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Vénéon, 18 septembre 2016

Dimanche, jour de grasse mat, le réveil sonne à 6h45 car aujourd’hui c’est Vénéon. Toute l’équipe est au rendez-vous à 7h45 au local sauf Florian qui par prudence a préféré dormir sur Lyon pour être ponctuel. C’était sans compter sur sa cousine qui l’hébergeait et la fiesta organisée…

Au 5ème message Florian nous appelle dans un langage difficilement décryptable.

« Qu’est-ce que tu fous t’arrives. C’est nous qui t’avons réveillé ? T’es là dans combien de temps ?
– Ouais euh oui euh ouais j’sais pas qui m’a réveillé, j’suis dans ma voiture »

« Bon t’arrives dans combien de temps ?
– Ouais euh j’sais pas, j’suis dans le 8ème »

« Il te faut un bateau ?
– ouais euh oui un bateau, il me faut un bateau. Enfin euh non une pagaie j’ai mon bateau.»

Arrivée de Flo 15’ plus tard, l’haleine quelque peu chargée. Il fera le trajet sous une pluie battante fenêtre arrière entre-ouverte, allez savoir pourquoi.  Flo commence sa nuit.

Arrivée à Bourg d’Oisans, Florian en est quitte pour nous offrir un café mais, parti dans la précipitation, c’est le portefeuille de la cousine, dont le nom sur la carte d’identité ne lui rappelle rien, qu’il trouve dans sa poche. Une cousine lointaine très certainement, mais toujours prête à rendre service.

La fin du voyage se passe sans encombre, on traverse rapidement la zone d’éboulis pour ne pas s’en prendre une et à l’arrivée on repère le bassin de slalom, point de départ de la navigation. La tension monte même si le niveau baisse, les transits s’accélèrent. Comme dirait l’autre « Je cherche en vain la porte exacte (de slalom), je cherche en vain le mot exit ». Mais non, pas question de renoncer, pas de transat pour se la couler douce. Ni la fraîcheur du fond de l’air et de l’eau, ni les conseils de prudence d’un rafteur à la mydriase prononcée ne nous feront faire machine arrière.

On prend quelques forces, Guillaume et Jérôme font la navette en suivant les explications foireuses de Raph au sujet d’un ruisseau qu’on entend seulement fenêtre baissée, qui peut faire peur, et qu’il faut passer au frein à main. Pas sûr d’avoir tout compris et parfois je m’demande si Raph n’a pas lui aussi une lointaine parenté avec Florian.

La descente peut commencer, le slalom ne pose pas grande difficulté et nous atteignons vite le passage du « photographe » après une première cure thermale de Christelle dans les eaux glacées du Vénéon. Christelle décide de porter le photographe, les autres passent clean. Il faut dire que le niveau est loin d’être démoniaque (98cm à l’échelle en aval du hameau les Etages, mais on ne doit certainement pas parler de la même échelle que ceux qui l’on fait à 110 en août). Cependant pour une découverte de cette rivière c’est bien.

On enchaîne tout se passe nickel jusqu’à ce que Christelle nous gratifie d’un second bain (pour la vidéo, contacter Guillaume : 5€ le visionnage, 150€ l’effacement). JS gentleman récupère la pagaie, a juste le temps de la jeter hors de l’eau puis enchaîne par un retournement esquimauté . La classe…C’est ensuite au tour de Bertrand de se décider à réapprendre à nager puis à Guillaume qui s’auto-récupère après une petite inattention. D’autres bains sont passés inaperçus de votre narrateur mais certains auront dénoncé Florian.

Chacun repère le passage 6 et tout le monde décide courageusement de porter. Arrive le 5. Par ce niveau, difficile de passer sur le becquet central, on risque de perdre un bras à la réception. L’autre solution consiste à prendre la pissette un peu plus rive gauche. Raphaël et Florian nous montrent magistralement le chemin. Jérôme opte involontairement pour un passage entre le becquet et la pissette et JS qui manque l’entrée de la pissette voit sa dernière heure arriver, mais heureusement plus de peur que de mal.

