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Trip in The Cevennes on April 9th, 2017

==> by JS

It took a sunny Sunday and about 3 hours and a half for us to embark on the “Haut Tarn” adventure. This river is said to be mythical, even a rite of passage in the life of a kayaker from the Cevennes… Feeling the pressure?
Luc, Jérome and me had slept in a bucolic but equally freezing little spot, before heading to Pont de Montvert for a coffee and a chestnut fondant. For a while, we studied Jérome’s idea to swap sailing for a game of pétanque… All in all, it was becoming more and more difficult to postpone our meeting with the awe-inspiring river. Luc left us to organize the shuttling. He came back an hour later, having miraculously got an immediate lift with a group of fellow kayakers.
The river was a first for me. Luc wanted a rematch with a few rapids. Jérome considered it hygienic to face the Gouffre des Meules and the Rapid of the Trumpet once a year.
We caught up with the other group just as they were paddling the first monster. This Gouffre des Meules rapid is very impressive.
Jérome goes first, nice line at the beginning of the rapid, a stern stall at the exit of the square bent, a stop in the perilous eddy before sliding down the steep slope. Stylish!
Luc goes next. His paddling the rapid is spotless, making it look easy peasy lemon squizzy.
Since there is no recording of my passage, I will not tell you how I flipped upside down in the middle of the square bent. I did not inadvertently eskimo rolled, which removed my skirt. Then, inside my boat full of water, I did not slide down the last slope backwards, losing my helmet on the way. This would have been my first bath with the CKTSV.

Almost immediately came the Trumpet. It is as impressive as the Gouffre des Meules, but we all managed to slide it down pretty easily.

The rest of the sailing went well. It is still intense, but quite less. The river is isolated and the landscape is stunning.

It took us about as long to sail this section as to go back to Lyon.

Tarn – Km 43 – sortie du 11-12 Mars 17

Haut Tarn – km 43

Pour rejoindre le départ du Haut Tarn – au Pont de Montvert – vous avez 2 solutions. Prendre la route depuis Florac et remonter tout le Tarn ou tomber dessus à l’improviste depuis l’amont. Le plan A s’apparente à parcourir une route isolée des Rocheuses en direction de l’Hotel Overlook, siège de la folie de Nicholson dans Shinning, avec vue sur les rapides en contre bas. Choisissez le plan B, moins anxiogène. Si en plus, le matin même vous rencontrez un kayakiste qui vous explique où embarquer pour court-circuiter les 2 premiers kilomètres de la descente, vous n’aurez pas besoin de toucher à votre boite de Lexomil.
Certes, un Haut Tarn, sans Gouffre des Meules ni Trompette, c’est un peu une tarte citron meringuée sans meringue, une omelette aux truffes sans truffes. Un arrière-gout d’inachevé qui ne peut complètement vous satisfaire, toute la différence entre l’onanisme et un accouplement réussi en somme.

Néanmoins, c’est bien le Km 43 que l’on scrute à potron minet à 10m/h pour être sûr de ne pas rater le repère et risquer de remonter à Montvert. Un sentier bucolique s’ouvre alors sous les chênes et vous amène en 10’ aux rapides de la Seringue. A partir de là, il reste une bonne douzaine de rapides de bon IV/IV+, pas craignos du tout, un vrai régal à ce niveau

Contrarié par notre embarquement au km 43, Raph se met en tête de vouloir réaliser un temps scrach sur la descente. Au bout d’une 1/2h, je suis essoufflé à le suivre. La seule solution trouvée par l’équipe pour le ralentir et d’en désigner un pour prendre un bain. Je me sacrifie au rapide de la « la remarque ».
– « Figures-toi que j’ai également point de côté » m’avoue t’il
3h plus tard dans la voiture avec toujours son point de côté, il finira par se demander si l’origine ne serait pas plutôt un choc reçu pendant la descente

La veille au soir, on refait le monde. Et sans femme, la discussion s’oriente autour de la bière. Raph, ce puit de géologie, nous affirme que verre et silice sont strictement la même chose. Il s’interroge sur le temps que mettrait une rivière pour décomposer une bouteille de bière et la ramener à l’état de Silice. 10 ans, plus, moins ? ça dépend de la rivière. Devant notre scepticisme, l’expérience s’impose.
La dite expérience consiste donc à planquer des packs de bières sur différentes rivières et à venir contrôler régulièrement leur état de décomposition. On commence par le ruisseau qui coule au pied de notre spot de camping sauvage. On tombe tous d’accord sur le fait que le Gyr règlerait son compte au pack en moins de 2 ans

