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CR de la sortie Hautes-Alpes du 23 au 25 mai 2015  :

Souvenirs lointains mais alors lointains !!!

Ca a commencé comme dab : rdv au club, de la route, mais une fois n’est pas coutume on bifurque sur le col de la Croix-Haute et arrivons sur la Durance par le bas.

N’attaquons pas trop vite, allons poser les affaires au camping. LE CAMPING ! première bonne surprise, au bord de l’eau, personne, des bons emplacements un barbeuk et pas chère ! Gardons le spot caché J . Enfin, ce genre d’info ça s’échange contre une bière minimum.

On embarque à proximité de la confluence avec le Guil. Un vent pas très chaud et rien de sérieux à se mettre sous la dent. Arrive le Rabioux, et là un sketch très très collectif. Le repérage pendant la navette m’ayant convaincu que la vague avait bougé,  je décide de tenter la passe plein milieu dans le trou (au lieu de la belle chicken à gauche). Moralité : 1 qui passe bien, 2 refus d’obstacles, 3 bains, 4 eskimos. Et puis tant que l’on y est on enchaine, la partie sous Rabioux s’annonce bien plus sympa qu’au-dessus, de beau train de vague même en péniche de 300l on se fait plaisir ! 80 cubes je crois, mais le faire à 300 cubes doit être encore mieux !!

Ca bouffe, ca discute en prévision du Mont-Ventoux du kayak, le Guil. Le genre de rivière où les sketchs sont garantis. Cela met la pression à ceux qui la découvre, la redécouvre et accesoirement encadre ! On embarque à Aiguille. Notons la présence de saloperies de fourmilles à l’embarquement au pied des pistes en rive gauche, vraiment violentes. Heureusement que les fourmilles ne font pas 1m au garrot, sinon l’homme aurait un prédateur ! Le début se passe bien, et puis ça prend de la pente et à l’instar de la classique ca cours vite sur cette section aussi. Une pagaie à moitié cassée, un décravatage, security for the girls by the girls, rien à dire l’exercice parfait pour roder les troupes! Un peu de marche et de temps pour que tout le monde remette les fesses dans son bateau. Arrivé à la fin, bah faîtes gaffe aux péniches de 300l qui n’attendent pas leurs proprios pour retourner à l’eau. Heureusement les potos en aval l’empêchent de faire les combes de Château Queyras tout seul.

Au passage, le château est en vente pour la modique somme de ou 2 M€, avouez que ça aurait de la gueule comme club house. Rare sont les motivés pour les combes, beaucoup plus pour le repas. On bouffe sur le pouce, mais il ne fait toujours pas trop chaud. Une demi-heure de démocratie active, quelques surchauffes cérébrale à force de réflechir à l’orga et la finalité c’est qu’il y en a 3 qui vont en bassin à Saint-Clement pour réviser leurs gammes. Le reste embarque sur la classique au-dessus ou en dessous des triples. Le débarquement intermédiaire est prévu au-dessus de Mini-gyr. On arrive à la triple, ça reste hostile bordel ce coins pas un arbre, only Rock and (R.)Waters  !! Dans ce chaos on rencontre Jérome et Marie qui étaient du côté du bfk la veille.  Il y a aussi plein de monde et même des flamands (roses) !! 70 à l’échelle même conditions que l’année dernière, il va y avoir du sport !!    Notons l’eskimo express de Billal qui reste sur la bonne ligne, rien à redire!! Tout se passe bien jusqu’à mini-gyr, un portage des plus efficaces jusqu’à la mitraillette. Et puis après comme d’hab, un bateau qui part pleine balle, un nageur à récupérer.  Ca nous emmène au passage du tunnel. Pensant que derrière ca se calme et craignant la tchourre avec les disparitions de matos de la veille au bfk (craintes non fondées, mais que voulez vous) j’enchaine pour récupérer un zet. Entre temps un groupe de belge a perdu un bateau et une pagaie.  Le temps de rattraper la pagaie, aider le belge à récupérer son bateau, lui dire que sa blue paddle is on the right side of the river if he want to take her, et bah le zet est sur le bord déjà vider !!

C’est décidé, cette rivière rien ne sert de courir, celui qui perd son bateau est éliminé de la partie, il fait du stop sur la route et récupère son kayak dans le lac, c’est la solution la plus simple si l’on ne veut pas éparpiller le groupe. Notons également qu’il reste du dossier après le rapide du tunnel !!    Bref on n’est pas descendu pour rien, puisque l’on récupère 2 bateaux de gens qui sont tombé à l’eau par la suite.  Pour ma part on me propose de faire Château-queyras jusqu’au Millénium, je dis non , on m’influence, je dis oui. Et là ca enchaine vite, 25mn pour les 2 combes pas le temps de voir le paysage, ne comptez pas sur moi pour vous servir de guide pour la prochaine… Pendant ce temps Le reste de la troupe fini en effectif réduit le Guil, la prochaine sera la bonne, il parait que certains s’amusent à tester la flottaison des pagaies… Retour au camping tout le monde est bien crevé.  Le soir ca papote et le rouge tache,  Guisane ou Gyronde, finalement ce sera Ubaye. On est quelques-un a embarqué aux exinfran du haut, faut dire qu’on a encore la ligne (enfin surtout les chicken) bien en tête, en parlant de ligne, cette fois pas de pécheur. Le reste de la troupe nous rejoint, la rivière est à 25cube enfin je crois, à ce niveau c’est très plaisant sous un beau soleil, pas de gros trou pas de gravière mais c’est technique et il y a de quoi s’occuper.  Et puis la suite c’est retour sur Lyon.