Petite photo de groupe devant le pont à l’arrivée, on enquille les 20’ de remontée kayak sur les épaules. Jérôme n’en revient toujours pas de voir Florian, Raph et Guillaume redescendre aider ceux qui sont à la peine. « Un j’ai déjà vu mais trois !!! »

Un petit Croze Ermitage nous remet de nos émotions puis on retourne sur Lyon, Flo termine sa nuit.

Participants : Christelle, Jérôme, Raphaël, Florian, Jean-Sylvain, Bertrand et Guillaume.

P.S. : ne voir qu’un pur délire du narrateur dans ses divagations sur la « cousine » de Florian.

Sortie WE du 23-24 juillet 2016 sur le bas Vénéon, la basse Guisane et l’intégrale du Guil.

Participants : Pierre-Yves, Raph, Jérôme, Christelle.

Départ le vendredi soir et nuit dans le camping « Noémie » près de Bourg d’Oisans.

Samedi matin : bas Vénéon.

Le niveau d’eau est important, il y a eu de gros orages la veille. A l’embarquement, l’eau affleure le marquage jaune.

Deux rapides sont énormes (classe V avec ce niveau). Dans le 1er il est même difficile de voir la trajectoire qui éviterait le bain. Pierre-Yves et moi, décidons de porter ces deux rapides.

(Rq : je réembarque un peu avant la fin du 2ème rapide et c’est un bain à la clé.)

Samedi après-midi : basse Guisane.

A moitié assoupis par le trajet, la motivation n’est pas à son maxi pour se remettre dans le néoprène mouillé. Le ciel est menaçant, il pleut par endroit, un petit remontant s’impose. Le café fait du bien à la troupe et c’est reparti.

Nous ne sommes pas déçus, c’est une belle descente. La Guisane est à un niveau idéal (pour moi), nous l’enchaînons avec peu de stops.

Le soir, après qq bières sous le kiosque de l’Argentière, nous optons pour une pizza au resto.

Nous dormons dans un site connu des kayakistes, en sauvage, au bord du Guil, (en rive droite, avant de prendre la route qui conduit à Château Queyras).

Dimanche : l’intégrale du Guil.

Niveau : 38 à l’échelle se trouvant sous le pont en aval de la triple chute.

Il fait beau, la navigation est très agréable, non stressante, c’est très chouette !

Nos deux encadrants nous laissent ouvrir des sections.

Merci à eux.   Christelle

Vénéon – Guisanne – Guil – 23/24 Juillet 2016

On prend les presques mêmes … et on y retourne

Vénéon : Bourg d’Arud / Les Ougiers – 5 km de classe III IV

Bon niveau
Quelques portages ou repérages ou repêchage

Basse Guisanne
RAS

Intégral du Guil
4 h de kayak dans un chouette décors et sans trop de stress
Grande première pour Pierre Yves pour qui s’était sa 1er intégrale du Guil. Les 1er fois ne sont pas tj une grande réussite mais là, ça l’était
Au bilan de l’équipe
La combe de Chateau Queyras avalait en 1’15 par l’équipe et sous l’oeil de dizaines de via ferrateurs et rateuses.
Un stop pas loin d’être carrément foiré au Zebulon mais sans conséquence.
Un passage école de la triple par P.Y
Un esquimautage école de C sur le dernier rapide du Guil

Participants : Raph, Christelle, Pierres Yves, Jérôme

Sortie sur le Vénéon

Participants : Raph, Christelle, Jérome, Alessandra, Nico R, Nico G, Cyril, Fred, JS

DSCN5610.JPG

Rendez-vous au club à 8h15. Ça pique pour plusieurs vaillants kayakistes ! On charge, on s’apprête, on cause point Godwing et coefficient de Manning, on s’imagine les gorges du Vénéon… Mais tout à coup, des échos de « Lignon du Forez », se font entendre. La rivière sort de la noosphére et résonne dans les esprits embrumés. Ni une, ni deux, Raph-le-G.O. est tiraillé, et le groupe est perdu : on ne sait plus où on navigue. Et puis finalement coup de fil à un ami, le Lignon est un peu haut, ce sera pour une prochaine fois, on reste bien sur le plan initial.