Samedi ; Gourdouze et Haut Luech sous un soleil printanier

La Gourdouze. Au mini, c’est trop mini. Il reste quelques bons toboggans mais certaines grilles ne passent pas. Et la 1er chute de 3-4 mètres tasse pas mal, remarques avec de l’eau c’est la même chose. Les vertèbres de Nicolas s’en souviennent encore

La suite sur le Luech est déjà plus sympa. Assez vite on arrive sur le passage clé. L’entrée est merdique (on court-circuite), reste un petit portefeuille qui débouche sur un glissière qui glisse un peu trop vers la falaise de droite. On a l’impression de devoir l’embrasser à l’arrivée mais la coquine se dérobe au dernier moment. Le seuil suivant donne l’occasion à Denis de réviser son esquimau. Reste un must run. Un seuil à l’aveugle qui passe très bien …….. du moment que tu ne suis pas les conseils de ce farceur de JP qui te dit tirer à gauche alors qu’il n’en sait rien du tout. C’est tout le charme du passage à l’aveugle, tu vois pas que dalle.

Participants : Raph, Denis, Jean Paul , Nicolas F, Jérome

Moyen et Haut Tarn, 1-3 novembre 2013

Premier compte rendu rédigé à deux mains afin d’avoir une couverture la plus complète des évènements. En effet, bien que le CKTSV soit un club très soudé, il arrive que nos chemins se séparent -enfin plutôt que certaines personnes ne soient pas assez folles pour suivre le reste du groupe afin de préserver leur intégrité physique.

Trêve de plaisanterie et passons aux choses sérieuse, Alessandra à tout écrit et moi j’ai complété.

Les 12 apôtres plus 1 :

Pascale, Marie-Laure, Raph, Jérôme, Christelle, Sylvain, Benoît, Nicolas Ri, Brigitte, Bertrand S., Stephen, Denis, Alessandra

Vendredi 1er novembre

Sur le coup de 7h la joyeuse compagnie du CKTSV se réunit pour le rituel tant aimé d’empiler les kayaks sur la remorque et remplir le camion que des hommes de cœur ont récupérés la veille. Et allez hop, en route.

A Sainte Sigolène on fait jonction avec les ‘stéphanois’, et le timing teutoniquement préparé nous laisse le temps pour une pause à notre café préféré de Costaros, où on constate tristement qu’on a modernisé le déco (et notamment la collection de briquets qui nous avait ravis l’année dernière), en lisant les dernières, palpitantes nouvelles du coin dans le canard local.

RDV à Bédouès avec Sylvain qui est parti 36 heures plus tôt de Bordeaux (quand on aime, on ne compte pas, les kilomètres), repas frugale sur la terrasse plus ou moins au soleil et répartition tendue des lits pour la nuit. Les couples s’emparent manu militari des chambres, tandis que les autres s’essaient à l’analyse combinatoire pour évaluer les pour et les contre (elle ronfle, il parle dans son sommeil, il est gros, je vais me faire écraser). Plutôt que de partager son Lebensraum avec un certain gaillard, Pascale préférera dormir dans le camion.

Les niveaux d’eau ne nous laissant pas vraiment le choix, on opte pour un grand classique qui fait la joie des grands et des petits: le Moyen Tarn. Et en fait, toute proportion gardée, on a eu du spectacle, surtout dans le rapide qui suit les Dalles, où on ne compte pas moins de 5 bains sur 13 pagayeurs. Tout a été dument documenté, on attend un montage vidéo avec la musique de Titanic. Denis se démène pour disparaître complètement dans le trou au fond du rapide, mais son bateau, trop volumineux, ne veut pas  en entendre parler: le réfractaire sera vite remplacé par l’indémodable Cerro. Sinon rien à signaler, à part les beaux paysages de la descente et les ires de Jérôme au sujet d’un rapide mal engagé par Christelle. Attention à ne pas se faire exploser les coronaires, tout de même !

