est formidable !)

 

Super copine. On est quand même arrivé tard aux alentours des 23 h 30 et là, nous sommes accueillis chaleureusement avec le sourire, une bière fraiche pour certains, une tisane pour d’autres) logés au calme dans un quartier tranquille de Baratier qui domine le joli lac d’Embrun.

Le lendemain matin, petit déjeuner sur la terrasse avec un excellent café et des croissants)

Merci encore Mélanie, tu es prête pour avoir un gite sans aucun doute !

 

Du coup on a pu démarrer la journée de navigation assez tôt par un premier départ légèrement au dessus de la vague du Rabioux (qui a bien changé et perdu un peu de son côté mythique) jusqu’à Embrun, parfait pour se mettre en bras, un peu Walibi (personnellement j’aime bien) puis l’après-midi, un parcours sur le Guil d’Aiguille à Château Queyras, quelques passages « sportifs » en tous cas bien assez pour Fred et moi.

Heureusement, de temps en temps, un stop est possible pour permette d’admirer cette très belle rivière.

 

Le soir comme prévu, réunion des 2 groupes autour d’un bon plat de pâtes reconstituant préparé par Anna et Samuel (arrosé bien entendu) puis soirée sous les étoiles, un groupe au tarot et Maud a la guitare.

 

On avait juste oublié que l’orage n’était pas loin, pendant la nuit un vrai feu d’artifice, il a fallu sortir en hâte ranger quelques affaires.

 

Le lendemain séparation des troupes, l’équipe de Jérôme part sur du niveau 4/5, le soleil est de retour.

Nous, on retourne sur le Guil pour une autre partie où Alexandra nous rejoins, Fred n’est pas chaud pour rebaigner, il préfère s’abstenir, Pascale démarre mais s’arrête rapidement, pas en forme du tout.  Les autres continuent, les filles s’arrêteront à la mini grille. Samuël et Blaise continueront jusqu’au lac. Fred, grand responsable des navettes assure sans problème.

 

Petit pique-nique puis direction la Haute Durance où Blaise, Maud et Samuel se lancent sur cette belle aventure musclée sur le parcours des Gorges de Presles. Fred et Pascale démarreront juste à la sortie des gorges pour terminer tous ensemble et sans baigner (même dans le bassin ou ça poussait fort) jusqu’à la Roche de Rame.

 

Inutile de préciser que nous sommes repartis tard avec un petit arrêt casse-croute en face des splendides sommets du Devoluy.

 

C’était un week-end vraiment très sympa où chacun a pu se faire plaisir grâce à un encadrement de qualité et une équipe de choc.

Hautes-Alpes, WE du 14 juillet 17

Florian, Guillaume et Jean-Paul sont en route pour les Hautes Alpes à une voiture et 4 bateaux sur le toit. Eh oui, il faut le savoir, JP a toujours un bateau à faire échanger sous garantie. Et JP compte toujours sur sa bonne étoile pour les navettes.

Benoît quant à lui revient des Hautes-Alpes après une semaine de vacances et croise nos trois individus à Vizille (au 2/3 du chemin de retour). Ah oui autre chose à savoir, la voiture de JP, 218.000 km, est connue de tout le monde du kayak. Si vous souhaitez voyager incognito cherchez un autre plan. Coup de fil de Benoît : Vous allez où ? Je peux venir avec vous ? Ca tombe bien, il nous manquait une navette ! Dernière chose : oui oui on est des beaux enfoirés :-).

Première journée tranquille pépère : Romanche Lyvet/Lyvet à 90cm à l’échelle, Haute Romanche avec le passage du rapide de la Grave qui dépote pas mal, petite Guisane un peu maigrichonne en descendant le Lautaret et un Gyr du soir qui déchire pour terminer. Une petite journée pour se mettre en forme quoi. Pas de quoi fouetter un chat :-).