En route donc pour Bourg d’Oisans ! On arrive jour de marché et c’est café/demi en terrasse et petites emplettes locales. On reprend le camion, direction le départ du P4 Plan du Lac. La vallée est magnifique, encaissée mais aérée, verte, pierreuse, parsemée de torrents et de cascades. Vu d’en haut, le Vénéon n’a pas l’air si terrible… La bonne blague ! On embarque à la base de raft et on s’enchaine 3 kilomètres de descente sympathique. Le rythme des premiers passages est assez soutenu, le courant file mais rien de terrifiant. Cyril hésite quelques fois entre le courant et le contre-courant. Un tout petit bain vite fait et la descente est déjà finie.

La phase deux de la journée s’amorce, la suite de la descente (P5). Départ et retour de la navette, quand soudain, horreur ! On réalise que l’accès à ce parcours est réglementé en fonction du niveau d’eau : si celui-ci est dans le rouge à l’échelle de Bourg d’Arud (<10 m3) et bah on l’a dans le baba. Le niveau était bien rouge, le groupe est à nouveau perdu. On cherche une autre portion à faire, conscient de l’éloignement de certaines rivières, comme le Lignon du Forez, qui est quand même à nouveau proposé. Heureusement, Raph-le-G.O. est là, et il a plus d’un tour dans son sac !

Direction le haut de la rivière, la fin du P1, sur des routes sinueuses, au bord de l’à-pic. Raph s’excuse de la conduite rapide, soit disant pour ne pas perdre trop de temps et d’élan dans la montée, mais tout le monde sait bien qu’il prend son pied.

Premier rapide, le niveau de l’eau est bon, elle est toujours fraiche, l’air s’est aussi refroidi en altitude. Mais le soleil est là ! On embarque, Raph, Jérome et JS en amont du premier rapide classe 4, le reste du groupe un peu plus bas. Premier constat : ça pousse très fort ! Ça file sans cesse, les stops sont bien là, mais il faut les voir vite et les rejoindre bien, malgré le courant et les cailloux partout. Sensations sport extrême garanties ! JS prend bien soin de foirer chaque passage du premier rapide, enchaînant trois esquimautages. Le reste de la descente se fait sur ce rythme très soutenu, permettant quand même quelques pauses. On s’arrêtera juste avant le rapide du photographe, car après le parcours se complique. Ce sera pour une autre fois !

DSCN5628.JPG Bière au soleil. On déplore une blessure à la cheville en fin de parcours. Dommage, le Fred avait vraiment assuré comme un chef ! Merci Alessandra pour la conduite aller-retour, et merci aux DJs !

JS

citation faisant date :  « moi j’aurai bien fait l’armée , mais le problème c’était la guerre »

20/21 Juin – Sortie Vénéon / Ferrand

Samedi 20 Juin

Vénéon P4 : Plan du Lac – 3km de II/III

Parcours d’échauffement qui ressemble à la Drome mais avec 20° de moins. Une eau vivifiante, excellent pour activer la circulation. Julien en profite pour tester sa gite ……….et contre gite

Vénéon P5 – Bourg d’Arud / Les Ougiers – 4 Km III/IV

La route suit tout le long, le parcours est de plus en plus difficile et l’objectif tacite est d’aller le plus loin possible. On fait les équipes, mélangeant les sereins et les moins sereins….. mais la sérénité ne protège pas du bain.

On démarre par du III plaisant. Les premières difficultés apparaissent au bout de 2 km. A l’approche du 1er passage, 2 écoles se dessinent. Extrême gauche, 2 pleureurs à éviter suivis d’un petit S en sortie. Ou milieu incident droite. Plus challenge. Une chicane à faire avant d’aborder le seuil de sortie et filer ensuite à gauche pour éviter le drossage. Simon (un pote à ML) passe à gauche. Nickel. Marie Laure passe à droite. Nickel. Va te faire un avis après ça!!. Marie Laure emporte l’opinion, Sébastien la joue rebelle à gauche et Raph en profite pour tester plusieurs bateaux.

