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Avril 18-Alpes du Sud

Participants: Pascale, Anne-lise, Brigitte, Nicolas R, Nicolas F, Max, PY, Baptiste (dit GO), Clément, Hervé, Jacques, Bertrand

Jour 1: (Verdon)

Jour 2: Depuis le haut : (par Anne-Lise)

Nous nous changeons tous au camping avant de partir pour le point de départ de la navigation dans cette gorge réputée qui promet une belle découverte en perspective. Mais les arrêts en chemin sur la route tortueuse pour regarder la rivière depuis différents points de vue font fortement hésiter les pagayeurs les moins expérimentés : les hésitations se transforment en désistements progressifs, et je juge donc plus sage de suivre ce mouvement. 4 personnes ne partiront donc pas en expédition ce jour-là (vous comprendrez l’usage du terme « expédition » très rapidement).

Les moins courageux font donc la navette ; arrêt au pont de la mariée pour voir passer tous les kayakistes, oulah on n’est pas loin du bain pour 1 ou 2 sur ce premier rapide ! Mais tout va bien, même si ça va vite car il y a un bon débit sur la rivière. Les navettistes font un 2ème arrêt au point de vue sur la cascade ; les autres y sont déjà en train de faire une pause pour une séance photo devant cette belle chute d’eau… jusqu’à ce qu’elle soit interrompue en urgence car un kayak mal débarqué vient de se faire la malle ! Et bien c’est du sérieux !!! Un kayakiste se lance à sa poursuite, mais victime d’une fausse gîte, baigne, aïe ! 2ème kayak à la dérive… ça commence à ressembler fortement à un gros sketch ! Finalement, cette descente va sûrement durer un peu plus des 1h30 prévues…

Nous remontons dans le camion jusqu’au point de vue sur l’éboulis: ça n’a pas l’air sympa tout ça, on a bien fait de ne pas y aller ! Tiens, un kayak vert planté le nez dans l’eau derrière un rocher ! Il semble bien coincé… ah, et au loin, un kayak jaune et orange sur une gravière ! Bon, c’est déjà ça, on a localisé les 2 kayaks… Ah en fait rectification, voilà un 3ème kayak qui déboule !!! et qui vient déloger le vert, qui continue donc son chemin, tandis que le 2ème jaune part sur la gravière… c’est mieux que le PMU, on pourrait presque faire des pronostics à ce rythme-là !

Trêve de plaisanterie, pas de kayakistes ni de baigneurs en vue, on se demande comment ils vont s’en sortir… P&AL montent la garde sur la remorque de kayaks, pendant que M&B repartent en camion au cas où certains remonteraient le seul chemin échappatoire à pied au niveau de la cascade… Attente, on s’occupe en admirant ces magnifiques gorges sous le beau soleil, en étudiant la géologie de la roche rouge et la botanique des fleurs de montagne… l’une bronze, l’autre prend des coups de soleil… toujours pas de kayakistes… camion de retour, bredouille… le temps passe…. que faire ?

Après discussion, direction Entrevaux pour chercher la base de raft qu’on n’arrive pas à trouver, on localise au passage le kayak vert sur une gravière à l’arrivée (descente en solo du kayak très bien élevé donc puisqu’il a trouvé le débarquement tout seul) puis direction le camping pour demander au gérant l’adresse du raft. Il appelle un de ses amis d’une autre base, qui est prêt à descendre les gorges en raft avec nous comme équipiers pour récupérer les baigneurs… on passe avec le raft sur la remorque au point de débarquement, mais MIRACLE ! Des pagayeurs nous font signe !  Ils sont tous là, au bout de 4h au lieu des 1h30 prévues… Bilan : une pagaie de perdue, mais tous les kayaks et pagayeurs de retrouvés ! Bref, un bien beau sketch qui mérite certainement d’entrer dans les annales du club !

Pour récompenser les non-kayakistes de leur patience (repas de midi décalé à 20h ! scandale, remboursez !) une petite descente plus tranquille s’improvise sur la fin de journée, départ sur le Var à 18h depuis le camping pour le passage d’Entrevaux jusqu’à Puget, sous la pluie et le ciel gris mais ça ne va pas arrêter les 5 qui n’ont pas eu leur dose de la journée ! Très joli village, dont la seule kayakiste encore assez débutante qui a embarqué ne profitera guère car se démenant dans le fameux drossage… C’est moins une pour le bain, mais ouf c’est passé ! Jolis trains de vagues sur le reste du parcours, pas de grosses difficultés, et Max se dévoue pour une dernière navette de la journée !

