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Semaine dans les Alpes, 22-29/07/2018

Jour 1 : Doron baston, Isère bière, on décolle pour les cols

RDV donné à 8h30 dimanche au club pour le chargement des bateaux et du matériel de camping. Nous sommes 3 au départ de Villeurbanne sous un beau ciel bleu ensoleillé : Nico, Anna et François. Nous rejoignons Raph sur la route pour aller faire le Doron et l’Isère. 1er arrêt à Brides les bains pour repérer le rapide de la piscine du Doron qui sera le point de départ de François. Nico et Raph partiront plus en amont pour une partie supérieure plus teigneuse et Anna préférant se réserver pour l’Isère passe son tour. La descente se passe bien avec arrivée à la base de Raft. Après une pause repas, on enchaîne sur l’Isère au départ de Landry vu que le stade d’eau vive de Bourg St Maurice était réservé aux slalomeurs pour une compète.

 

Finalement 2 belles nav sous le soleil, pas de bain ni de sketch et une bonne bière pression locale à l’arrivée. Séparation des troupes : Anna et Raph repartent sur Lyon tandis que François et Nico prennent la direction de Briançon pour rejoindre d’autres kayakistes. Quelques heures de route et 2 cols plus tard (dont le Galibier de nuit avec de la pluie, du vent et un brouillard bien épais façon film d’horreur), nous arrivons à un bivouac près du Guil.

Jour 2 : Intégrale intensive, Gyronde tardive

Réveil au bivouac et là surprise nous retrouvons Jean-Paul, avec qui nous pensions naviguer le lendemain, et Manu qui dormaient également sur place. Nos chemins se séparent et nous allons à la rencontre de Guillaume, Adrien (futurs compagnons de route et de nav pour la semaine), Arnaud, Yohan et Alex (moniteur de raft sur le Vénéon -> détail important pour la suite) et un kayakiste d’Exo. Le programme de la matinée est le Guil depuis les gorges de château Queyras jusqu’à maison du Roy.

Descente sans encombre avec quelque bains dont un de François juste avant l’arrivée. A la fin de navigation nous sommes rincés et nous ne pensons qu’à 2 choses : nous rassasier et enchaîner par une sieste salvatrice dans le hamac. Ça sera chose faite. A partir de là, François propose une petite Gyronde pour terminer la journée et n’arrivera qu’à convaincre Nico. Donc ce sera 1 descente + 1 remontée en stop pour faire la navette. 1ère Gyronde pour les 2 compagnons du coup ça se fera avec les infos d’Adrien et du topo. Après le portage de l’infran, on se demande où repartir. On hésite, on se pose des questions, on passe certains rapides et on en porte d’autres. Bref une navigation plus longue que prévue et quelques interrogations en suspens. Même après 21h, Nico arrive à remonter en stop (heureusement pour nous).

Jour 3 : Au pire, on laisse le Gyr

C’est parti pour la Combes Chauve du Guil avec Adrien, Arnaud, Nico, François (les mêmes que la veille) et en + Jérôme, Laurent et Christophe. Découverte d’un kayak abandonné juste après le départ qui sera ramené sur la berge et signalé (ce qui a du redonner le sourire au propriétaire). Certains sont joueurs et passent le gros rapide juste avant l’infran tandis que les autres le portent avant de faire le bac en amont de l’infran pour porter à nouveau.

 

Belle descente sous le soleil avec une seule baignade et arrivée directement au bivouac pour Adrien et François (laissant aux autres le soin de faire la navette) où l’on retrouve Guillaume les pieds dans la rivière en train de bouquiner.

Après une pause repas et une partie de Carcassonne, départ pour le Gyr et Gyronde. Sur le trajet, François se désiste pour le Gyr invoquant la non sieste remplacée par un jeu de table. A la vue du Gyr courant bien vite et d’un sketch de 2 kayakistes inconnus, Adrien se désistera également ce qui finira par démotiver Nico et Jérôme. Donc ça sera Gyronde pour tout le monde.