Puis crux de la descente, un long rapide en IV. Tout le monde débarque pour repérer, certains en profitent pour s’éclipser discrètement. Les plus sereins ouvrent et se mettent en sécu dans l’unique gros stop du rapide. Les moins suivent, un par un. C’est après la reprise que tout commença à se déliter. Le seuil suivant eu raison de la sérénité de certains. Une pagaie ouvrit alors le parcours suivi d’un bateau vert suivi d’une pagaie suivi d’un bateau orange suivi d’un nageur, suivi d’un marcheur, puis d’autres marcheurs avec des cordes…. Le premier vrai kayakiste arriva en 10ième position. Puis le reste de la flottille.

En image ( vidéo de Gillaume B)

Dimanche 21 Juin

 Le Ferrand P2 – Pont du GR54 / Pont D25 – 2 Km de III/IV/V ?

On n’est 5 à rester les 2 jours mais Alessandra et Michélé nous abandonnent pour du ski d’été au 2 Alpes.

Quoi faire ? La Romanche fait l’unanimité mais c’est sans compter les barrages qui ne turbinent pas le dimanche. On se rabat sur le Ferrand, un affluent rive droite de la Romanche que personne ne connait. Le niveau est très bas, le cadre est sympa en sous bois, c’est l’occasion de découvrir.

Nous embarquons sur la partie basse. Je me coince au bout de 100 m et perd ma pagaie dans la foulée. Mes petits camarades me décoincent et nous passons 3/4h sur 100 m de rivière x 1m de large à chercher cette foutue pagaie. En vain. Un mystère, je poursuis avec la pagaie de secours

Le reste, des grilles, des seuils, des arbres, parfois les deux. En sous bois. On crapahute sur les bords, on fait rarement plus de 200 m à vu,

2 bornes de descente, 3h!! Rarement mis autant de temps pour un prétendu parcours en III/IV. On apprendra par la suite que le gars qui a fait le topo (un pote à ML) s’est planté entre la partie haute et basse et dans la classification.

Un bon souvenir à refaire avec plus d’eau maintenant que l’on sait ce qui nous attend

Kayakiste : Julien F, Nicolas L , Adrien K, Alexandre, Marlow, Guillaume, Marie Laure, Brigitte, Nicolas R, Alessandra, Sébastien D, Raph, Simon (pote à ML), Jérôme

Gorge du Vénéon – 4 et 5 octobre 2014

Gorge du Vénéon (Les Clots – St Christophe)

Kayakistes: Jérôme, Raph, Marie-Laure

Acte 1 / La trouille

Au départ du village des Clots, la boule au ventre, je commente à voix haute « c’est bizarre, je me demande ce que je fais ici ».
Une fois mon kayak posé au fond de la gorge, je trouve la réponse.
Je suis là parce que j’aime le kayak et tout ce qui gravite autour.

Acte 2 / La nature

Le soleil brille, l’eau est transparente. Cette gorge est incroyablement belle, ponctuée de cascades. C’est ce que j’ai vu de plus grandiose depuis que je pratique cette discipline. Je n’ai plus peur, les bras se mettent en marche et les automatismes reviennent. Un mélange de concentration et de contemplation. Nous sommes trois dans cette gorge.

Il est 11h du matin et nous débutons la descente par de la classe III bucolique.

Acte 3 / L’amitié

On arrive au passage X. Là je m’arrête dans un stop fuyant avec la peur irrationnelle de passer dans l’infran. Jérôme me fait signe que son stop en contrebas est plus facile. Raph ferme. L’entraide est omniprésente. Pendant les portages (2 seulement pour les garçons, 3 pour moi) on s’aide pour trimbaler le matos, réembarquer… On prend notre temps. C’est beau. On est là pour en profiter. Alors c’est ce qu’on fait. On analyse, on discute, on s’écoute, sans précipitation. On pose des sécus là où il en faut. Une fois les deux premiers gros V passés, Jérôme, notre sophrologue attitré, nous rassure. Le plus difficile est derrière nous.

Acte 4 / Les sensations

Sur ce parcours, trois passages se détachent des autres, impressionnants par leurs enchaînements de difficultés. Des seuils d’entrée assez hauts suivis de grilles avec quelques siphons sur les côtés, mais pas dans la ligne, donc ça passe nickel.