Dîner raffiné à base de sauté de veau, préparé par Brigitte, yum yum. Amassés à 13 dans notre mobilhome-camp de base on rit et on s’amuse sans savoir encore qu’on nous entend dans tout le camping et probablement jusqu’à Florac.

Justement, Florac, parlons-en, parce qu’on en soupçonne plus d’un de s’inscrire à la sortie Tarn à la Toussaint rien que pour participer à la fête de la soupe, qui attire des foules (de SDF, de punk-canard et de djeunes de tout bord en quête de nouvelles expériences psychédéliques) de toutes les Cévennes.

L’entrain général est tel que même ceux qui d’habitude se couchent à 21h se retrouvent sur la place principale de la capitale de la Lozère en train de ‘danser’ (le mot est quelque peu fort pour décrire cette sorte de pogo à peine voilé) la gavotte, la chicotte, la chochotte, on ne sait pas trop : les exhalations afghano-marocaines que dégage la foule en liesse ont un effet certain sur nous aussi, qui sommes pourtant drug-free. Pendant ce temps, Raph essaie de se faire passer le hoquet par des méthodes dignes de Calvin & Hobbes.

Samedi 2 novembre

Après s’être couchés en pensant faire l’intégrale du Haut Tarn le lendemain, on se réveille avec un plan moins ambitieux, mais qui permet à tout le monde de naviguer : matin le bas du Haut, après-midi le Moyen. Les bonnes crêpes de Stephen, qui se marient si bien avec le nutella bio-équitable de Haute Loire, nous donnent les énergies nécessaires, mais comme d’habitude, les surprises nous attendent au premier virage. Ou mieux, au premier gros rapide, l’Elephant, que Jérôme prend le soin de nous expliquer dans les détails, mais qu’une bonne partie de la troupe prend tout de même de travers (quand on dit qu’on n’écoute pas les profs). Alessandra se fracasse une côte sur le caillou qui l’attend en réception et nage. Rouge de honte et de douleur, prête à faire hara-kiri avec sa pagaie, elle retrouve le sourire en voyant que derrière elle il y en a qui ont suivi son exemple (mais sans se casser de côtes, heureusement). Elle fera le reste de la descente en mode ‘achevez-moi, je souffre terriblement’, sous les colibets des autres (enfin, de Jérôme, précisons).

La descente est pimentée par quelque bain parfois ridicule, quelque cravate laborieusement dégagée à 3 et, pour éviter la navette, un final épuisant en aval du barrage, où on trouve plus de cailloux que d’eau: si je mets la main sur celui qui nous a fourré dans ce plan extra-foireux….

On retrouve le reste du groupe à l’embarquement du Moyen, mais les côtes cassées et autres fatigués et paresseux abandonnent l’affaire aux plus motivés, qui enquillent.

Un moyen Tarn sans encombre, décontracté, car tout le monde à pu le faire la veille. Bon, c’est sûr il y a des bains dans le passage des dalles, mais disons que c’est plus par tradition. Ce coup-ci j’ai mon Cerro, je peux bien faire le sous-marin. Les rapides de Cocurès permettent à Raph de paufiner la technique de « je te descends ton bateau pendant que tu marches sur la berge comme ça on perd moins de temps sur les portages ». Redoutable d’efficacité, et comme ça on peut faire deux fois les parties intéressantes. Cependant il faut aimer le Shark…

Et puis comme il faut bien rajouter du piment à ces petits rapides fort sympathiques, on inaugure le « trouve moi un stop impossible au milieu du rapide, ça fera une difficulté en plus ». La palme reviens au groupe que nous avons croisé, ils ont fait un stop que je n’avais même pas vu, la faute à mon Cerro qui me fait écarter tout stop d’une longueur inférieure à 3m.

De retour au gîte, où les paresseux ont épuisé toute réserve d’eau chaude, on prend des douches glacées et on renoue avec le bordel du soir précédent, sans savoir qu’il faudra bientôt rendre des comptes.

Le plat mystérieux que nous a concocté Pascale se révèle être une très bonne recette sucrée-salée à base de poulet que tout le monde apprécie après cette journée bien remplie. Entre parties d’échecs (on est un club d’intellectuels, et oui !) et conversations relevées sur les méfaits de Bertrand Cantat, l’onomastique juive et les protestants de Lozère (tous sujets sur lesquels Ben se jette avec passion, voire fureur : on sent monter la pression), on se dit bonne nuit avec une seule idée en tête : le Gouffre des meules.