15 juillet : Guil du 15 juillet, bonjour. 38cm à l’échelle, c’est le minimum syndical mais au moins on ne se pose guère de question, on passe tout (Château Queyras, Zébulon, Grille, Millénium, rapide du tunnel). Enfin on passe presque tous tout. Au passage, merci à Patrick pour les belles photos.
L’eau se faisant rare, on décide de faire marche arrière direction le Vénéon. Paul, un copain du JP nous dit qu’il y a gras d’eau, que ça envoie du lourd mais que la rivière est saine. C’est bon, on y va et on se refait une petite Haute Romanche au passage. On est fin de journée, le glacier a bien lâché et il y a nettement plus d’eau que la veille. Si ça monte autant sur le Vénéon, on va pas jouer les cadors on se le fera à la fraîche.

Les parisiens retrouvés sur place nous sortent un petit squat de leur cru. On y est bien, très bien mais un couple de bretons déjà sur place aurait été mieux sans nous de toute évidence.

16 juillet : En route pour la Bérarde. Pour une fois on ne tarde pas trop par peur de s’en prendre plein la g… si le niveau monte trop. On décide de naviguer jusqu’au « Légionnaire » et d’aviser pour la suite. Tout passe bien en dépit d’un petit bain en début de grille du « slalom ». Le « Photographe » passe comme une lettre à la poste. On note 110cm à l’échelle et JP qui seul connait bien la rivière décide de poursuivre la descente. Ca va vite, très vite. Ca esquimaute une fois, deux fois parfois plus mais on ne déplore pas d’autre bain. Seul Manu (un parisien) passe le 5, les autres portent. Ugo manque de finir dans LE syphon. La perte aurait été d’1 sur 7, résultat encore favorable :-).

Remontée express de la rivière au parking en moins de 20′ pour la majorité des kayakistes, joli score.

On recommence quand ?

Guillaume.

Kayakistes : Florian, Guillaume, Jean-Paul, Benoît (merci pour les navettes), Patrick (PAD’SO), les parisiens (Ludo, Manu, Quentin) et Hugo (Clermontois me semble-t-il).

Un week-enD’ A CHARNAY – 16-17-18 Juin 2017

Un week-enD’ A CHARNAY .

ckTsv, le T comme tourisme reprend tout son sens en ce mois de juin. Plutôt qu’un récit linéaire de ce week-end ou une majorité des participants n’étaient pas forcément venus pour naviguer, voici un condensé d’impressions relevées sur demande après la sortie:

  • Salut, je pars quelque jour, je n’aurai pas le temps de t’envoyer ma contribution CR.
  • Jolie vague, idéale pour une initiation, jolie figure par inadvertance ou non, joli spot de bivouac.
  • Une vague de rêve, un très beau décor, du Soleil, de la belle voute céleste, du feu, de la jongle, de l’équilibre et du déséquilibre, de l’eau dans les sinus, des jeux : du bonheur en formule ultra-concentré. Merci pour ce week-end au top, je ne pensais pas pouvoir m’éclater autant sur un séjour freestyle !
  • L’arrivée à 22h se fait ainsi ! Nous acceptons rapidement le  campement pour vite partager une bière. La bière est tiède mais arrivé à la 11ème on commence à apprécier. Il est 3h et avec le 2eme responsable de cette sortie nous clôturons la soirée.Samedi matin commence par une réhydratation de 2 L d’eau. Les premiers kayakistes essayent déjà de remonter le courant dans la vague, en vain. S’en suit une journée à base de double cartweel, de loop en back overhead clean avec une buble casquette reverse sur la gîte opposé. C’est beau !À mon tour d’essayer. Je comprends assez vite que l’esquimotage sera très présent dans ce weekend. Surfer la vague c’est top, une bonne adrénaline, alors j’essaie d’imaginer ce que donne une figure comme sensation.Super weekend, super ambiance, bonnes rigolades et bons repas, et le meilleur pour la fin, sans avoir à faire de navette ! what else ? Love♥
  • Salut, pour ma part super week-end. J’ai trouvé le spot nickel pour se remettre à l’eau. Donc merci de l’avoir organisé.
  • Ma contribution au CR sera sous forme de mots-clés (faute à mon ex formation pro ;-)). Je dirais donc :

soleil – chaleur – chaise – vent – tarp – joie – rires – boulgour – merguez – brocante – rebelote – épidémie – carte Macron – animations – blondeur – rougeur – potin – pince-nez

  • Jackson trop grand,

Jackson trop petit,

Astro génial,

bloc de mousse surfant,

et enfin des 360 avec l’Astro maîtrisé.

