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La Fontaulière – WE du 21 et 22 septembre 2013

Étaient présents: Alessandra, Bertrand S, Bertrand V, Clément, Christelle, Denis, Eric, Jérôme, Marie-Laure, Raphaël
Special guests «stéphanois»: Jacques, JP, Bernard
Special guests «locaux»: Nicolas L et son chien noir

Il était une fois une belle journée de fin d’été sur la Fontaulière… Après avoir fait la route, pour certains depuis Saint-Etienne, pour d’autres depuis Lyon, tout ce beau monde se retrouve au pied d’un barrage «James Bondien». J’étais impressionnée par les vidéos de cette rivière plutôt «aérienne». Cette journée signera pourtant le retour de ma confiance sur l’eau. Eh oui, enfin une rivière sans bain! C’est assez rare pour être noté.

Après un court échauffement au pied du barrage, le groupe s’élance motivé vers la première difficulté: une chute qui démarre par une glissière en équerre et se termine par un vol libre d’environ… 2 mètres!? Tout le monde passe sans encombre et se dirige vers une seconde chute raide mais pas très haute. Le rapide du Pestrin passe nickel ainsi qu’une troisième chute m’offrant la sensation nouvelle de tomber «à pic» avec mon embarcation.

Tout cela nous mène au Ventadour, clou du spectacle. Là se massent des dizaines de spectateurs. On se croirait presque aux J.O. tant l’affluence est grande et l’enjeu important: taper dans un ballon placé en plein milieu du Ventadour!! Ici, se crée une gradation au sein des kayakistes: il y a ceux qui touchent le ballon, ceux qui essayent et les autres… Les clameurs accompagnent les plus audacieux (je ne citerais aucun nom pour des raisons de confidentialité) et nous poursuivons sur l’Ardèche qui offre également quelques distractions.

Le camping s’approche… mais il faut faire les courses ! On trouve une fromagère qui veut nous dissuader de remonter sur cette rivière sous peine de nous voir dans le journal le lendemain. Sans l’écouter nous faisons le plein pour le brunch du lendemain qui se doit d’être gargantuesque.

Le camping paraît vide… gros contraste avec la foule du Ventadour. On plante la tente et l’on se dirige vers LA PAELLA GÉANTE. Certains subissent une attaque canine dont je ne serai heureusement pas témoin. Le choc post traumatique passé, la soirée démarre plus vite que prévu avec photos et remise de prix. Le CKTSV est relativement épargné. JP obtient une boîte de sardines customisée. Puis arrive LE POGO, danse que je qualifierais de tribale, voire virile.

Le lendemain le brunch se veut complet: œufs brouillés, bacon et fromage. Spéciale dédicace à celui qui a gratté la poêle pendant 15 minutes;-) La descente du dimanche s’enchaîne sans encombre avec une ambiance de solidarité inter clubs en cas de bain.

Je résumerais ce week-end par un mot : CONTACT. Une danse langoureuse avec grand gaz ou un pogo avec les Ardéchois en sont l’illustration la plus parfaite. Le kayak est un sport de réseau!

Tout le monde repart chez lui avec des chutes plein la tête… Eh oui c’était ma première sortie officielle en tant que membre du CKTSV!

Liens photo… pour motiver les troupes l’an prochain

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Compte-rendu de la sortie sur la Fontaulière – 22-23 septembre 2012

Participants : Marc (samedi), Christelle, Jérôme, Mathieu (dimanche), Alessandra

Etant la seule adhérente du CKTSV à pouvoir témoigner des deux jours de ce presque rassemblement de la Fontaulière, j’ai été chargée d’en rédiger le CR, bien que je n’aie pas assisté à tous les sketchs qui se sont produits au cours de ces belles descentes.

Une fois n’est pas coutume, c’est EDF qui convie les kayakistes de toute la France à venir profiter de deux lâchers sur la Fontaulière, sur les lieux du célèbre rassemblement d’il y a quelques années.

Le topo : 3 km sur la Fontaulière, du barrage de Veyrières, avec 3 ou 4 barrages à sauter (et quand je dis sauter…) et un dernier gros passage sous le regard sévère du château du Ventadour, qui donne son nom au passage. Ensuite, 3 autres km plus tranquilles sur l’Ardèche, avec un énième barrage à glissière et quelque rapide sympa.

Un soleil radieux accueille une quarantaine de kayakistes à l’embarquement le samedi. On se jette joyeusement dans l’eau agréablement froide et on se lance à la découverte de la rivière. Partie avec les grenoblois (ce qui a quelque peu vexé les villeurbannais, qui n’ont pas manqué de me faire la gueule : enfin, sauf Mathieu, Christelle et Marc), je pensais que tout le monde connaissait la route. Et bien non ! C’était une première pour tous. Pas grave, on naviguait en groupe, tout le monde s’occupait de tout le monde, sécu au top tout le long: une petite expérience de société presque parfaite.

Au premier barrage, on voit un pont en contrebas, ehm, très en contrebas, et de la brume qui se lève sur la rivière… on devine ce qu’il y a par là. Ce qu’on ne devine pas, et qu’on se garde bien de dire aux nouveaux venus, c’est que la glissière (en équerre, très pratique, surtout pour les topoduos !) vous lâche au bout de deux mètres : les trois autres qui restent avant de toucher l’eau sont à votre charge ! Les plus réactifs mirent une petite giclée à l’arrache, pour sauter avec grâce dans le bassin de réception et rejoindre le groupe réuni en masse dans le contre à regarder les sketchs.

D’autres barrages suivent, plus ou moins raides (normalement plus), avec plus ou moins de possibilité d’escamotage. Tout se passe bien, le samedi comme le dimanche, sous un ciel moins clément, mais qui ne nous aura pas gâché la journée.

Les paysages sont magnifiques, on est dans une gorge pas trop encaissée, longée par des colonnes basaltiques et un beau bois qui commence à peine à jaunir.

La bonne humeur nous porte jusqu’au Ventadour, ou une sécu importante se met en place. Pas moins de deux plongeurs (Denis, tu nous a manqué) et un kayak encordé (Martin, who else ?) pour aller chercher d’éventuels originaux qui auraient voulu prendre la passe à droite. Ça passe normalement bien, tout à gauche, presque contre la berge, et une bonne giclée pour atterrir au-delà du rappel. Je ne profiterai pas de ma position de rédactrice de ce CR pour cacher la vérité : le samedi je me suis plantée. A la verticale, un cas d’école : mais le bon Pascal m’a sauté dessus (enfin, sur mon kayak), m’a retournée et sortie du rappel, qui entre-temps m’avait fait déjuper. Mais comme je ne suis pas sortie du bateau, j’ai ‘tranquillement’ rejoint le contre dans ma baignoire sous-marine. Le dimanche par contre, suivant les conseils de Jérôme, j’arrive à mach 3, je me casse le dos pour gicler, j’atterris juste après le rappel, appui, un mec se jette pour me mettre en sécu, mais comme il ne s’agissait pas de mon sauveur attitré, il paraît que je lui aie dit : ‘casse toi, touche pas à mon bateau’, mais j’exclue d’avoir été si catégorique.

La suite est une partie de plaisir, on tchatche aimablement avec les uns et les autres, on se raconte des vacances passées et à venir. Les groupe se resserre ou s’effiloche jusqu’au débarquement où l’on se disperse, après moultes bières, le samedi vers le camping ou direction Lyon (pour Marc), le dimanche sur le chemin du retour pour tous.

Un week-end génial, pour profiter d’une rivière pas souvent navigable. A quand le prochain lâcher ?

Alessandra