Dimanche 3 novembre

Après s’être couchée en se disant qu’elle ferait le Moyen (mais c’était toute une stratégie pour trouver le calme du repos dont elle avait besoin) Marie-Laure se réveille prête à faire le Haut : on se dit que soit elle a une maîtrise exceptionnelle des deux lobes de son cerveau, soit elle est schizophrène.

Après le petit-déjeuner on remballe nos affaires, on vide les bungalows, on fait le ménage et là, sans crier gare, le jugement dernier nous tombe dessus : la dame du chalet d’à côté, excédée par nos intempérances répétées, n’en peut plus et nous engueule vertement en nous rappelant qu’on n’est pas seuls au monde et que le camping est fait pour profiter du calme. Les deux informations nous sonnent tout à fait nouvelles, mais, reconnaissant nos erreurs, nous battons en retraite, tels des gamins confus.

Après cette bonne leçon, tout le monde converge dans l’humilité vers Pont de Montvert, les courageux (Jérôme, Denis, Raphaël, Ben et Marie-Laure) pour enfiler leurs combis mouillées (on se souvient de la cabine téléphonique où Raph se changea, officiellement pour se mettre à l’abri d’un vent froid très fastidieux, mais en réalité parce qu’il est Clark Kent en train de se transformer en Superman), les autres pour descendre ensuite au Gouffre prendre des photos et participer, au moins comme témoins, au spectacle cinq étoiles qui se prépare.

Après un repérage vite expédié, parce que la trajectoire a été répétée mentalement toute la nuit pour Denis, pour abréger ces instants de pure terreur pour d’autres, ils s’y engagent.

Jérôme, qui avait une petite revanche à prendre, passe comme un héros dans le défilé du 14 juillet, je crois qu’il a même pris le temps de nous faire coucou avant de dévaler le toboggan à 70 km/h : un triomphe digne de son mythe.

Denis nous bluffe en prenant les virages qui précèdent l’équerre avec une aisance que son Cerro (3 m de bateau on ne les range pas partout) ne laisserait pas soupçonner, mais se fait retourner dans le passage clé. Encouragé par la foule en délire, il sort un eskimo latéral dans la piscine, et il en est tellement fier qu’il lâche sa pagaie pour exulter et… replonge. Il fera tout le dévaloir la tête à l’envers, mais sans bobo majeur, grâce à son ange gardien (non, pas celui du Guil).

Raph entre en souplesse, mais une dénage le fout de travers avant l’équerre, il se retourne, il esquimaute, il se fait retourner à nouveau dans l’équerre, il arrive à se redresser… oui… non… pas complètement… il passe le dévaloir à 90 degrés : énorme !

Ben et Marie-Laure se limitent à embarquer dans la piscine après l’équerre, et c’est déjà beaucoup. Passage nickel pour Mister President, quelques petits soucis en réception pour notre stéphanoise intrépide, mais les gars la tireront d’affaire.

Nous sommes donc 5 à descendre le Haut Tarn. C’est beau, ça descend, le granite est magnifique et une fois dans les gorges le vent froid nous laisse tranquille. Ça met la pression aussi… Nous croisons un chilien, comme il a déjà fait la descente la veille, pas besoin de se faire du souci pour lui. En plus il navigue mieux que nous ! On ne compte pas les bains, tout le monde en prend pour son grade. Sauf Raph mais on a vu qu’en fait c’était Superman, ceci explique cela. Je me fait coincer deux fois dans un rappel, deux fois je nage. Finalement le Cerro n’est peut-être pas si adapté au delà du IV.

Arrivé à l’embarquement de la veille, environ à la moitié du tronçon, quelques membres du groupe -dont je tairai le nom- décident de remonter par la forêt (100m de dénivelé) plutôt que de poursuivre cette rivière éprouvante tant moralement que physiquement et qui n’épargne pas les bateaux non plus. Bref, il ne reste plus que Raph et moi de motivé. On a fait ce tronçon la veille donc pas de souci ; nous portons deux seuils impossibles à sécuriser à deux. Le soleil ravive les couleurs d’automne et réchauffe nos coeurs. Que du bonheur, on enchaîne tous les passages à vue et ça file aussi vite que l’eau. Nous irons tous les deux nous cravater en bas de l’empereur, sauf qu’étant premier Raph évite de me rentrer dedans de justesse.

