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Byaisse – Gir – Guil – 10/11 Juillet 2016

We marqué par quelques premières pour certaines d’entre nous et pas seulement au niveau de la rivière

Byaisse IV (5-) ( niveau d’eau moyen bas, ~ 70 m3 sur la Durance et 45 cm à l’échelle du Guil)

Bain le plus rapide de sa carrière pour l’un d’entre nous … dès le 2ieme coup de pagaie !

Le départ de la Byaisse est assez propice à ce type de performance. Environ 3/4h pour faire les 20 1er mètre de rivière sur la Byaisse – une succession de 3 petits seuils – entre barbotage, sécu et embarquement un peu scabreux. Les randonneurs ont gouté au spectacle et Raph…. à la vue plongeante sur la randonneuse qui se penchait pour lui tendre sa pagaie depuis la passerelle.

Les 20 m du rapide du « Casse Tibia » nous ont également occupé une bonne heure …. même si le rapide en lui-même se limite à ~ 15 secondes de navigation. Florian a eu la bonne idée d’enchainer le S d’entrée avec son bateau de 3 mètres, tout à vue et en marche arrière. Il s’est retrouvé sur le pleureur du milieu toujours marche arrière mais dans une situation nettement moins stable. Sur le bord, on s’est tous dit « ben, j’aimerai pas être à sa place », lui très zen et profitait de la vue imprenable qu’il avait sur rapide.

Le temps qu’on ne sache pas quoi faire pour l’aider, il est partie en marche arrière sans pagaie dans la suite du S et la position instable s’est transformée en position casse gueule puis carrément en position humide quelques secondes plus tard. Le temps de décravater le kayak 50 m plus loin, de couper l’arbre qui le coinçait, de remonter repérer le passage, de passer le S d’entré, de faire un stop avant le seuil final, de repérer à nouveau le seuil final au cas où il aurait bougé en 3’ …etc,etc . Bref, 1h.

Le reste du parcours peut globalement se faire à vue. Certains l’ont trouvé bucolique avec ses sommets enneigés, ses cascades qui dégueulent, ses sous-bois propices aux champignons, d’autres – notre surfeur hawaïen en loccurence – plus anxiogène avec sa visibilité réduite, ses branches en plein milieu qui transforment un anonyme passage II en débandade collective, ses centaines de cailloux au m2

Gyr IV/IV+ & Guil III/IV (4+)

Autre perf du we

2 pagaies perdues par la même personne dans le même we.

Là où ça devient carrément admirable, cet homme – charpentier de profession, bucheron pour simplifier – a réussi, après barbotage, à
– tenir son bateau dans un Gyr à 18h, retourner au bord, repartir avec la pagaie de secours
– tenir son bateau dans Château Queyras, retourner au bord !!, repartir avec la pagaie de secours

Et dans Château Queyras, franchir les 1.5 m qui amène du milieu de la rivière à la berge, prend une bonne 1/2h. Il faut d’abord trouver un pleureur accueillant , s’y vautrer dessus tout en tenant son bateau plein d’une main, se redresser, vider son bateau , balancer la corde en espérant qu’elle se prenne dans la via ferrata du dessus. Echouer. Revider son bateau car le lancée de corde nous a déstabilisé, re-balancer la corde mais cette fois en visant un Italien sur le bord ( ils ont inventé les via ferrata fera remarquer Raph). Echouer. Faire l’inverse et solliciter l’Italien qu’il nous balance plutôt sa corde. L’attraper, 2 fois même, une fois pour le bateau, une fois pour soi. Tout ça sous l’œil goguenard de son pote en tongues, plagiste de profession, qui n’avait plus de corde depuis veille (Cf. Gyr ) et préférait embarquer plus bas Puis prendre la via ferrata, assuré par l’élastique du maillot, pour aller récupérer la pagaie de Raph arrêté dans un contre en dessous. Reprendre la via dans l’autre sens mais avec la pagaie entres les dents. Rembarquer et repartir à fond.

Certainement le seul individu a être entré dans la combe de Château Queyras à 10h30 pour en sortir à 11h15.

Le reste, plus classique, ciel limpide, 34°, 31° à l’ombre dans la Combe, eau turquoise , filles en bikini sur la berge, 45 à l’échelle. Et on ne remerciera jamais assez la DDE qui a eu la bonne idée de balancer un bloc de 10 tonnes au milieu du Millenium, ce qui évite de se poser trop de question.

Participants : Raph, Pierre Yves, Florian , Jérôme

Sortie Haute Alpes – 21/22 Juin

Départ vendredi soir.

Avec Alessandra, on retrouve les d’jeunes au MacDo à l’entrée de Grenoble pour casser une petite graine ensemble. Puis tout le monde se remet en route vers le Casset pour passer la nuit.

 Samedi.

On attaque par un Gyr et son unique rapide de 4 bornes (III+/4-), histoire de s’échauffer, de se remettre dans le bain pour Alessandra ,de re tester son esquimautage pour Marie Laure. Avant le plat de résistance de la journée, la Byaisse. Un affluent de la Durance en IV (5) qui se jette aval du bassin de l’Argentière.