       • Contrairement à ce que Raph a laissé sous entendre à un groupe Facebook qui avait prévu une sortie le même week end, la vague  a tourné H24! Pas énorme d’après certains mais parfaite pour nous. Donc pas d’excuses! Malgrès ça, sans compter le soleil et l’eau (presque trop) chaude on a bien cru ne pas voir Alessandra sur l’eau, trouvant comme excuse « il n’y a pas le bon bateau (seulement une vingtaine à dispo), le propriétaire n’est pas là ».. Pendant ce temps là d’autres ont dû accumuler les 9h de navigation dans le week end sur la seul et unique vague! Et oui il en faut peu en fait, pas de navette à gérer ni de campement à ranger tous les matins. Un régal cette petite vague surtout après 23h30 éclairé à la frontale ou pas pour NIco F qui demande à être seul avec les étoiles.Un bon week end dont les sinus se souviendront.

  • La recette d’un bon week-end ? Des potes, des rencontres, de l’eau, du soleil, des premières fois (première fois à Charnay, première session freestyle de nuit, premier Mc Nasty plaqué, premier test d’un kayak de freestyle en fibre) et quelques bières quand même. Charnay, j’y reviendrai !
  • Sur ce bras de Saône, il y a une vague, mais ça on en trouve tous les week-ends. En revanche, une vague parfaite (ni trop dure ni pas assez), une eau bouillante, un coucher de soleil sur la ligne d’horizon formée par l’eau plate ou sur les champs jonchés de bottes de pailles, pas de navette, pas de débats éternels pour décider du programme et une navigation sous les étoiles, ça change. Etait présent néanmoins les ingrédients habituels, bière, potes et un groupe n’ayant aucune difficulté à intégrer de nouvelles connaissances, barbeuk et squat de rêve.

En juin, c’est course derrière les kayaks dans le Guil – We du 25/26 Juin

CR du We du 24/25 Juin sur Ubaye & Guil

==> par Nicolas R

Départ le vendredi soir : 1 départ de Lyon aux alentours de 18h30 avec Jérôme, Christelle et récupération de Raph (qui après avoir hésité à cause de la route a décidé de venir … quelle girouette !) à Bourgoin Jallieu et un départ de Vernioz pour Akira, Anna, Nico F et Nico Re vers 21h15.

Arrivée au camping du Lauzet-Ubaye aux alentours de 22h30 pour le 1 er groupe et aux alentours d’1h30 (après avoir loupé le camping à cause de la nuit dira-t- on).

Samedi : Ubaye (débit de 24 m 3 )

1 ère navigation pour tout le monde : la classique

Pas de difficultés majeures, tout se passe bien, rivière très agréable qui court avec 1 ou 2 passages danslesquels il faut être attentif. A noter un esquimo de Nico F. que personne n’a vu !

2 nde navigation : ex-infrants du haut + classique

Après beaucoup d’hésitations, Anna préfère faire la navette et se poser dans son hamac.Difficulté un peu plus importante que le matin, on commence par une ligne droite avec des rochers, des vagues, des rouleaux, le tout s’enchainant puis un peu de calme et le passage du fer à cheval. Certains prennent la passe du milieu droite, un autre plutôt celle de gauche et la dernière passe au milieu mais pour corser le truc le fait en marche arrière. Elle en subira les conséquences : un bon bain avec beaucoup de marche avant de retrouver son bateau qui s’était arrêter tout seul dans un contre. Arrivée au départ de la partie dite classique. Nico F décide qu’il en a assez et les autres continuent sur le parcours classique.

Alors que tout s’était bien passé le matin, Christelle baigne sur un passage et Raph fait un gros appui qui ressemble beaucoup à un esquimo (mais il ne l’admettra pas !).

Le soir, départ pour le bivouac sur le bas Guil pour retrouver Blaise and Co.Soirée agréable entre guitare avec Manon et partie de Tarot pour d’autres (cela devient une habitude dans le club. D’ailleurs, on suggère de modifier le T de touristique de CKTSV pour qu’il signifie Tarot. Appel aux votes.