Pendant ce temps, les autres se dirigent une nouvelle fois vers le Moyen Tarn, qui commence à en avoir marre du CKTSV. A l’embarquement, on fait la connaissance d’un petit chat fort sympathique qui se fourre partout et qui bouffe nos patates, nos pâtes, au point qu’on est tentés de l’adopter pour en faire notre mascotte.

Attendri par le chaton et en pensant qu’un encadrant, finalement, n’est jamais de trop sur l’eau, Nico a la très bonne idée de se joindre au petit groupe qui voulait absolument naviguer, et on finit à 5 sur la rivière. Stephen et Pascale préfèrent s’adonner à la cueillette des champignons et des châtaignes. Sylvain, entre-temps, nous a quittés pour retourner à son Pey Berland natal, non sans mille promesses de se revoir bientôt.

RAS jusqu’au dernier rapide, où ce farceur de Bertrand nous fait (et se fait) une belle frayeur en se cassant (de nouveau) l’arcade contre un caillou qu’il va chercher au fond de la rivière. Beaucoup de sang mais, ayant désormais l’habitude, il tient bon jusqu’au bout, qui n’est pas loin. A signaler le passage NI-KEL de Christelle dans ce même rapide : comme quoi, quand le chat n’est pas là…

Compte-rendu du Week-end Tarn 1 au 4 Novembre 2012

Participants:

Bertrand S. , Anja , Sebastian , Guilhem , Nico G , Nico Ri , Brigitte , Denis , Émilie , Raphaël , Jérôme , Christelle , Marc , Alessandra ; ce qui nous fait un total de 14 personnes.

 7h00 :

Ça c’est l’heure de convocation au local du club le jeudi matin, ça pique un peu les yeux, mais il y a pire. Les affaires et bateaux sont chargés sans problèmes notables. Les caisses de bières sont là, c’est bon on a le principal. L’objectif du départ avant 8h00 est tenu, je descends avec Guilhem jusqu’à Grigny pour partir avec Marc. Jonction du camion avec Christelle en Haute-Loire et pause café, tandis que Marc essaie de rattraper Jérôme jusqu’à Florac alors qu’on l’a doublé depuis la pause café.

Après avoir joué à cache-cache entre le véhicule dans cette mégalopole qu’est Florac tout le monde se retrouve au VVF pour grignoter et décider de la navigation de l’après-midi. Seule solution raisonnable le Moyen-Tarn, pas loin, pas trop dur, pas trop long, PAS D’EAU.

Roger coupe les turbines :

L’embarquement du Moyen-Tarn se fait au niveau d’une petite usine qui restitue l’eau. Enfin l’eau sort des turbines jusqu’au moment où aux premiers coups de pagaie un grand bruit et puis plus rien, à se demander si il n’y a pas un mec qui occupe sa journée à couper les arrivées d’eau quand il voit des kayakistes arriver.

Il faut vraiment pousser pour passer les premières gravières et la trace d’eau sur les bords 10 centimètres plus haut est frustrante, avantage les vêtements de kayak ne seront pas tout de suite trempés. Les difficultés vont en progressant (ce n’est pas si courant que çà), et le manque d’eau n’est plus trop problématique. La descente est agrémentée d’un nombre respectable de bains (aux environs de 6) répartis entre Bertrand, Nico G et Brigitte et même d’un portage de Bertrand.

L’arrivée se fait à la limite de la nuit, et l’attente de la navette sous une pluie légère. Légère, et donc insuffisante pour faire grimper le niveau d’eau… Le soir bonne fatigue générale et après que le cassoulet de Marc nous ait remis en forme, décision est prise demain c’est Dourbie.

J’ai retrouvé les topos !!

Après un réveil tranquille (8h-8h30), mise en route pour la Dourbie, c’est quand même 1h30 à 2h de route.

