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Sortie Haute Alpes – 21/22 Juin

Départ vendredi soir.

Avec Alessandra, on retrouve les d’jeunes au MacDo à l’entrée de Grenoble pour casser une petite graine ensemble. Puis tout le monde se remet en route vers le Casset pour passer la nuit.

 Samedi.

On attaque par un Gyr et son unique rapide de 4 bornes (III+/4-), histoire de s’échauffer, de se remettre dans le bain pour Alessandra ,de re tester son esquimautage pour Marie Laure. Avant le plat de résistance de la journée, la Byaisse. Un affluent de la Durance en IV (5) qui se jette aval du bassin de l’Argentière.

On remonte la vallée de Freissinière. M@#&.. y a de l’eau, peut être un peu trop pour nous. On laisse une bagnole à l’arrivée au niveau du gros V. « Et c’est tout le long comme ça ?» hasarde je ne sais trop qui. « Non, c’est le plus dur. Mais on s’arrête avant ». Soulagement dans l’équipe mais le doute reste palpable

On s’engouffre néanmoins dans la voiture de Raph en direction du départ. Tout le monde souhaite voir ce fameux départ qui peut occasionner les bains les plus rapides d’une carrière.

On embarque sur un pleureur, on met sa jupe avec délicatesse, on se penche en avant, on donne un coup de pagaie et on tombe 1 bon mètre plus bas dans une vasque. Puis 2 coups de pagaie et 2 m plus bas dans une vasque, puis 3 coups de pagaie et 1 m plus bas.. Superbe mais beaucoup d’eau. Le pleureur a disparu, le 1er seuil ramone carrément et pousse fort sous la falaise à droite, le 2ieme est moins craignos…..mais il faut y arriver. Et accessoirement, un arbre limite la prise d’élan du 1er seuil.

On tergiverse 10 minutes autour de la voiture puis on décide de ne pas embarquer.

Qu’à cela ne tienne, on a le choix, il y a de l’eau partout.  On décide de se rabattre sur les gorges de Prelle.

La déprime. Le barrage lâche un pauvre 0.20 ou 0.30 à l’échelle, là où le parcours en supporte 30 ou 40 de plus sans s’affoler. On embarque quand même, fatiguer à l’idée de reprendre la bagnole pour aller sur le Guil. Le parcours reste assez plaisant, du II/III  dans un cadre sympa et sous 35°. Cela  est l’occasion de se frotter à quelques grilles à la fin de l’infran que l’on porte habituellement, ou de passer le seuil merdique qui marque l’entrée de la gorge finale

17h30 on débarque à l’Argentière. Raph n’est pas rassasié. Depuis 1h et demi, l’écho dans les gorges de Prelles me renvoie des « fournel, fournel  » à intervalles réguliers. Pas de méprise, il s’agit d’un sympathique affluent de la Durance que nous avions repéré 15 jours avant lors du we de l’Ascension.

Qu’est ce qu’on fait ? On réfléchit ……pas, on y va fonce au départ.

Il est déjà tard. On décide de ne pas faire la partie haute, trop naturelle, trop d’arbres…, et de se cantonner à la partie basse, bien artificielle. 2 km de classe II/III en continue entrecoupés d’une douzaine de barrage de 1 à 6 m. On embarque. Au bout de 100m , je vois le Raph qui s’agite devant moi, essayant vaguement de croiser les bras au dessus de la tête avec sa pagaie, tout en essayant de faire des dénages et d’enlever la jupe. Il y arrive. Derrière, nous comprenons qu’il ne faut pas trainer pour débarquer.  Des arbres barrent la rivière.

La suite de la descente sera plus linéaire …. et aussi plus verticale. La sensation est grisante de se trouver au départ d’un enchainement de 2- 3 barrages. La rivière disparait 10 m devant nous, il ne reste que la dernière vaguelette à l’aplomb de la rupture. Des arbres, il ne reste que la cime.

On débarque pour regarder le 4ieme. 4-5 m, ca commence à faire haut d’autant que les réceptions sont sujettes à caution. Marie Laure qui n’a jamais dépassé les seuils de 1m cherche du réconfort auprès des personnes plus avisées. Elle n’en n’obtient pas.  Une analyse, des conseils pertinents……., « euhh ! ben euh !!! tu pagaies quoi ……. euhh à mach 2 ». « Ok Merci les gars » . Le 6ième est encore plus sujet à caution. Il faut rajouter un bon mètre et certainement en enlever un peu à la réception. Il sera passé au cri « Allahu akbar ». La suite jusqu’au débarquement sera  moins stressante pour la tête et traumatisante pour le dos.

21h,camping de l’Argentière. Bien calmé par la journée et affamé.