Participants :

Aless, Sam, Pascale, Nico Renvoisé, Christelle, Stéphane, Bertrand, Billal, Thibo, Raph

Sortie Haute Alpes – 21/22 Juin

Départ vendredi soir.

Avec Alessandra, on retrouve les d’jeunes au MacDo à l’entrée de Grenoble pour casser une petite graine ensemble. Puis tout le monde se remet en route vers le Casset pour passer la nuit.

 Samedi.

On attaque par un Gyr et son unique rapide de 4 bornes (III+/4-), histoire de s’échauffer, de se remettre dans le bain pour Alessandra ,de re tester son esquimautage pour Marie Laure. Avant le plat de résistance de la journée, la Byaisse. Un affluent de la Durance en IV (5) qui se jette aval du bassin de l’Argentière.

On remonte la vallée de Freissinière. M@#&.. y a de l’eau, peut être un peu trop pour nous. On laisse une bagnole à l’arrivée au niveau du gros V. « Et c’est tout le long comme ça ?» hasarde je ne sais trop qui. « Non, c’est le plus dur. Mais on s’arrête avant ». Soulagement dans l’équipe mais le doute reste palpable

On s’engouffre néanmoins dans la voiture de Raph en direction du départ. Tout le monde souhaite voir ce fameux départ qui peut occasionner les bains les plus rapides d’une carrière.

On embarque sur un pleureur, on met sa jupe avec délicatesse, on se penche en avant, on donne un coup de pagaie et on tombe 1 bon mètre plus bas dans une vasque. Puis 2 coups de pagaie et 2 m plus bas dans une vasque, puis 3 coups de pagaie et 1 m plus bas.. Superbe mais beaucoup d’eau. Le pleureur a disparu, le 1er seuil ramone carrément et pousse fort sous la falaise à droite, le 2ieme est moins craignos…..mais il faut y arriver. Et accessoirement, un arbre limite la prise d’élan du 1er seuil.

On tergiverse 10 minutes autour de la voiture puis on décide de ne pas embarquer.

Qu’à cela ne tienne, on a le choix, il y a de l’eau partout.  On décide de se rabattre sur les gorges de Prelle.

La déprime. Le barrage lâche un pauvre 0.20 ou 0.30 à l’échelle, là où le parcours en supporte 30 ou 40 de plus sans s’affoler. On embarque quand même, fatiguer à l’idée de reprendre la bagnole pour aller sur le Guil. Le parcours reste assez plaisant, du II/III  dans un cadre sympa et sous 35°. Cela  est l’occasion de se frotter à quelques grilles à la fin de l’infran que l’on porte habituellement, ou de passer le seuil merdique qui marque l’entrée de la gorge finale

17h30 on débarque à l’Argentière. Raph n’est pas rassasié. Depuis 1h et demi, l’écho dans les gorges de Prelles me renvoie des « fournel, fournel  » à intervalles réguliers. Pas de méprise, il s’agit d’un sympathique affluent de la Durance que nous avions repéré 15 jours avant lors du we de l’Ascension.

Qu’est ce qu’on fait ? On réfléchit ……pas, on y va fonce au départ.

Il est déjà tard. On décide de ne pas faire la partie haute, trop naturelle, trop d’arbres…, et de se cantonner à la partie basse, bien artificielle. 2 km de classe II/III en continue entrecoupés d’une douzaine de barrage de 1 à 6 m. On embarque. Au bout de 100m , je vois le Raph qui s’agite devant moi, essayant vaguement de croiser les bras au dessus de la tête avec sa pagaie, tout en essayant de faire des dénages et d’enlever la jupe. Il y arrive. Derrière, nous comprenons qu’il ne faut pas trainer pour débarquer.  Des arbres barrent la rivière.

La suite de la descente sera plus linéaire …. et aussi plus verticale. La sensation est grisante de se trouver au départ d’un enchainement de 2- 3 barrages. La rivière disparait 10 m devant nous, il ne reste que la dernière vaguelette à l’aplomb de la rupture. Des arbres, il ne reste que la cime.

On débarque pour regarder le 4ieme. 4-5 m, ca commence à faire haut d’autant que les réceptions sont sujettes à caution. Marie Laure qui n’a jamais dépassé les seuils de 1m cherche du réconfort auprès des personnes plus avisées. Elle n’en n’obtient pas.  Une analyse, des conseils pertinents……., « euhh ! ben euh !!! tu pagaies quoi ……. euhh à mach 2 ». « Ok Merci les gars » . Le 6ième est encore plus sujet à caution. Il faut rajouter un bon mètre et certainement en enlever un peu à la réception. Il sera passé au cri « Allahu akbar ». La suite jusqu’au débarquement sera  moins stressante pour la tête et traumatisante pour le dos.

21h,camping de l’Argentière. Bien calmé par la journée et affamé.

Alessandra jette un paquet de pate dans l’eau bouillante…. qui se retrouve par terre 10’ plus tard, par le truchement d’une procédure d’égouttage élaborée et appliquée – je cite – « step by step » par notre experte agro alimentaire. L’abattement se lit sur nos visages. On se rabat sur le vin et la bière. Raph inspiré par tous ces barrages qui s’érigent vers le ciel et passablement imbibé, ne tarde pas à se glisser dans les bras de Morphée et dans la tente de Marie Laure, des rêves de giclées plein la tête – je cite à nouveau -.

Dimanche

Petite forme générale, les ambitions sont revues à la baisse, certains trainent encore des stigmates de la veille sous forme de cotes trop flottantes

On se contentera d’une basse Guisanne mais dans des conditions idylliques. 3 stops, soleil de plomb, eau translucide

Café au Lautaret et retour sur Lyon avant les bouchons

Participants : Alessandra, Marie Laure, Raphaël, Jérôme