Arrivée à Dourbie le village, « Ah mais où sont passés les topos? » Quelques kilomètres nouvel arrêt. « Où est la rivière? Ah là tout en bas au fond. Euuuhhh. Ban de toute façon faute de mieux on va embarquer là. Euuuuhhh. »

Pendant ce temps Anja et Sebastian font la razzia de châtaigne dans les parages. Il faut dire qu’avec l’heure, les estomacs commencent à crier famine. Allez hop, décision est prise, on décharge les bateaux. Et là à la grande surprise de tout le monde Alessandra retrouve de derrière les fagots les topos. OUFF ça nous évite 5km de IV-V (5+). Vu la précision des cartes que nous disposons ça nous dit toujours pas où se trouve le hameau de Tayrac, mais au moins on sait que c’est là haut l’embarquement. On finit par tomber dessus, le soleil apparaît et les sandwichs au fromage et au saucisson sont un vrai plaisir. Entre le parking et l’embarquement Brigitte s’aventure à entrer en contact avec une autochtone qui vient de voir passer une trentaine de kayakistes devant chez elle. « Vous habitez ici ? Réponse plutôt sec de la dame « Bah oui pourquoi? » « Toute l’année? » surenchérie Brigitte.

Après un embarquement artistique de Denis depuis la passerelle submersible du départ, le ton de la descente est donné, trois coups de pagaie sans toucher un caillou, ça change de la veille. Le soleil est présent et même éblouissant sur les premières accélérations. L’idée qui ressort des premiers kilomètres est « on ressent bien l’isolement ».

Le premier passage sérieux est le S où il faut un peu manœuvrer et venir mordre un pleureur à gauche pour éviter un drossage à droite. Ca passe pour la plupart, mais arrive un joli enchainement en patrouille constitué de Marc, Alessandra et Christelle. Marc passe trop à gauche et baigne, coût du bain : une paire de lentilles. Alessandra suit et nous offre une des plus belles roustes du week-end, elle fait connaissance avec le rouleau et après un ou deux esquimautages c’est le rouleau qui gagne. Christelle très inspirée par les deux passages précédents et après avoir tapotée dans l’entrée du S, décide de passer la difficulté finale en marche arrière. A la grande surprise de tout le monde et surtout à celle de Nico, ça passe sans-soucis. Ce dernier voulant faire remarquer le coté aléatoire des passes en marche arrière s’aventure donc dans une remarque peu flatteuse « Mais tu as un cul, mais tu as un cul ! Comme ça! » s’aidant de l’envergure de ses bras pour accompagner la parole. La descente continue avec des petits seuils et des jolis passages par-ci par là, un infran et un barrage à porter.

Deuxième passage mémorable. A un virage de la rivière celle-ci reste large mais la cassure est importante. Repérage : deux choix soit à gauche ou la plupart du courant passe avec deux trois pavés mal placés soit à droite un petit dévaloir assez pentu avec un arbuste en entrée, et un stop au dessus, dont certains ont voulu faire l’impasse, nous le verrons plus bas qu’ils regrettent un peu.

Alessandra qui avait déjà repéré le chemin à travers les roseaux et les ronces suggéra l’idée qu’elle allait porter le passage. Il se trouve que même les navetteurs qui nous observaient à la jumelle depuis la route pourtant lointaine, entendirent la réponse catégorique de Jérôme.

Guilhem choisit comme la plupart la passe de droite mais fait parti de ceux qui négligérent le stop au dessus. Le passage passe quand même après avoir chatouillé l’arbre, mais la réception surprend un peu et la synchronisation entre esquimautage et respiration est ratée à cause d’un bloc « J’ai bu un litre ! J’ai bu un litre ». Alessandra qui trouve que l’arbre n’a pas eu son compte vient lui donner de ses nouvelles et termine le dévaloir face aux cailloux. Il parait également que Denis aurait compliqué la tache à Marc pour l’esquimautage en lui donnant un bon coup dans l’épaule.

Arrive ensuite un double seuil avec un beau rappel en bas, quelques uns débarquent pour voir si c’est jouable, mais pressé, le bateau de Marc décide de réembarquer sans Marc, et en effet ça rappelle sur plusieurs mètres. Au final c’est une petite passe sur la gauche qui est choisie avec un angle droit très sympa. La descente se finit quelques centaines de mètres plus bas.