Nuit agitée avec un bel orage vers 4h du matin : certains courageux décident de rentrer les affaires pendant que les autres restent sous les tentes.

Dimanche : Guil (63 cm à l’échelle sous le pont après la triple chute)

Parcours : Triple chute -> Maison du Roy

Certains décident pas forcément par choix de passer la triple chute. Tous sont magnifiquement bien passés. On notera le bain d’Anna à la fin du passage mais on soulignera son courage d’avoir essayé.

Le reste de la descente se poursuis très bien jusqu’à la grille que Christelle et Anna décident de porter. Nicolas Re tente un passage de la première chute qui se transformera en soleil avec tentatives d’esquimo foireuses. Ce qui se conclue par un bain et un bateau qui part loin, très loin… Mais comme il est bien éduqué, le bateau s’arrête en cravate en rive droite dans un endroit accessible depuis la route (ce qui n’est pas une mince affaire sur le Guil). Nicolas F fera lui aussi un Soleil mais l’esquimo sera réussi.

La descente se poursuit jusqu’au tunnel où Christelle baigne. Super Raph récupère donc son bateau. Les filles décident d’arrêter les frais alors que les garçons poursuivent avec reprise pour Nicolas Re. Pendant la petite partie restante, Jérôme fonce bille en tête alors que Raph doit vider son bateau (la faute à un bouchon oublié). Dernier passage, Nicolas Re passe non pas 1 mais 2 esquimo (revanche par rapport à la grille). Pour conclure sur le Guil, il y a toujours des sketchs aujourd’hui ce n’était pas le pire.

Petite pause repas avec les restes et la décision est prise d’aller sur les gorges de Presles.

Arrivés là-bas, Jérôme retrouve un groupe de son âge mais personne du club ne souhaite naviguer. Faut dire que l’appel de la glace sera le plus fort.

Ainsi se termine ce magnifique week-end dans les hautes alpes.

participants : Raph, Christelle, Anna B, Jérôme, Nicolas F , Nicolas R

Ils sont venus , ils sont tous là… rassemblement du 10 Juin St Pierre

Ils sont venus , ils sont tous là… de 0.1 à 75 ans , de Thomas  à Maryvonne, depuis celui qui ne sait pas encore marcher aux experts de la navigation ou natation en eaux vives

Une quarantaine de personnes est passée faire signe…… et tous n’étaient manifestement pas venus pour naviguer

Le reste des photo dans l’onglet vidéo/photo

 

 

WE Vézère: Merci J-S G.O.

Lieu: Haute-Vézère (Corrèze) à Treignac
Température idéale, Gros orage le samedi
Lâcher: 15m3/s
Participants: 16 personnes de CKDM, CKTSV et covoitureuse

Pour ce dernier weekend prolongé, direction la petite ville de Treignac en Corrèze où à lieu le traditionnel rassemblement de la Vézère.

Samedi 03/06

Rendez-vous au CKTSV à 8h30 pour la majorité du groupe.

Optimisation des véhicules (le camion +2 voitures). JS s’occupe de l’organisation: RDV est pris au départ puis à l’arrivée puis au parking intermédiaire pour récupérer les accès, les gobelets VEZERE 2017

Tout le monde se retrouve donc au parking des rivières à Treignac aux alentours de 13h. Certains étant en avance car ils connaissaient la route et n’ont pas eu besoin d’un ou plusieurs GPS, ils prirent les pass avec les tickets pour la pasta party et la tombola du dimanche soir.

JS s’occupe de l’organisation : se restaurer, puis vient le moment de prendre des décisions : la navette, on la fait avant ou après ? On se change sur le parking ou à l’embarquement ? Les affaires sèches, on les met dans quel véhicule (le camion, la voiture de Blaise, de Pierre-Yves ou celle d’Anna) ? On s’arrête à la centrale de Chingeat ou au pont de Lapeyre ? Où dort-on ce soir ? etc …

Le camion, la voiture de Pierre-Yves et la voiture d’Anna doivent descendre mais ça c’est la théorie. Car dans la pratique, la voiture d’Anna descend en suivant le camion et c’est tout !