Depuis le bas : (par Bertrand)

Jour 3: (Var + Tinée)

Rédigée par la seul personne du cktsv qui encadre mieux a la nage qu’en kayak. Aka (aussi connue sous le
nom de) GO
Le jour 3 fut riche en navigation, 3 parcours, 2 rivières et qu’un seul bain, le meilleur ratio du séjour. Aprés un bon petit déj’ , Pierre-Yves, Nico F et moi-même partons repérés rapidement le Coulomps en
voiture. Suite au niveaux d’eau au lieu de la confluence et le premier rapide nous décidons de partir sur le var pour remettre tout le monde en confiance. Mais ce n’est que partie remise nous y retournerons le
lendemain.
Nous partons donc tranquillement du camping pour une navigation qui se fera en douceur. Le seul passage piquant, les deux drossage d’Entrevaux furent magnifiquement bien passé par tous même si l’on
aperçue quelques bateaux tangué.
Une fois arrivé a Puget-Théniers nous avons eu la chance de déguster une jolie salades faite par Brigitte et Nico.
Suite à ce bon repas Pierre-Yves nous abandonne et rentre sur Lyon.
Quant-a nous nous repartons sur le var jusqu’à Touét-sur-Var. La navigation se passe sans encombre Anne-lise décides même d’ouvrir quelque fois Malheureusement, pascale n’en faisant qu’à sa tête décida d’aller se jeter sur un cailloux et de se retourner, elle avait sans doute un peu chauds. Tout le matos fut récupérer et elle pue ré embarquer rapidement. Le restes de la navigation se passa sans accroc.
Nous avons débarqué un peu avant TSV au pont métallique.
Une fois au camion, au vue de l’heure peu avancé les plus motivé d’entre nous s’échauffèrent pour une troisième navigation cette fois ci un peu plus corsé, la basse Tinée. Tandis que les autres,à l’exception
d’Anne-lise et Nico qui nous accompagnèrent pour faire la navette, eu la chance de rentrer en stop grâce à une logistique de navette implacable.
La partie la plus dur de cette nav’ fut en réalité de réalité de trouver l’embarquement. Après s’être fait chasser par le sosie (en plus gros) et son chien de Dusty hill ou billy gibbons(chanteur des ZZtop) de toute
façon eux même se ressemble déjà entre eux. Fin bref en plus de nous dégager de sa propriété il nous indiqua la mauvaise direction… Mais méfiant de ce personnage plus ou moins romanesque, le judicieux
Nico f décida de retourner sur nos pas là ou ce trouver sûrement l’embarquement (il était sur l’autre rives et c’était indiqué sur le topo…) Tréves de mondanités entrons dans le vif du sujet la rivière : Pas de danger sur ce parcours-ci pas de bain et quelque trains de vague assez sympas mais sans grosse difficultés. La veritable difficultés de la rivière :
Bertrand Viel non comptant de s’acharner sur le GO (moi), a qui l’on avait confié la périlleuse mission d’ouvrir la rivière , prenait des stop tous plus merdique les uns que les autres. En particulier celui juste
avant un drossage mais bon il avait le sourire lui.
C’est ainsi que de stop en stop merdique nous somme arrivé en bas du parcours.
Une fois rentrer au camping ont fit un barbecue qui fut gérer par Nico. Et faut dire qu’il etait fier de sa braise, en même temps elle était belle, sa braise
Après avoir mangé plus que de raison chacun parties se coucher prêts a affronter le lendemain et ses péripéties.

Jour 4: (Coulomp + Var)

Ce mardi 1er mai c’est le dernier jour, avec un objectif : rentrer tôt à Villeurbanne. Un timing serré dans les réveils nous permet d’arriver au départ du bas Coulomp, en tenue, à 9h05 ! La descente s’annonce jolie et dans une ambiance assez différente des précédentes (rivière étroite, belle eau bleue, quota de sketches déjà explosé les 2 premiers jours donc pas prévu d’en rajouter), mais cela ne suffira pas à convaincre tout le monde en cette fin de séjour. Nous sommes donc 9 à embarquer, pour quelques dizaines de mètres, sur une Vaïre un peu sèche et branchue. La confluence apporte heureusement de l’eau, mais une fois les 2-3 premiers rapides en III passés la descente s’assagit. Nous avons alors le temps d’observer le paysage ouvert, l’eau claire et la végétation qui nous entoure. Sur une passe un peu trop ambitieuse de Nicolas F, Hervé qui le suivait grimpe sur un grand caillou mais… pas assez, tout le monde a le temps de l’admirer repartir en arrière en travers et prendre le premier bain de la descente. C’est la courte partie « révision des exos de sécu » du jour. La confluence avec le Var et son eau grise arrive, nous passons une spectaculaire faille dans la montagne et nous voilà presque arrivés. Tiens, 3 personnes manquent à l’appel au débarquement. La légende dira que le GO, en jouant dans un vague, a trouvé l’occasion trop belle de faire une brasse.
Arrivés sur le lac, on en profite pour réviser l’esquimautage des courageux qui veulent bien se lancer. Les tentatives de déstabilisation (au propre comme au figuré) ont quelquefois eu raison des esquimautages. Pour n’en citer qu’un, Clément ne semble pas encore prêt à affronter un castor vindicatif qui grimperait par surprise sur sa coque. Eh oui, à Villeurbanne la pagaie bleue s’obtient de dure lutte (rappel à toute fin utile : pagaie bleue => esquimautage réussi et sanglage de bateaux qui tient) !
Après le repas préparé par nos navettistes sympa et un rangement éclair, hop ! Départ rapide, et arrivée à Villeurbanne à 18h.