Retour par la même route avec un petit et très rapide détour par l’observatoire météo du Mont Aigoual (le point de vue du site est cependant, quelque peu limité à l’arrière d’un trafic embué), mes voisins Bertrand et Brigitte exténués par la navette arrivent à faire une sieste sur la route la succession de virages du retour. Le soir c’est pâtes, et soupe avec plein de bonnes choses dedans, notamment du soja, ou de la sauge, je ne me souviens plus, mais ce que je ne suis pas près d’oublier, c’est qu’il n’y a aucun rapport entre la sauge et le soja malgré la proximité phonétique des deux mots.

En parlant de soupe… Guilhem curieux devant les coutumes locales décida d’aller à la fête de la soupe à Florac avec un ami. Il semblerait qu’il y avait plus de tireuses à bière que de soupières.

Pendant ce temps une navigation matinale sur le Haut-Tarn pour les plus motivés fut décidée.

 Qu’est-ce qui se passe ?

C’est ce que demanda Guilhem quand je vins réveiller les bungalows à 7h pour ceux qui étaient de la partie du Haut- Tarn. Mais la fête de la soupe c’est dur et ça pique! Petit déjeuner : on se dit, tout de même il va le regretter de ne pas venir ; une demi-heure plus tard sur la route entre Coccurès et Pont de Mont-Vert on entre-ouvre la porte et on est quelques-uns à se dire « Tout compte fait, il ne va peut-être pas le regretter ».

Ayant décidé de switcher les gros passages V, voir VI, nous nous changeons au départ d’un sentier, le vent est FRAIS , mais heureusement le portage des bateaux va nous réchauffer, le chemin disparaît vite mais il reste encore du dénivelé et la pente s’accentue avant de rejoindre la rivière. Bertrand nous aide dans ce plan sanglier. Pour ceux qui ne connaissent pas la rivière, le passage en amont d’où l’on embarque donne une idée de ce que l’on évite. Mais quelques beaux passages restent à faire…

Première grille et mini-cravate pour ma part, ça commence fort. Les passages deviennent plus impressionnant, enfin pas le temps de cogiter puisque tout est passé à vue, les passages marquant sont : un premier seuil qui nous a un peu tassé le dos à Sebastian et à moi.

Et puis le passage de l’éléphant (vous savez celui qui trompe énormément). Où j’ai le choix de tirer ou pointer: je pointe. Mauvais choix! J’effectue une figure de style, et surtout un vieux reflex d’esquimautage latéral, Ouf sorti, et mince voila le rouleau d’en dessous qui me fait partir en chandelle. Aless qui comme on l’a vu sur la Dourbie est solidaire dès que la personne devant se loupe, fait un passage similaire au mien en évitant le bonus chandelle. Mais on ne sait toujours pas s’il s’agit d’un éléphant d’Afrique ou d’Asie.

Puis vient le passage de l’empereur, ayant visiblement décidé de profiter des gros passages je reste un peu dans le rouleau à la réception. Sebastian (je crois) reste un peu aussi et se fait retirer de justesse par quelqu’un sur le bord et évite les auto-tamponneuses avec Marc.

Puis vient le seuil du Cougnet, il s’agit d’un petit décrochement mal pavé avec des courants bizarres, suivi d’un bon petit seuil. Anja esquimaute entre les deux de justesse avant le seuil; Alessandra qui fait preuve décidément d’empathie effectue la même figure de style.

Après ça se calme mais ça reste des grilles assez raides où l’on ne voit pas toujours la sortie. On en profite pour une photo de groupe en l’honneur du président qui se devait d’être présent à son mariage. Par la suite, il se trouve que le casque de Jérôme l’a gêné, qu’à cela ne tienne, il suffit de l’enlever…. Interrogation de la plupart d’entre-nous: il est cassé que tu viens de passer un petit III sans ton casque? Vient ensuite un passage où Denis ouvrant avec son bateau long se fait prendre dans un rappel, tentative de chandelle pour en sortir, mais c’est peine perdue, jolie sécu de Jérôme (qui avait tout de même fini par remettre son casque) encordé et tenu par Nicolas Ri.