On a oublié de faire reformuler les consignes à Pierre-Yves qui est donc resté au départ !

La descente se passe bien malgré quelques bains de certains : Eric (mais ce n’est pas de sa faute…), Hervé, Nicolas G. pour ne citer qu’eux.

Pour ceux qui ne connaissent pas la Vézère : C’est une très très belle rivière bordée d’arbres (d’environ 1,50 m de diamètre dixit l’organisateur du rassemblement) avec des passages que l’on passe à vu et où on peut facilement jouer. Une rivière idéale pour travailler les célèbres bac-stop-reprise. Rivière que l’on pourrait qualifier d’école.

Au vu de l’heure de retour au parking des rivières (19h30-20h), le groupe prend la direction du bivouac. JS s’occupe de l’organisation aidé de Blaise ….Après quelques demi-tours liés à des erreurs de navigation, nous arrivons au bivouac à 21h10 précise car dans une voiture dont je tairai le nom, il a rapidement été question d’un plan de secours en gîte si le bivouac n’était pas trouvé à 21h15.

Dimanche 04/06

Même si la veille, le bivouac ne payait pas de mine, on change tous d’avis le lendemain avec le lever de Soleil sur un petit étang qui fut magnifique.

Nous avons pris notre temps pour le petit déjeuner afin de profiter au maximum de la vue et du Soleil.

Une fois n’est pas coutume : quelques demi-tours plus tard et après l’appel à un ami, nous nous retrouvons au village vacances de Treignac. Le plateau repas est assez conséquent, l’ambiance est plutôt bonne même si certains membres du groupe font bande appart sous prétexte que la table n’est pas assez grande.

 

Le matin , on navigue en plusieurs groupes (sauf Nicolas qui préfère le brownie 😉 )

Lors de la seconde descente de la journée, récupération d’Anna et Nico Re (qui ont abandonné le groupe pour naviguer avec des albigeois) au niveau du parking des rivières.

Ils ont mené un petit groupe tambour battant jusqu’à la centrale avec une descente effectuée en moins d’une heure.

Fin de la journée au parking des rivières avec le tirage de la tombola (gros lot : un kayak Freestyle). Tout le groupe ayant été inscrit au même moment, nous avions tous des tickets de couleur jaune et je pense objectivement que c’est la couleur qui est sortie le moins de fois … Evidemment, nous n’avons rien gagné !

Après avoir mangé une petite assiette de columbo (certains en reprirent), rapide partie de molky où Raph a écrasé la concurrence puis partie de tarot (sur le parking puis au bivouac) où Anna n’a jamais pris le chien (comprendront les joueurs de tarot) et où Raph ressentit la nécessité de se faire aider.

Lundi 05/06

Comme la veille, lever sous un beau Soleil, petit déjeuner agréable avec croissants et pains au chocolat.

Le matin , Julie découvre ce qu’est un crapaud, elle est ravie.

Pliage de tente (on notera Nico G. plus à l’aise avec sa tente 2’’ que Blaise), chargement du camion, des voitures et enfin décollage pour la dernière navigation du week-end.

Départ du parking des rivières jusqu’à la centrale de Chingeat. Niveau d’eau encore un peu plus bas que les jours précédents, le lac en amont du barrage serait-il vide ?

Malgré tout cela reste un bonne descente avec beaucoup de bac-stop-reprise pour tous, pas de bain et beaucoup de plaisir.

Dernier repas commun, photo de groupe et chacun arrive chez soi pas trop tard pour une fois.

Toujours sympas ce rassemblement de près de 400 kayakistes.

 

Par Nicolas R. surtout et Bertrand V. un peu.