RDV l’an prochain pour une gorge du Cians ? En kayak ou en rando aqua, venez comme vous êtes.

CR semaine de kayak – Alpes Maritimes – 20 au 27 Avril 2013

kayak TopoDuoLe CKTSV/ DM a posé ses valises pour une semaine à Entrevaux, petite bourgade à 60 bornes au Nord de Nice. 5 ou 6 rivières proposant une quinzaine de parcours sont accessibles dans un rayon de 1h30 de bagnole.
Nous avons eu de l’eau de toutes les couleurs, De la turquoise sur l’Esteron, de l’Emeraude sur le Verdon et le Coulomb, de la limoneuse sur le Var et la Tinée et même de la laiteuse sur la Roanne. Du soleil et aussi de la pluie et aussi de la neige
De la laiteuse d’abord sur la Roanne et l’Archiane
Quoi faire sur le chemin du retour? L’ultime espoir de faire les gorges du Verdon avec un niveau moyen s’est envolé la veille au soir. On décide de décamper tôt et de s’envoler vers l’Archiane. Nous l’avons raté à l’allée, faisons là au retour. C’est sans compter sur la pluie qui tombe sans discontinue depuis 24h. Trop d’eau beaucoup trop même, Echelle noyée, 15 m3 qui déboule dans les 4 m de l’Archiane. On jette l’éponge.et on se dirige sur la Roanne. La température décroit, la neige fait son apparition.
La Roanne est énorme aussi. On se dit que c’est une occasion historique de la faire avec ce niveau, que certains n’ont pas navigué la veille, qu’on est énervé par les 4h de bagnole de la matinée
On embarque sous les infran, dans la végétation. Mickael nous sort son 1er esquimau au bout de 2 m. Un bon rouleau qui te scotche, à prendre extrême droite. Ca va vite, on se cramponne à la pagaie, des bois morts nous dépasse. On se dit que le kayak est vraiement un sport individuel,
De la limoneuse sur le Var et la Tinée
Il semble qu’elle soit tj crade sur le Var, limoneuse nous reprend Nicolas G …et le voilà parti sur une étude géologique de la vallée tandis que le reste du groupe essaie d’estimer le niveau d’eau.
De l’embouchure avec l’Esteron jusqu’au camping, il se présente sous forme de gros trains vagues. Maryvonne ne peut s’empêcher de jouer dans les vagues avec son nouveau petit bateau. Et parfois sans.
Stop à gauche au niveau du camping. Mickael choisit de s’arrêter à droite dans les branches. C’est son choix
Les gorges de Daluis (sur le Var). Le cadre est superbe. Des falaises rouges plongent dans la rivière pour former un canyon 6-7 km de long et 300 m de haut. Une fois parti, le seul échappatoire reste la rivière.
Le lit est large, du III en principe, certainement un peu plus par 40 m3. Ca court, un enchainement de drossage avec quelque part au milieu du parcours, un « chaos » consécutif à un éboulis récent.
On se renseigne auprès des rafteurs du coin
– il est où l’éboulis?
– au milieu
– Y a un stop avant?
– Oui………pour 1 kayak,
-. Ah!
– On le voit au dernier moment
On profite de la navette pour repérer le passage. On monte sur les épérons rocheux , on regarde dans les coins, on arrache les jumelles de Nicolas concentré à examiner ses rapaces. C’est celui là, en dessous, on voit la sortie, on devine l’entrée
– A gauche, ça à l’air mieux
– Sais pas. Ca va  vite, on n’a pas le temps d’y aller
– A droite, alors
– y a un arbre sur les 2/3
– Ah oui t’as raison
– Ah non, il est au dessus de l’eau
Raphael coupe court à tout débat « c’est au pied du mur ….. »
Le rapide sous le pont d’entrée des gorges nous inquiète un peu.
– le rouleau à ton avis, il est gros ou pas?
– Raph « C’est au pied… »
– OK OK,, on y va
Arrivent les drossagesn à pendre à l’intérieur des virages
La consigne est bien respectée, puis un peu moins. D’abord un peu trop milieu, puis au milieu, puis franchement à l’extérieur, puis carrement sur le toit au 4ième. Agitation collective pour récupérer le bateau vert et son propriétaire
On guette le chaos après chaque virage.