Sauf pour le premier passage (V+), pas super propre, alors on préfère s’abstenir pour cette fois. En revanche, on passe le second sans encombre. Plus bas, les gars m’encordent dans un seuil puissant suivi d’un joli bourrelet. Je passe le seuil. Raph encordé me crie de bien taper le bourrelet et tout passe sans problème.

L’équipe est incroyablement sereine.

Les gars passent le troisième gros V qui ne me fait pas super envie = gros seuil d’entrée + grille, siphon à gauche + rouleau et stop à droite + drossage. La gorge s’ouvre. Les passages sont toujours aussi beaux. Moins gros mais toujours aussi beaux. Le dernier passage de l’éboulis (rebaptisé « maxi Gyr » pour l’occasion) est un pur plaisir manœuvrier, propice aux ouvertures sauvages. On débarque au camping à 14h pétantes.

Un an que je m’entraîne pour pouvoir vivre de tels instants.

Merci les gars, merci le club,

Marie-Laure

CR Sortie Vénéon – 6/7 Sept

Participants : Benoît, Mickaël, Marie-Laure, Bertrand, Raph, Aurélien

L’heure de rendez-vous au CKTSV était fixée à 8h30 avec le camion de Décines.

9h30, nous partons après une longue concertation avec 3 voitures faute d’avoir les clés du camion.

11h30 pause café habituelle et incontournable à Bourg d’Oisan. Jusque là, le timing est plutôt pas mal.

12h30, arrivée au camping de la base de raft « Vénéon Eaux Vives » où nous retrouvons des kayakistes venus s’entrainer en vue du derby qui se déroulera le week-end d’après.
Nous installons notre campement assez rapidement pour une fois.

13h00, nous sommes quasiment les derniers à nous diriger vers le P2 du Vénéon. Nous laissons une voiture au débarquement. Nous emmenons un Sud Coréen avec nous. Je dis avec confiance que nous serons sur l’eau avant 14h. Nous nous payons même le luxe de nous arrêter devant le rapide du Photographe afin de le repérer. La crue du 15 Août a modifié la plupart des rapides.

La pression commence à monter et nous sommes tous gonflés à bloc, prêts à embarquer ! Dans l’euphorie nous n’avions pas remarqué l’absence de la voiture de Bertrand qui nous suivait depuis le camping. Après quelques minutes, Bertrand, Benoit et Mickaël nous annoncent que le bateau de Marie avait fait un long vol plané dans un ravin.

Arrivés à l’embarquement nous déposons notre sud Coréen choqué. Il avait poussé quelques cris un peu disproportionnés lors de la navette (« Oh FUCK !  Fuck ! The car ! »). Heureusement qu’il ne s’agissait que d’un bateau… La nouvelle se répand rapidement. Une nouvelle fois nous avons réussi à tenir notre réputation. Les autres kayakistes présents ont tout de suite compris de quel bois nous étions fait et se sont empressés d’embarquer. Pour nous préserver Benoit nous conseille alors de ne pas dormir au camping avec eux.

14h passé, nous décidons de retourner sur les lieux du crash avec comme objectif d’être sur l’eau au plus tard à 15h. Benoit, en vieux sage, avait eu la présence d’esprit de faire une marque assez reconnaissable en forme de b*** sur le bord de la route pour y indiquer la trajectoire du bateau. Nous distinguons au loin une tache verte 100 m plus bas posée dans un pierrier. Et là chose assez inhabituel nous atteignons le bateau et le remontons avec une corde en un temps record. Encore étonnés de notre exploit nous découvrons qu’il n’a que quelques bosses supplémentaires. Sont solides les Zets !

15h, nous sommes sur l’eau juste entre nous. Les autres sont déjà loin. L’échelle est à 105. Ce qui est correct. Nous enchainons les rapides (IV) sans trop de sketches : pierre noire, le photographe, le légionnaire. Nous arrivons au fameux S avant le passage VI que tout le monde porte où Mickaël nage. Nous nous retrouvons à 3 sur l’eau. Benoît et Raph sont partis chercher le bateau de Mickaël en portant. En bref, nous sommes au top niveau organisation.

Après plus de 3h de navigation nous retrouvons tout le matériel et atteignons le pont de l’arrivée à Champhorent. Il reste quand même les 150 m de dénivelé à gravir pour atteindre le parking.