 

Y a pire comme we : 8 rivières en 4 jours sous 30° – Ascension 2017

Y a pire comme we

En attendant le CR : Ubaye + Bachelard + Guil + Durance + Gyr + Onde + Gyronde + Clarée

Tout cela pour la modique somme de 2 ou 3 bains à 8

==> Participants : Raph, Léo, Alessandra, Anna , Nicolas F, Jérôme , Christelle , Stéphane  et en renfort Alexei + un autochtone pour la Clarée

 

Bienvenue à l’hôtel Gorge V

Lundi 8 mai 14h :

C’est la fin du week-end Hautes-Alpes et retour sur Lyon pour beaucoup. La parité, déjà pas très marquée s’effondre. Nous somme 3 (Nico F, Jérôme, et Bibi)  à prolonger le séjour.  Maintenant il faut que l’on s’organise pour l’Italie, ou pas… Jérôme sentant la navigue de milieu d’aprem dans les Combes de Château-Queyras tombe dans une narcolepsie post digestive. Nous tchequons les niveaux et météo autour d’une mousse. Du ciel couvert, des températures moyennes, un peu de pluie, la fenêtre de tir italienne ne s’annonce pas idéale. Va falloir oublier l’option de simplicité du Sesia et ruser pour profiter de bons niveaux. En attendant mission 1 : trouver un magasin ouvert le 8 mai à 18h, on le trouve un peu par miracle et avec un gros travail d’équipe. Blanche Neige sort de son sommeil et fait remarquer qu’il y a un magasin bio qui vend des huiles essentielles. Nico, qu’il y a une pancarte indiquant qu’il s’y vend aussi du pain, des fruits et des légumes, et enfin je fais remarquer que le magasin est ouvert. Découverte d’1 ou 2 fruits et légumes inconnus à ma connaissance, mais je ne sais toujours pas si le Pomélo c’est plus proche du pamplemousse ou de l’orange. Heureusement il s’y vend aussi des Chips des saucisses et du beurre, les basics sont là.

Mardi 9 mai 11h20 :

Le bateau de Nico décide de dévaler l’ébouli tout seul  et de commencer la navigue en solo (comme le nom du modèle l’indique) dans la Combe Chauve du Guil. C’est tout de même étrange cette mode 2017 des bateaux à prendre la fuite (Saine, Luech, Gourdouze,… ). Nous avions retrouvé au préalable les 2 autres zigottos (Blaise et Guillaume) inscrivant une performance à leur tableau, le 1er vient de Bordeaux, le 2ème de Roumanie, et se retrouvent à Décines à 22h45 pour arriver à Guillestre à 2h du mat. Coté navig, un début en 2 (où visiblement le solo s’en est pas si mal sorti tout seul), une section en 5 dans laquelle le solo n’a pas voulu s’engager et où ça porte beaucoup par manque d’eau. Notons un passage qui mérite son 6 officiel, rarement passable car il faut beaucoup d’eau et mieux vaut taquiner la pagaie pour le passer, bref, la définition académique du 6. A la fin du défilé en V, un bloc sur lequel il faut slider. A partir de là c’est 2km de 4/4+ de pur bonheur avec des seuils comme on les aime, les couleurs se diversifient. Happy Ending sur le bas Guil, les casques intégraux et coudières peuvent paraitre un peu superflus. En somme, les combes c’est vraiment un beau parcours, mais il faut supporter faire 700m en 1h30, parcours plus impressionnant de la route que sur l’eau.

2 énervés noctambules finissent la journée par une petite Guisane, l’ayant fait 2 jours plus tôt les 3 autres font la navette ou commence la route vers l’Italie.

Mercredi 9 mai 8h30 :

Blaise est bien étonné de l’entrain de tous pour naviguer sur la Germanesca. Nous avons été rejoints dans la soirée par Thibaut, Estéban, et Kevin, des gars du 05. Le squat proposé par Blaise à l’embarquement est 5 étoiles, rien à redire.  Au menu du jour un petit niveau d’eau pour descendre la Germanesca à partir de Perrero, mais ça permet d’envisager un rapide sérieux. En haut de ce rapide on attend  son tour dans le contre, ban ok  le rapide est long, mais plus les bonhommes passent et plus ils mettent du temps à en sortir. A la vue des vidéos, je comprends mieux pourquoi, rappel, eskimo dans les contres, chacun impose son style.  La suite reste de la grille en 4 entrecoupée de 4 barrages +/- passables. On laisse pour une prochaine fois un affluent très prometteur, en tout cas sur ses 50 derniers mètres avec de magnifiques seuils. Parcours à refaire avec plus d’eau et du soleil.