Alessandra jette un paquet de pate dans l’eau bouillante…. qui se retrouve par terre 10’ plus tard, par le truchement d’une procédure d’égouttage élaborée et appliquée – je cite – « step by step » par notre experte agro alimentaire. L’abattement se lit sur nos visages. On se rabat sur le vin et la bière. Raph inspiré par tous ces barrages qui s’érigent vers le ciel et passablement imbibé, ne tarde pas à se glisser dans les bras de Morphée et dans la tente de Marie Laure, des rêves de giclées plein la tête – je cite à nouveau -.

Dimanche

Petite forme générale, les ambitions sont revues à la baisse, certains trainent encore des stigmates de la veille sous forme de cotes trop flottantes

On se contentera d’une basse Guisanne mais dans des conditions idylliques. 3 stops, soleil de plomb, eau translucide

Café au Lautaret et retour sur Lyon avant les bouchons

Participants : Alessandra, Marie Laure, Raphaël, Jérôme

Du 31/08 – 01/09 – Hautes Alpes (niveau confirmé)

WE international sous le signe de la parité avec pas moins de 3 nationalités représentées

Départ en ordre dispersé vendredi soir de Lyon pour converger vers une pizzeria de Bourg d’Oisan. On jette la tente 2″ sur le coup des 23h autour du Casset et le lendemain, on retrouve Anja et Sebastian sur le Guil

Samedi 31 : intégral du Guil – classe III ( 4, 4+)
Le niveau est bas, les combes de l’Ange Gardien et de Chateau Queyras sont enquillés sans trop de soucis. Le Zébulon fit naitre quelques doutes visibles au brusque changement de la fréquence de pagayage ou au stop de droite attrapé par Clément pour se sortir du guépier du drossage

Millenium, triple chute. Mécontent de sa trajectoire initiale, Clément les repasse une 2ieme fois. Alessandra et Christelle hésitent à se lancer dans le final de la triple. Fidèle à l’adage, « dans le doute, t’engage » , elles engagent, Alessandra à Mach 2 , Christelle en faisant un seating à la réception du 1er seuil; et un seating à la réception du 2ieme seuil. Elle n’est pas restée longtemps assise.

On débarque sur le coup des 18h à Maison du Roy, après 5h de navigation sous les 25°. Bière

Dimanche 01 :

Le Gyr – classe III (3+)
Forcément, il y a toujours un peu de stress pour certain à l’embarquement. Surtout quand on n’a pas dépassé le 1er km lors de sa précédente tentative. On découvre réellement le niveau d’eau qu’une fois embarqué. Dans le 1er rapide. C’est plutôt bas, soulagement. Cela enchaîne bien sur mais les trous ne sont pas marqués et en s’arrachant un peu, on peut attraper qques stops
3/4 h après nous sommes tous réunis sous le pont de Vallouise

Basse Guisanne – classe III
Le niveau est bas, on embarque sous le seuil Luc Alphand.1h de descente bien plaisante en sous bois.
Bière et retour sur Lyon

Participants : Anja, Sébastian, Christelle, Clément G, Alessandra, Jérôme

Rédacteur: Jérôme

Compte-rendu sortie Hautes-Alpes – 18 au 20 mai 2013

Kayak hivernal dans les Hautes-Alpes au printemps.

La fine équipe: Clément, Nadia, Vincent, Bertrand, Nicolas Re, Alessandra, Alexeï, Christelle, Jérôme, Antoine, Thibaud, Denis.

Rendez-vous samedi matin à 8h au club -comme d’habitude- pour charger le camion que Bertrand et Vincent ont gentiment rapporté la veille. A 9h tout est sanglé -les kayaks sur la remorque et les passagers dans le camion- et nous voilà en route pour Briançon. N.B.: Penser à surveiller le chauffeur car la remorque ne doit pas passer dans les voies de péage à moins de 2m, même s’il y a des sécurités sur les portiques et autres barrières, le débat est lancé ! Bref, à l’avant ça cause informatique et maillage et à l’arrière ça roupille.

Le traditionnel arrêt pour prendre le café à Bourg d’Oisans permet de retrouver Nicolas qui vient de Grenoble et nous voilà repartis pour le col du Lautaret. Au passage du col du Lautaret, la température est donnée: le vent souffle, il neige, on ne voir rien alentour. En un mot, glacial. Et puis au fur et à mesure que nous redescendons du col dans la vallée de la Guisane, les conditions changent un petit peu. La neige devient neige fondue et enfin pluie peu de temps avant le lieu d’embarquement sur la Guisane au Casset.

Si bien que tout le monde est motivé à bloc, nous pique-niquons en deux temps trois mouvements et sans hésiter tout le monde se change… Ah non, je fais erreur me dit-on. C’est pas ça du tout ? Ok, reprenons. Quand il s’agit de dénombrer les personnes motivées pour naviguer, le décompte est rapide et les doigts d’une seule main suffisent -c’est même un peu trop. Je pense -rétrospectivement- que c’est fortement corrélé avec la température extérieure de 4°C.