Soudain, j’entrevois Raph dans la passe de gauche, Il oblique brutalement à 90° pour disparaitre derrière une pavasse grosse comme une bagnole. Je vois Alessandra prendre à droite puis disparaître.
– C’est où ? m’hurle t’on dans mes oreilles
Ca doit être ici le pied du mur
– .Fonce extrême droite
Rien de bien méchant finalement. On se retrouve tous dans le stop plus bas. Hormis Christelle qui se tortille dans tous les sens pour passer sous la branche.
Bon niveau au départ du P4 de la Tinée, 0;95 à l’échelle. Le temps de casser la graine, le niveau est divisé par 2. Le temps de s’habiller, il est multiplié par 2.5. A ne rien y comprendre. Certainement, la conséquence des barrages en amont. On part avec la vague pour un parcours en gravière de III (4).
Le passage clé se trouve au bout de 2 km. Un seuil à prendre sur le pleureur ou un langue à venir cherche à gauche. On s’essaie à la giclée ou on joue la précision
Nicolas nous fait un début d’hypo et passe d’un niveau classe IV à un niveau classe II en qques minutes. Forcément, il ne tarde pas à baigner dans une grosse grille en fin de parcours. Il en profite bien sur pour prendre qques photo tandis que le reste du groupe s’agite en bas du rapide en se demandant ce qu’il bricole.
Il nous mime à distance 2 doigts courant sur un avant bras. On voit rien, on comprend rien. On gueule, »Porte » ,  il entend rien. On continue à gueuler  » P#%!in mais PORTE b#!%el »; Il re-embarque au milieu du rapide et nous rejoint dans son rythme chaloupé. Il aurait appris à la journée sécu que ce code signifie « portage » et croyais que tous bons kayakistes le connaissaient. Il était le seul.
De l’émeraude donc
Sur le Coulonb, le contraste est saisissant avec le Var dans lequel il se jette au bout de qques km . Du II / III. Une agréable mise en jambe pour la semaine. Maryvonne n’arrête pas de frimer avec son nouveau bateau, Les Mickael et Raph échafaudent tous les plans pour essayer de le lui piquer pour le reste du séjour
Le Verdon
Son niveau est régulé par un barrage. A compter du mercredi, on aura espéré tous les jours que son niveau baisse. En vain, il est resté à 40 m3. A 20, on aurait pu se frotter nombreux au canyon mais là, c’est trop pour nous. Le jeudi , on y a cru, recevant des info contradictoires entre un répondeur téléphonique ( > 16m3) et internet (40 m3).
Dans le doute, on se lève à l’aube, dans le cam’s à 8h30 afin d’être au départ autour 10h. On croise le Verdon à Castellane, un vingtaine de borne en amont de l’entrée des Gorges. 40 m3, Merde!!!, c’est foutu.  On va déprimer au café du coin. Plan B ,on fait le parcours du haut,
– Castellane – Carajuan (l’entrée du Canyon). tout le monde embarque. Nicolas R qui se sacrifie pour la navette . Du II/III puissant pendant 12 bornes. Hormis le seuil St Jean. le passage clé du parcours, un 4 un poil craignos.. Maryvonne et Nicolas s’arrêtent ici. Le seuil s’assimile plutôt à une grosse vague de traviole. Une circulaire à faire au sommet de la vague  vous évite de faire un tour dans le drossage ou sous le drossage.
– Carajuan / pont sublime
4 Km dans le canyon du Verdon Le lit se resserre, les galets sont remplacés par les falaises, les marmites font leur apparition..
Tout le monde a une petite envie de pisser. Mickael nous sort que Tony Blair avant ses grands discours se retenait de pisser pour conserver sa concentration. On pèse le pour et le contre  de cette statégie
200 m en aval du pont, la futur ex « dégoulinante »,véritable gardien du temple. Une crue de 800 m3 avait comblé ce passage une vingtaine d’année auparavant, transformant un gros dévaloir aux vagues hachées en du petit clapot. ll semble que la nature commence à reprendre ces droits.On s’y lance à l’aveuglette en plein milieu. De la vague mais on sent bien les 50 m3 qui pousse. Christelle se demande à chaque vague ce qu’elle fait là. Dans le contre en bas
–  Je me demande ce que je fais là. T’es sur que je suis à ma place ?