16h00 :

Le créneau semble idéal pour découvrir le P1 de la Germanesca de Massarello, mais pluie et petit niveau nous rendent difficiles, on hésite, et puis l’on tranche, GOgogogo !!! Je ne sais pas si vous avez déjà vu la vitesse d‘intervention du GIGN ou du Shin Beth, mais grosso on est quasi aussi efficace, le Krav Maga en moins.  Une fois sur l’eau en 15 secondes, on passe en mode Edith Piaf (non rien de rien,…). Des petits seuils de 0,25 m selon Jérôme depuis la route se transforment en marches bien marquées, un vrai plaisir. Fin du parcours en 1h, on remonte à la voiture, on reprend nos quartiers au squat, on repère les gorges du lendemain, beaucoup (trop) de questions se posent, je me monte tout un film, paranoïa quand tu nous tiens.

Jeudi 10 mai 10h00 :

Mon appréhension n’est pas redescendue, il a plu toute la nuit, le matin je regarde le niveau d’eau, et même avec de la volonté mon esprit a du mal à me convaincre que les niveaux sont montés. Je me focalise donc sur un autre problème, les rocher sont supers glissants, est-ce bien raisonnable d’aller dans une gorge avec des bords glissants ? Et puis cette pluie, ça va finir par faire monter les niveaux à un moment, non ?  Ban bah comme d’habitude, au final j’embarque, le débit restera stable, l’arrêt de de la fonte compensant les précipitations. Ça ouvre fort et vite,  ce qui n’est pas plus mal, tout ce qui est fait n’est plus à faire. On tombe sur un 1er  seuil difficilement sécurisable, on repense au topo « difficulté progressive » ban bah ok ça s’annonce bien. 50m plus loin, un seuil glissière finissant dans un rouleau ;  Ohhlaaaaa  tout doux !! La progression est un peu rapide là. Un rocher surplombe le rapide rendant le coin majestueux, Esprit des sections 5 es-tu là ?  On arrive sur les parties repérées l’avant-veille, la veille et le matin. 2 portages envisagés, mais les 2 passages seront franchis. Notons que Guillaume trouvant que les goulottes de 5m de dénivelé en étroiture ce n’est pas drôle en avant, décide de passer sur le toit et à l’envers à la suite d’un stop loupé, heureusement que le système de notation de Blaise n’a pas été appliqué lors de ce séjour, …. Ensuite viens une ligne droite engorgée sur 400m avec un bon 10% de pente et un must run. Portage sur une grille pourrie avec un siphon puis débarquement après la confluence qui permet de refaire 200m très plaisants. Enfin, bière du jour au nom adéquat  la« cascade ».

Vendredi 11 mai 13h00

Blaise sombre doucement mais surement dans un siphon. Heureusement le gaillard a des bons reflex et garde son sang-froid. Il était temps que l’on arrive sur le rocher pour le tirer par le gilet. Ban on ressort le bateau par le bas, mais pas trop envie de vérifier si le Blaise serait passé aussi.* nota bene *, une câble téléphonique traverse la rivière à ce niveau. La navigation avait commencé sous le soleil. 1ère surprise une fois à l’embarquement les rochers sont plus gros qu’il en avait l’air depuis le pont. Aujourd’hui on recherche une navigation un peu moins stress et plus roulante, la classique de la Verzasca parcours ouvert semble pouvoir remplir les conditions,  même si au menu c’est 4/5 annoncé.  Un peu plus loin on sécurise un seuil, manque de pot, Guillaume barbote dans le rappel d’au-dessus, on transfert rapidos la sécu encordée, le bonhomme est récupéré, je saute pour le bateau, manque de pot, le genou tape contre un caillou immergé à 0,2m sous l’eau. Ça pique,  mais de vous et moi, à choisir je préfère la carte mystère « vous heurtez un caillou » que la carte « vous prenez un siphon, ne passez pas par la case départ ».  Malgré les déboires, un superbe parcours hyper naviguant. On laisse la gorge de la Verzasca à  ce niveau pour les grosses pointures qui passent, se ramassent, et reprennent comme si de rien n’était sur le seuil de Lucifer (Lucifer rutshbahn).