Un plan B s’impose, nous allons donc au bassin de slalom de l’Argentière-la-Bessée: comme il est situé plus bas dans la vallée, il devrait y faire bien plus chaud. Bien plus bas, c’est indiscutable, plus chaud, c’est moins certain. Mais bon, finalement presque tout le monde embarque et nous voilà partis pour Saint Crépin (907m d’altitude, ça a son importance par la suite).

Pendant ce temps là, Jérôme a fait la navette et décide de faire un petit footing jusqu’à camping de Prelles (1152m, avec quelques bosses sur le trajet): il n’avait pas trop envie de naviguer, mais son courage était dans la course à pied, chapeau.

De retour à Prelles après la navigation nous montons le marabout, chacun monte sa tente en pestant contre le sol du camping qui concentre tous les cailloux de la région pour nous empêcher de planter nos sardines et allons nous réfugier sous le marabout car ne l’oublions pas, le temps est plutôt humide. Jérôme fait sa réapparition entre temps, après 22km de course à pied et pas mal de cotes montées. Comme la sagesse est avec nous, nous ne décidons plus la veille ce que nous faisons le lendemain et pouvons ainsi aller nous coucher dans la sérénité, ou bien dans l’incertitude la plus totale -au choix.

Dimanche matin, la forêt est saupoudrée de blanc juste au dessus du camping, cela confirme -comme si besoin était!- qu’il a fait bien froid dans la nuit. C’est une journée thématique sur le Guil qui nous attend. Pour commencer, bas Guil le matin. Le temps se découvre et on commence à voir du ciel bleu: belle descente jusqu’à Saint Clément où le bassin de slalom est plutôt noyé par le niveau d’eau important.

Nous allons ensuite pique-niquer au dessus de la triple chute du Guil -vraiment très grosse- histoire de couper par la suite toute envie de navigation restante (dommage, moi je la sentais bien la triple avec toute cette eau, la trajectoire me paraissait plus directe…). Avec les quelques valeureux motivés restants -Ale, Alexei, Thibaud et moi-, nous nous dirigeons donc vers le parcours P1 du Guil, en amont de Chateauqueyras (départ à Abriès, arrivée à la Ville Vieille). Un joli parcours avec un tronçon central un peu plus engorgé et une arrivée où nous attend une vue magnifique de la Ville Vieille sous le soleil et un fond de ciel bleu parsemé de nuages blancs immaculés.

Et comme une bonne partie des troupes ne s’est guère dépensée dans l’après-midi, nous nous retrouvons à faire un match de foot au camping sur l’emplacement au gazon tout frais derrière le marabout pendant que quelques bonnes âmes préparent le dîner. Les règles sont approximatives, tout comme les passes d’ailleurs.

Dans la nuit de dimanche à lundi il ne pleut pas, si bien que le tentes sont à peu près sèches pour plier le lundi matin. Le beau temps est revenu, tout le monde embarque donc sans hésiter sur la traditionnelle Haute Guisane. Tout le monde sauf un -dont le nom sera tû à jamais-, mais il n’hésite pas une seconde à faire la navette. Bon il fait beau mais l’eau reste néanmoins très froide, le niveau d’eau est bien plus bas qu’il y a deux jours mais pour les courageux qui poursuivent sur la basse Guisane, c’est bien suffisant ! Arrivés au fameux rapide des Guibertes, les décisions sont prises rapidement -porter ou passer le rapide- et tout s’enchaîne très vite, comme le bain sur le dernier seuil d’un certain bateau vert qui court un peu avant d’être stoppé dans un canal de déviation.

Pour la basse Guisane, Jérôme se joint à nous et un grand nombre de kayakiste décide plutôt de s’arrêter là. Donc, si vous avez bien suivi, nous sommes bien moins nombreux sur la Basse. Sur l’eau il reste: Alexeï et son esquimautage en béton qui le sauvera plus d’une fois; Alessandra qui n’a plus peur de rien depuis le Haut-Tarn; Thibaud qui n’a pas la grande forme pour faire tous les rapides -la faute à un duvet un peu léger; Jérôme qui enquille la glissière comme à chaque fois; et votre rédacteur qui a trouvé cette descente fort sympathique avec toute cette eau -tellement que quasiment plus aucun rocher n’était émergé-, et regrette un peu le Cerro car avec toutes ces vagues ça balloterait moins. Bref, du bon gros volume classe IV à vue: ça va tellement vite qu’une fois un rapide passé, on se retrouve déjà au suivant et ça enchaîne.

Il faudra quand même demander aux autres protagonistes leur version des faits, je crois que les impressions sur cette Basse-Guisane sont somme toute fort subjectives et que le ressenti de chacun dépend fortement des évènements vécus individuellement. Quoi qu’il en soit, je me suis éclaté.

Au retour, il fait tellement beau que nous prenons un café sur la terrasse du bar du col du Lautaret. La classe. Tout est bien qui finit bien !

Denis.