Week-end Drac/Souloise, du 19 au 21 avril 2014

Fine équipe : Nico L, Ale & Michele, Christelle & Jérôme, Pascale, Nadia & Clément, Brigitte & Nico R, Mickael, Moran, Stephen, Thibault, Nico G, Marie-Laure, Judith, Michel et Wam.

 

C’est un compte rendu un petit peu particulier pour moi, déjà parce que c’est mon dernier avant un moment, exil fiscal oblige, et aussi parce qu’il est écrit depuis l’autre côté de l’océan, exil fiscal oblige. En plus, j’ai fait 4000 trucs depuis ce week-end, exil fiscal oblige, donc je me rappelle surement de pas tout.

C’est donc une délégation plutôt sérieuse du CKTSV/CKDM qui a investi les berges du Drac en vue de ce premier week-end prolongé officiel en commençant par une escale au gîte; un panier de basket, un baby-foot qui aura vu s’incliner Jérôme pour la première fois depuis que je sais qu’il existe (Jérôme, pas le baby), une collection de cassettes vidéos réellement fantabuleuse, une deuxième moitié de groupe qui finit par arriver, avec le pique-nique d’un certain nombre de gens de la première moitié de… quel fouillis !! Nan, mais c’est parce qu’en fait, un groupe a fait les courses et est arrivé 1h plus tard au gîte, voilà, est-ce plus clair ?

 

Jour n°1, navigation unique : Le Drac P3 (??)

Un parcours avec plein d’eau, mais alors beaucoup, qui court, avec des mouvements assez sérieux à droite à gauche (suffisait de passer au milieu vous m’direz), oscillant entre un timide II et un vigoureux III, qui commence en trombe par un super-toboggan  qui réussit à décourager presque tout le monde,  et qui aura vu les débuts d’une débutante pas si facile à mettre à l’eau (mais qui y aura quand même été). Des bains de-ci de-là (ca fait partie des choses dont je ne me rappelle pas, par exemple), rien de notable à signaler sur la fin du parcours, tout s’est magnifiquement bien passé !

J’en sens une soulagée, la !

Tout ? Nooooon ! Un double bain survient peu avant la fin du parcours, Héroïquement, Maryvonne fait traverser le pauvre bateau d’Ale qui se fait alors discrètement la malle, vu qu’elle n’avait pas fermé son leash. Ha ! On me dit dans l’oreillette que Maryvonne n’était pas là ? Ma mémoire me joue des tours, ce doit être quelqu’un dont le prénom ressemble à celui de Maryvonne.

Petit débriefing sécu post-dinatoire, animé, un peu, puis dodo.

 

Jour n°2, navigation ante-méridienne : La Souloise

Dépôt des motivés en haut de la Souloise, récupération en bas. Au début on voulait faire l’inverse, mais Jérôme et Mick ont préféré commencer par les Gilardes (5), exploration complète du rapide, un dessus, un dessous. Chacun dans son style, nos 2 protagonistes ont brillé. Rien à signaler sur le reste de la descente.

 

Jour n°2, navigation post-méridienne : le Drac, comme vous ne l’aviez jamais vu (P2, donc)

Embarquement dans un Drac large comme l’embouchure du saint Laurent mais en moins musclé, et avec 7 cm de fond. L’incompréhension nous guette, « qu’est-ce que ça racle ! », « j’ai perdu 100g de bateau », « j’crois que ça devient plus prof… ha non », « ho un rapi… ha non », le principal avantage d’une rivière totalement dénué d’intérêt et de stops, c’est que ça se descend comme un verre de whisky. Mis à part les 2 glissières de la fin qui ont réussi l’exploit de convertir des kayakistes a la natation, rien à signaler, si ce n’est que, la frustration aidant, tout le monde s’est jeté sur la glissière finale comme la faim sur le monde, ce même tout-le-monde qui l’avait tant boudé la veille.

Alors on improvise un plan de mise-a-mal de la frustration ! Un groupe descend de bateau, et l’autre descend la rivière (en bateau). Le premier se change et rattrape le second a mi-chemin pour lui proposer d’arrêter ou terminer la rivière. Ainsi commence la navette la plus folle de ma vie d’opérateur navette échelon 6 (bin, ouais, j’ai fait la navette sur le gouffre des meules !). À mi-chemin, donc, récupération de l’abandonneur n°1, qui nous informe qu’il est en fait l’abandonneur n°2 parce que l’abandonneuse n°1 (la vraie, donc) est 300m plus haut, encerclée par des vaches, sans sa fourchette. Une fois nos 2 abandonneurs changés et montés en camion, nous tombons sur l’abandonneuse n°3, le temps commençant sérieusement à manquer, elle se changera plus tard, on charge son bateau dans la remorque, et l’abandonneuse dans son bateau et on file au débarquement pour arriver après tout le monde Nico L nous suit avec des kayaks sur l’épaule histoire de se dépenser quand même un peu. Après quoi, on m’envoie faire la navette -_-

 

Bon après, ça va mieux parce qu’on mange, du goulasch de Michel, et qui a quintuplé les quantités par rapport à celui du stage en Espagne, ce qui fait qu’on peut le savourer plusieurs fois, j’veux dire par là qu’on en a eu plusieurs bouchées.

Après, c’est bizarre, on me met à contribution pour montrer une vidéo de 12s de Jérôme dans les gouffre des meules miraculeusement retrouvée sur la TV pour lui faire une surprise, j’trouvais aussi qu’la TV pour la longueur de la vidéo, c’était un peu gros… donc, voilà, c’est pas pour frimer, mais la vidéo en fait, elle était pour moi, et ouais !

À ce propos, j’suis nul en discours, alors j’en ai pas fait, mais quand même, j’voulais tous vous remercier pour ce p’tit cadeau, la vidéo est précieusement stockée sur sa clé USB, et des fois, je la regarde. C’était vraiment quelque chose de très sympa en tous cas. Fin de la parenthèse sentimentaliste.

Pfiou, c’est un compte rendu fleuve à rendre jaloux raph-qui-n’a-pas-l’habitude-de-faire-court !

 

Jour n°3, Souloise organisation militaire, d’une efficacité quasiment redoutable.

On recommence par les Gilardes, une nouvelle recrue vient s’ajouter à nos 2 têtes brulées, qui pour le coup, ont plus ou moins échangé les rôles, au niveau exploratoire, bien sûr. Comme toujours dans ces passages, nos héros sont acclamés au passage par les… heu…. gens raisonnables.

Navigation très organisée par la suite, et pourtant très agréable, on a même fait une simulation de l’ordre sur la rivière à côté de la rivière ! 2 ouvreurs, puis des binômes, le plus expérimenté guide le moins expérimenté, le plus expérimenté étant soit un homme, soit une femme qui navigue comme un homme (haha).  Cette organisation quasi militaire nous mène au pied des choses sérieuses quand arrive l’incident qui tâche un peu le week-end, avec la perte d’un bateau quasi neuf dans l’infran. C’est que du matos direz-vous, mais bon, c’est toujours d’hommage.

Fin de l’hommage.

Les moins aguerris arrêtent ici la rivière, et se chargent de la navette pour les autres, pique-nique et retour à Lyon.

Quoi qu’il en soit, ce fut un vrai grand plaisir de vous côtoyer, dans un bateau, sous un bateau, non loin d’un bateau, et parfois même dans un service d’urgences, j’espère qu’il en a été de même pour vous, et mon petit doigt me dit qu’on se reverra !