– oui , oui, c’est le plus gros jusqu’au Pont Sublime. On débarquera avant le Solitaire.
Ce début de canyon met vraiment l’eau à la bouche. Le cadre est superbe, Grand soleil, les falaises qui s’élèvent de prés de 700 m, l’eau émeraude qui serpente entre des gros blocs tout rond.
Le Solitaire marque l’entrée du couloir Sanson. 3 solutions, Arrêter avant le rapide et rejoindre les dernières marches du sentier Martel pour aller à la bagnole. Entrée dans le rapide en contournant le Solitaire par la droite, un bloc de 10 m sur 10. Ou par la gauche. Les 2 hypothèses sont examinées à la loupe. A gauche, on soupçonne à l’entrée un rouleau en travers dont on ne peut estimer la puissance. Ensuite, c’est tout droit. A droite, c’est Indianapolis. On divise les forces.  2 à gauche, 2 à droite, avec une alternance droite / gauche dans les passages par soucis d’esthétique.
A coup sur, il faudra y retourner pour s’enfiler les 20 bornes suivantes. Ca vaut 5h de bagnole depuis Lyon.
De la turquoise sur l’Esteron.
Il présente 2 parcours de 2 – 3h. Du II/III sur le P1 au  IV(4+,5) sur le P2.
Niveau limite bas sur le P1, On se laisse glisser au fils de l’eau au creux d’une vallée ouverte, nonchalant.
3 cailloux suffisent à nous sortir de notre torpeur. Mickael va astucieusement chercher la passe de droite ……… qui ne débouche sur rien. Il garde la gite quelques secondes contre le rocher siphonnant; La perd, la retrouve, la reperd, disparait. Oups , pas bon.Il refait surface quelques secondes plus tard, derrière le bloc, au milieu du contre, l’air un peu hébété. La pagaie qui l’a suivi dans sa trajectoire siphonesque n’a jamais refait surface.
Quelques petites grilles plus loin, c’est au tour du topoduo de se retrouver en fâcheuse posture.En 1 mot, renversé. Maryvonne se laisse glisser avec souplesse derrière le bateau tandis que l’équipier arrière se relève avec un œil au beurre noir.
Le parcours P2.  Il est 16h, 8 km de classe IV(4+, 5), un parcours que personne ne connait. Tous les ingrédients sont réunis pour un plan galère et une sortie à la nuit. Ce fut un régal. Le niveau limite sur le haut, se trouve idéal sur le bas.
Les premiers rapides nous surprennent, on n’est pas bien dans le match, encore un peu assoupi. Les sortie de seuil finissent souvent en chandelle
On guette le rapide clés. Un infran ou  un V selon les topos, La glissière finale atterrit sur une pavasse. On peut tomber à coté mais il faut la jouer fine. Trop fine, On porte. Ce rapide marque l’entrée de la Clue de la Cerise. C’est super mignon, très étroit par moment, on navigue entre ombre et lumière.
Le rapide qui suit est obligatoire et on ne voit pas grand chose. Un bon vélodrome précédé d’un seuil, qui passe sans pb finalement ……. mais qu’une fois passée.
La suite, des seuils, des giclées, des rétrécissements. On en repère un. Mickael annonce qu’il va serrer l’entreé à droite, baigner par là, esquimauter ici et sortir plein milieu. Et cet homme, fait ce qu’il dit. Admirable.
Un immense chaos de 500 m de long clot le parcours. Peu de visibilité, beaucoup de pente. Des gros stops partout permettent quasiment de tout faire à vue.
Mickael culpabilise encore d’avoir paumer une pagaie le matin même. Il en voit passer une, se précipite en bateau pour la récupérer. Avec 2 pagaies en main il se fout en vrac, perd 1 bateau et 2 pagaies. Raph court derrière tout ca, se fait distancer et jette l’éponge. Mick replonge encordé sous un bloc, retrouve sa pagaie, remonte en bateau. Il m’appelle. Le temps de me retourner, je le voie dans un contre, renversé, les 2 mains hors de l’eau , attendant patiemment qu’une pointe de bateau passe par là pour l’aider se redresser. Il aura fait près de la moitié de l’Esteron sans pagaie
Participants : Maryvonne, Nicolas G, Nicolas R, Christelle, Mickael , Raphaël, Alessandra, Jérôme
Jérôme