Benoit et Mickaël nous abandonne et partent avec la voiture de Marie-Laure. Benoît tenait à dévoiler dans le compte rendu le fait que Mickael Nyd ne sait pas faire les démarrages en côte.

Son témoignage :

«  Après plusieurs calages, la panique nous a saisi lorsque nous avons senti la voiture partir en arrière, doucement mais implacablement. Et vous connaissez la vallée du Vénéon, on est vite cerné par les ravins. Marie, j’ai bien cru que ta voiture allait suivre la même trajectoire que ton kayak lors de l’épisode du décrochage. En plus ton frein à main ne fonctionne pas très bien, ce qui a rendu très périlleux le changement de pilote pour nous sortir de cette impasse. De grosses sueurs froides. »

Heureusement que le sud coréen n’était pas dans la voiture à ce moment là car je pense que vous l’auriez perdu.

Nous n’avons pas suivi le conseil de Benoit et retournons au camping de la base de raft assumant nos actes du matin lors de la navette. Les autres kayakistes ont eu le temps de faire 2 descentes. Ils commençaient à s’inquiéter de ne pas nous voir rentrer. D’autant plus qu’un hélicoptère de la sécurité civile avait survolé à plusieurs reprises les gorges.

Nous préparons un excellent repas à base de Raviolis en boite. Les gens autour de nous ont pitié de nous et nous proposent de savoureuses pizzas cuites au feu de bois. Mais nous sommes fiers et refusons toute corruption.

Le lendemain, après une nuit un peu courte et un peu arrosée, nous descendons à nouveau le P2 avec quelques sketches. Je ne donnerai pas les noms 😉
Nous avons fait ensuite un arrêt bien mérité au bar de la Cordée à Saint Christophe.

Conclusion : Achetez du Zet. Pour les prochaines sorties, si vous entendez crier au secours la nuit ne vous étonnez pas.
Conseil pour Marie : Si tu es vraiment en danger sache que crier au secours ne sera pas suffisant.

Aurélien

Compte rendu sortie Vénon – samedi 28 septembre 2013

Sortie rivière à la journée sur le Vénéon.

Parcours P2 : Camping de la Bérarde – Pont Romain de Champhorent

La fine équipe : Jérôme, Bertrand V., Ale, Colas, Marie-Laure et votre rédacteur.

La vallée de la Bérarde est déserte, les premières couleurs d’automne font leur apparition. Les zones herbeuses en altitude virent au brun et certains bouleaux dans la vallée commencent à revêtir leur feuillage doré. L’eau du Vénéon coule en contrebas de la route -bien plus bas, dans la gorge tout au fond de la vallée-, elle est d’un bleu turquoise incroyable.

Seulement voilà, nous ne sommes venus ici pour simplement admirer le paysage ou cueillir des fleurs. Les rochers du lit de la rivière attendent de voir passer nos coques colorées et le bout de nos pagaies, voire nos ponts subitement retournées !

Sur le parking de l’embarquement, nous cassons la croûte avant de nous changer. Enfin, plus précisément, ceux qui n’ont pas l’estomac en vis de pressoir mangent un peu alors que d’autres ne dorment déjà plus depuis deux jours et sont incapables d’avaler quoi que ce soit. Et oui, même si le niveau d’eau est bas, ça reste du IV ce Vénéon.

Je vous épargne les détails sur la navette et le boulet qui oublia ses sandales dans le sac avec les affaires sèches à l’arrivée (même après des années de pratique, toujours vérifier que l’on a tout et même le demander à la ronde avant de partir faire la navette !).

L’eau du Vénéon est froide. Il ne faudrait pas moins d’eau mais tout passe sans frotter. Bien entendu, personne n’est à l’abri d’une cravate, bien des rochers sont émergés. À l’approche du rapide du photographe -que nous avions regardé depuis la route en passant- l’ouvreur nous refait le coup de la planche à laver: hop on y va sans rien dire et tout le monde suit, innocemment. Sauf Marie-Laure qui perd ici un peu de son innocence. Pas bon du tout pour le moral des troupes ça; on est proche d’un abandon massif de 33% des effectifs du groupe.