L’idée de retourner au spot de la veille ne fait pas l’unanimité, parce que la vallée du San-Bernardino ce n’est pas à côté, et que la polizia munizipale était venue faire sa ronde juste après le remballage de tente. On se dit que l’on va regarder à quoi ressemble le Cannobino. Au-dessus du 1er Pont la gorge est super profonde (estimation 150 à 400m), il parait qu’il y a des échappatoires, impressionnant …   Ce n’est pas le tout mais il faut trouver à loger ce soir, un squat avec point d’eau et toit marque des points, mais la proximité de la route et de la ville est rédhibitoire (M. Josset étant exigeant sur son confort nocturne). Nous optons finalement pour un camping, les prix sont raisonnables, on prend peur en rentrant dans le camping, car  il n’y a que des emplacements à camping-car avec juste la place pour un camion et pas un poil d’herbe. Le gars à l’accueil nous a pourtant certifié que nous arriverions à caser nos 2 voitures et 5 tentes, et effectivement il nous trouve un recoin ad-hoc ou Nico pourra même monter son hamac. La douche chaude compense les petits galets sous la tente et il y a tout de même moins de passage dans la rue voisine (et heureusement car pour le peu de voiture qui passent, ca résonne et l’on a l’impression que l’on va se faire rouler dessus).

Samedi 12 mai 11h00   

J’hésite à naviguer car le genou ce n’est pas ça, mais lorsque je vois le San Bernardino sous le soleil avec un niveau d’eau idéal, la décision est prise. Avec Blaise on fait la navette, et le mec qui se plaignait de son genou il y a 2 lignes propose de laisser les voiture en bas et de remonter en stop les 4km,… Il faut dire que la vallée est étroite et que garer une voiture à l’entrée d’un parc national dans une zone interdite de stationnement un samedi où les touristes vont affluer, c’est peut-être être joueur. Ban coté affluence de touristes, ça se discute, il nous faudra pas loin de la ½ heure pour qu’une voiture passe. Sur l’eau c’est le paradis, des beaux passages, en comparaison de la Germanesca on gagne une classe de beauté et une classe d’engagement, c’est dire. Quelques must-run à ce niveau en IV.  On se dit que l’on aurait eu l’air malin d’embarquer la veille avec beaucoup plus d’eau.

Flash-back – Jeudi 19h00.     

Petit détour involontaire pour Jérôme, la Logan, moi, et nos cartes italiennes ou une ville de 10000 habitants est représentée par un point noir. Nous atterrissons dans un bled miteux dont la seul façon d’en sortir est de revenir sur nos pas (mais ça on ne l’aura pas compris immédiatement), moralité 1h de perdu. Je trouve mon covoitureur relativement calme pour l’occasion, on arrivera à prendre encore 2 autres mauvais chemins. La fin qui aurait pu s’annoncer très compliquée se déroule sans accroc, ça a du bon de vérifier sur Streets View les débarquements. On retrouve les autres sous la pluie (oui la même pluie qui ne s’est que rarement calmée depuis le matin de la Germanesca).  Le squat du soir, une chapelle avec un préau, ça c’est idéal pour manger et faire le benedicite. Pour dormir c’est moins royal, j’opte pour la Logan, Jérôme et Blaise squattent un petit jardin privé derrière la chapelle, Guillaume et Nico dormirons sous le préau et n’oublierons pas de faire leurs prières au petit jésus. Le matin la rivière est engageante, mais on est au-dessus des maxi, décisions est prise de revenir le lendemain.

Samedi 14h

Cette fois c’est sur nous en avons bien fini avec toutes les acmées du séjour. Après un dernier bain homologué de Guillaume ?vidéo à suivre ? Les grilles du San Bernardino deviennent plus simple et on voit le font à 5m de profondeur, purée que c’est beau cette rivière.  En somme 5 jours de navigation et des parcours de qualité voir pour certain de qualité mondiale (mais pas de tout repos), ce qui ne paraissait pas gagné avec les conditions annoncées au début du séjour

Retour sur Lyon en passant par Grenoble, pour une fois la Dora Ripeiria qui descend de Montgenèvre côté italien est en eau, mais à 18h, on ne joue pas aux aventuriers.