Le reste de la troupe passe bien, Anja qui tente une diagonale nous gratifie d’un esquimautage et évite le rappel. Le débarquement heureusement est moins sauvage que l’embarquement mais le chemin est bien pentu quand même.

A l’arrivée on croit voir le camion, manque de pot, ce n’est pas le nôtre. Discussions sympa avec les chasseurs du coin qui après avoir tué un sanglier de 80kg l’ont trainé jusque dans le coffre du 4*4. Finalement une barcasse de 20kg, ce n’est pas si lourd. Un peu d’attente pour la navette, et direction l’embarquement du Moyen-Tarn où c’est chou-fleur fromage comme repas de midi. Une fois changé Marc décide d’en rester là et de reprendre la navette.

 

Deuxième tentative.

Cette fois pas de blague au niveau de la restitution, l’eau ne se coupe pas à notre arrivée, ça gratte encore mais c’est raisonnable, la grande attraction de la descente c’est le Topoduo.

Avec Émilie et Denis aux manœuvres. 3 moments notables: 100m de navigation et Denis déjà en train de pousser le topoduo dans les gravières; fort de cette expérience, Émilie a cru comprendre que les seuls moments où il fallait pagayer c’était pour passer les cailloux.  C’était sans compter les passages où ça bouge. D’où sa surprise lorsque Denis lui a dit de pagayer alors qu’il n’y avait pas de cailloux à l’horizon mais qu’elle a vu arriver un seuil bien bouillonnant. Et enfin elle a pu constater que celui de devant se faisait plus rincer, notamment à Coccures où une réception se prêtait bien à l’expérience.

Le reste de la rivière s’est révélé plus intéressant que la première fois. Cette fois la plupart des gens choisissent la passe de droite au rapide des dalles, mais par contre le vent est toujours présent à cet endroit et malgré les couches supplémentaires, ça reste un mois de Novembre. Le débarquement cette fois se fait de jour.

 

La bourrée

Le dernier soupé est constitué de soupe et de cassoulet, qui a « évolué » depuis le premier jour mais reste bon (et aucun effet néfaste n’a été relevé). Alessandra cherche désespérément un plan navigation pour le dimanche, mais il n’y a vraiment pas d’eau – nulle part.

Malgré un bon état d’épuisement général, Christelle arrive à motiver quelques personnes pour bouger à la mondialement connue Fête de la Soupe, où dans ses souvenirs brumeux Guilhem se souvient avoir appris à danser la bourrée la veille. Mais malgré notre volonté d’aller apprendre cette magnifique danse on nous explique que ça se passait le vendredi seulement. Étant-donné que la majorité des festivaliers est dans la tendance roots-punkàchien et sous ordonnance de marijuana, nous ne nous aventurons pas à gouter les quelques rares soupes proposées, de peur que celles-ci soient à base de champignons hallucinogènes.

Le lendemain  Christelle est la première à partir, quelques-uns suspectent d’avoir à couler une dalle de béton pour éviter le ménage. La grande salle du vvf où l’on a pu étendre nos affaires est rendue (reste une légère odeur de néoprène et de lycra, comme on les aime). Un coup de ménage dans les gites et même pas d’état des lieux. Enfin le week-end arrive à sa fin (reste la route pour les conducteurs) le camion avec la remorque en profite pour un repérage du gouffre des meules sur le Haut-Tarn, tandis que le camion de Marc préfère une halte dans une charcuterie du 43.

 

Pour chaque navigation:

 1er Moyen Tarn : Bertrand S. , Anja , Sebastian , Guilhem , Nicolas Gauthier , Nicolas Richard , Brigitte , Denis, Raphaël , Jérôme , Christelle , Marc , Alessandra

temps de navigation : 2h à 2h30

 

Dourbie : Anja , Sebastian , Guilhem , Nico Ri, Denis, Raphaël , Jérôme , Christelle , Marc , Alessandra

temps de navigation : 2h

 

Haut-Tarn (en zappant les vrais passages) : Anja , Sebastian , Nico Ri, Denis, Raphaël , Jérôme , Marc , Alessandra

temps de navigation environ 2h

 

2eme Moyen-Tarn : Anja , Sebastian , Nico G , Nico Ri , Brigitte , Denis et Émilie, Christelle, Raphaël , Jérôme , Alessandra

temps de navigation environ 2h

 

Raphaël