Mais le groupe reste soudé, désormais nous irons reconnaître et sécuriser les passages difficiles afin de rassurer tout le monde. La descente se poursuit, il ne faut pas relâcher l’attention car le niveau de navigation est continu et il n’y a pas de zones de répit. Et laissez moi préciser que contrairement aux croyances communes, le Cerro est parfaitement adapté à cette rivière manœuvrière !

Les reprises sont parfois tremblotantes, mal assurées à la perspective de se lancer dans le passage qui vient d’être reconnu. Le stress du stop en amont d’un passage à reconnaître donnera aussi lieu à un bain inutile, la faute à une berge frôlée de trop près pour d’obscures raisons de soi-disant sécurité. C’est bien connu, il y a plus de cailloux quand on se rapproche des berges, mais parfois le kayakiste perd sa lucidité au détriment d’une navigation propre.

Arrivés à l’infran, nous allons y jeter un coup d’œil: un caillou en réception du seuil est effectivement très dissuasif ! Portage dans la caillasse.

Vers la fin, Colas nous fera une bonne frayeur en faisant un bac juste au dessus d’un rocher drossant/siphonnant. Alors que tout le monde avait fait attention à serrer la gauche, voilà qu’il part se coller en cravate sur le rocher. Ni une ni deux, tout le monde sort précipitamment de son bateau pour lui porter secours. Pour ce qui est du temps de réaction, rien à redire, en revanche le placement des secours n’était pas idéal. Bertrand part en face mais le stop est difficile et il manque de se renverser; Jérôme et moi sommes sur la berge opposée à Colas et à part lancer une corde, nous ne pouvons pas intervenir correctement. Il aurait fallu traverser la rivière et aller l’aider à pied.

Plus de peur que de mal, Colas garde son sang froid et sort finalement de son bateau tout seul. Pendant ce temps là, Marie-Laure -qui porte sur le chemin au dessus de la rivière- tente d’expliquer à des randonneurs que le kayak est une activité ne présentant absolument aucun risque et accessible à tout le monde ![/!\ Attention second degrés, on ne plaisante pas avec la sécurité. Seulement le risque est inhérent à la pratique du kayak, on essaie de le maîtriser; d’ailleurs, venez à la journée sécurité à Saint Pierre]

Le pont Romain qui marque l’arrivée est toujours aussi joli. Le portage pour rejoindre le parking est toujours aussi dur !

CR WE du 8-9 Septembre 2012 sur le Vénéon

Le Vénéon dévale des Ecrins du cote de La Bérarde (38). Il se navigue essentiellement en Septembre sur fonte des glaciers.


Samedi 8 Septembre

Venéon (partie haute) – La Bérarde – Champhorent

~ 8 Km de III(4) puis IV/IV+ (5+)

niveau d’eau : moyen

durée : 2h30

Ce parcours offre 2 visages. Du III jusqu’ « aux Etages », puis ça se corse vers la mi parcours à partir du rapide du Photographe.

Mister President sortie vainqueur d’une séance de border cross dans une des grilles de la partie haute. Le perdant se tapa un esquimau moitié avec le fond, moitié avec la pointe du bateau de Marc dans l’orbite de l’oeil gauche. Par la suite, nous fûmes à la hauteur. Appliquant à la lettre les préceptes du Bushido  « Devant de grandes difficultés, il ne faut pas chercher les chemins de traverses mais affronter l’épreuve dans sa globalité. »

Bien sur, cela donne lieu à qques improvisations plus ou moins heureuses. Benoit réussit un stop micral dans un des gros passages. Galvanisé, il se lance à l’assaut du 2ieme stop du rapide…. qui n’en est pas un. Trop petit, trop fuyant, … bref le voilà embarqué en marche arrière, en traviole dans un dévaloir sans visibilité. David à pied, a juste le temps de lui gueuler « A gauche, à gauche » pour la sortie un peu scabreuse  Par solidarité, l’équipe enchaine derrière lui et tout le monde se retrouve dans le stop en dessous ………. hormis le Frédo qui confond sa gauche et sa droite.