On remonte la vallée de Freissinière. M@#&.. y a de l’eau, peut être un peu trop pour nous. On laisse une bagnole à l’arrivée au niveau du gros V. « Et c’est tout le long comme ça ?» hasarde je ne sais trop qui. « Non, c’est le plus dur. Mais on s’arrête avant ». Soulagement dans l’équipe mais le doute reste palpable

On s’engouffre néanmoins dans la voiture de Raph en direction du départ. Tout le monde souhaite voir ce fameux départ qui peut occasionner les bains les plus rapides d’une carrière.

On embarque sur un pleureur, on met sa jupe avec délicatesse, on se penche en avant, on donne un coup de pagaie et on tombe 1 bon mètre plus bas dans une vasque. Puis 2 coups de pagaie et 2 m plus bas dans une vasque, puis 3 coups de pagaie et 1 m plus bas.. Superbe mais beaucoup d’eau. Le pleureur a disparu, le 1er seuil ramone carrément et pousse fort sous la falaise à droite, le 2ieme est moins craignos…..mais il faut y arriver. Et accessoirement, un arbre limite la prise d’élan du 1er seuil.

On tergiverse 10 minutes autour de la voiture puis on décide de ne pas embarquer.

Qu’à cela ne tienne, on a le choix, il y a de l’eau partout.  On décide de se rabattre sur les gorges de Prelle.

La déprime. Le barrage lâche un pauvre 0.20 ou 0.30 à l’échelle, là où le parcours en supporte 30 ou 40 de plus sans s’affoler. On embarque quand même, fatiguer à l’idée de reprendre la bagnole pour aller sur le Guil. Le parcours reste assez plaisant, du II/III  dans un cadre sympa et sous 35°. Cela  est l’occasion de se frotter à quelques grilles à la fin de l’infran que l’on porte habituellement, ou de passer le seuil merdique qui marque l’entrée de la gorge finale

17h30 on débarque à l’Argentière. Raph n’est pas rassasié. Depuis 1h et demi, l’écho dans les gorges de Prelles me renvoie des « fournel, fournel  » à intervalles réguliers. Pas de méprise, il s’agit d’un sympathique affluent de la Durance que nous avions repéré 15 jours avant lors du we de l’Ascension.

Qu’est ce qu’on fait ? On réfléchit ……pas, on y va fonce au départ.

Il est déjà tard. On décide de ne pas faire la partie haute, trop naturelle, trop d’arbres…, et de se cantonner à la partie basse, bien artificielle. 2 km de classe II/III en continue entrecoupés d’une douzaine de barrage de 1 à 6 m. On embarque. Au bout de 100m , je vois le Raph qui s’agite devant moi, essayant vaguement de croiser les bras au dessus de la tête avec sa pagaie, tout en essayant de faire des dénages et d’enlever la jupe. Il y arrive. Derrière, nous comprenons qu’il ne faut pas trainer pour débarquer.  Des arbres barrent la rivière.

La suite de la descente sera plus linéaire …. et aussi plus verticale. La sensation est grisante de se trouver au départ d’un enchainement de 2- 3 barrages. La rivière disparait 10 m devant nous, il ne reste que la dernière vaguelette à l’aplomb de la rupture. Des arbres, il ne reste que la cime.

On débarque pour regarder le 4ieme. 4-5 m, ca commence à faire haut d’autant que les réceptions sont sujettes à caution. Marie Laure qui n’a jamais dépassé les seuils de 1m cherche du réconfort auprès des personnes plus avisées. Elle n’en n’obtient pas.  Une analyse, des conseils pertinents……., « euhh ! ben euh !!! tu pagaies quoi ……. euhh à mach 2 ». « Ok Merci les gars » . Le 6ième est encore plus sujet à caution. Il faut rajouter un bon mètre et certainement en enlever un peu à la réception. Il sera passé au cri « Allahu akbar ». La suite jusqu’au débarquement sera  moins stressante pour la tête et traumatisante pour le dos.

21h,camping de l’Argentière. Bien calmé par la journée et affamé.

Alessandra jette un paquet de pate dans l’eau bouillante…. qui se retrouve par terre 10’ plus tard, par le truchement d’une procédure d’égouttage élaborée et appliquée – je cite – « step by step » par notre experte agro alimentaire. L’abattement se lit sur nos visages. On se rabat sur le vin et la bière. Raph inspiré par tous ces barrages qui s’érigent vers le ciel et passablement imbibé, ne tarde pas à se glisser dans les bras de Morphée et dans la tente de Marie Laure, des rêves de giclées plein la tête – je cite à nouveau -.

Dimanche

Petite forme générale, les ambitions sont revues à la baisse, certains trainent encore des stigmates de la veille sous forme de cotes trop flottantes

On se contentera d’une basse Guisanne mais dans des conditions idylliques. 3 stops, soleil de plomb, eau translucide

Café au Lautaret et retour sur Lyon avant les bouchons

Participants : Alessandra, Marie Laure, Raphaël, Jérôme