Le 5+, on porte. Marc hésite pour débarquer, gauche/droite, se décide finalement pour la gauche, rate le stop, se fait dégueuler sur les cailloux, se retrouve en marche arrière dans le courant principal avant de découvrir miraculeusement un stop en contre-bas avant le gros du passage .

Repérage du rapide qui suit. Ca tergiverse, Ben prend les choses en main. Il passe le seuil d’entrée, puis enchaine le rapide à la surprise générale. Un seuil merdique à franchir sur une dalle qui à la bon gout de vous fracasser sur une pavasse à gauche, puis de t’emmener vers un drossage assez fermé, que notre président négocie les doigts dans le nez …… en marche arrière

 

Dimanche 9

Venéon (gorge moyenne) – Les Clots – St Christophe

~ 5 Km V (5+,X)

niveau d’eau : moyen

durée : 4h

Solide sur les appuis, la testostérone en hausse, le moral au taquet, on est près à en découdre. Décision est prise de se frotter le lendemain à la gorge moyenne. Un cran au dessus et moins connu.

Le samedi soir, on papote avec un groupe qui vient de le faire.

– Le passage obligatoire , il a changé

– « Ah, il a changé ? » ( « nous », une pointe de doute dans la voix)

– Avant tu filais à droite et tu allais te caler dans le stop puis reprise pour contourner la chicane

– Oui, c’est ça.

– Maintenant, tu files à droite mais … trop à droite, tu te tapes le drossage qui te retourne comme une crêpe, pas assez , tu te tapes le siphon de gauche, au milieu , tu te tapes le siphon du milieu

– Ah (la voix carrément étranglée) Comment tu fais alors ?

– Et bien au milieu mais tu te grouilles d’enquiller la chicane avant le siphon.

– Tu peux porter ?

– Certains ont essayé…. faut pas rater le stop qu’on voit au dernier moment

– Et le reste alors ?

– Non mais faîtes le, c’est sympa……..

 

Le moral et la testostérone en prirent en coup, le bushido finalement, c’est des conneries. Le cassoulet avait tout à coup du mal à passer. Le doute s’insinua dans l’équipe qu’on noya dans l’alcool.

Le lendemain Jean Claude réveilla tout le monde à l’aube. L’idée était de faire la gorge avec un minimum d’eau. Dans la bagnole, on entendait les mouches volées. En sortant, on allait tous pisser 3 gouttes avant d’enfiler la combin.
Le début est extra. Du II / III engorgé, les sommets enneigés derrière nous, une myriade de cascade se déverse dans le Vénéon. On pestait  contre ces P#@!!ù$ de cascades qui amènent de l’eau dans la rivière. Au bout de 2 bornes, on tombe sur le passage infran, un éboulis qui obstrue complètement la rivière. On porte et fin du bonheur.

Le S, on passe.
Un seuil contre la falaise , très malsain, on porte
Un long rapide suivi d’un chicane avec un seuil en sortie et un siphon plus loin …….. on porte
Le seuil de l’arbre, ………. . Rappel, bon on porte
Le long rapide , plus facile qu’avant mais 5+ qd même………. ben on porte
Le seuil étroit à prendre à Mach 2. On passe, enfin on tente. 2 écoles s’affrontent. A Mach 2 avec une bonne giclée, ça passe. Ccontre la falaise, le bateau plaquée, la pagaie dans une seule main, on baigne
Le rapide quasi obligatoire en fin de gorge……. on porte. 3 mètres de portage, 1h d’effort
Enfin, la gorge s’ouvre, la rivière devient moins hostile, le moral remonte
Le rapide qui suit, …….. on baigne. Le morale rebaisse
Le grosse grille finale …….. on fait quoi ? on passe, on porte
Le seuil en entrée III. On passe, on porte où on baigne
Le III qui suit, on passe, on baigne.

Bilan de la descente : 2h de portage, 2h de kayak tremblotant, des ampoules au pied pour tout le monde, des démissions en cascade, des bateaux à vendre…  . Une illustration en somme de la notion de plaisir différé. Après qques jours de recul, assurément un parcours à refaire. Le cadre est somptueux, les rapides sains … et tout se porte

Participants : Aurélien, Benoit, Jérôme ,Jean Paul (ext.), David ( ext), Frédo (ext.), et Marc le samedi