Jour 4 : Guisane au balcon, Romanche à grêlons

On abandonne notre bivouac au bord du Guil et on part pour faire la basse Guisane (Nico, Guillaume et François). Encore une nav sous le soleil qui se déroule sans encombres. Après un repas au col du Lautaret, on prend la direction de la Romanche où on rejoint Adrien. On fait le tour pour démarrer en dessous des travaux du barrage. Et au moment de se changer, un orage éclate. Des grêlons se mettent à tomber et on se met rapidement à l’abri sous nos kayaks ou les mains planquées sous le gilet et la tête protégé par le casque. Début de la nav dans la brume.

 

Arrive un enchaînement de rapide classe IV. Le début se passe bien mais Guillaume se retourne après un passage et François le suivant de trop près vient lui rentrer dedans. Réflexe du kayakiste oblige, Guillaume esquimaute avec les mains en s’appuyant sur le bateau de François mais sans sa pagaie… Il termine le rapide avec brio et avec ses mains. Une fois la pagaie rattrapée et rendue à son propriétaire, on finit le parcours plus tranquillement. Une longue réunion de concertation nous décide à aller vers Venosc pour faire le Vénéon le lendemain et retrouver Yoan et Alex les 2 guides de raft. En cherchant à bivouaquer, on tombe par hasard sur un camping/squat à côté d’un gîte où logent tous les gens du raft et nos 2 guides.

Jour 5 : Vénéon en doublon

C’est le grand luxe ! Il y a douche et toilettes dans des cabanons. 1ère douche du séjour ! Toujours à 4, nous décidons de faire une des parties basses du Vénéon avec une belle grille IV de 500m juste avant la fin. Nous refaisons la même portion en soirée avec Yoan mais avec 15 cm d’eau en plus qui change pas mal les rapides et accélère le dernier enchaînement.

Et pour finir la soirée, apéro devant les caravanes et petit concert dans le village d’à côté avec bière locale et galettes bretonnes.

Jour 6 : Grand Eyvia, un petit goût de dolce vita

Au matin, on essaye de décoller assez tôt pour rejoindre l’Italie et le Val d’Aoste. 3 cols plus tard, nous voici arrivés et prêt pour descendre la Grand Eyvia. Cette fois-ci nous sommes 5 et c’est Christophe qui nous rejoint. La 1ère partie jusqu’au pont se passe bien avec de beaux passages et de longues grilles sauf François qui a fait quelques mouvements de brasse.

 

Le groupe se sépare et Nico, Christophe et François décident de continuer. Au niveau d’un énorme bloc rocheux RD, on découvre un beau seuil qui finit dans une marmite un peu étroite (rapide moins sain qu’il n’en a l’air d’après le topo). Nous décidons de porter ce passage. Dernier enchaînement, une triple chute avec un rappel barrant la rivière qui sera bien passé par Nico et François.

On peut ensuite rejoindre Guillaume pour notre 1ère nuit en camping et tester un restaurant à proximité. Ça serait dommage de ne pas manger de pizza.

Jour 7 : Matinal, tu fais mal (ou le Valnontey m’a tuer)

Nico, d’humeur matinale, a profité de sa promenade pour repérer la rivière proche du camping : le Valnontey. Bilan de Nico : c’est jouable mais ça enchaîne bien et ça commence direct dans le vif du sujet. Petit photo des héros au camping avant le départ. On part du camping kayak à l’épaule et on embarque. C’est vrai que ça démarre fort : une petite ligne droite, s’ensuit un S avec des pavés et des petits seuils d’1 mètre et à la fin du S un seuil plus important. Nico l’ouvreur optimiste a juste le temps de penser « Mais c’est de pire en pire ! » et c’est le drame. Il passe le seuil la tête à l’envers et esquimaute laborieusement. Christophe, qui avait bien négocié le seuil, se pose sur Nico en fausse gite et baigne, mais arrive à récupérer tout son matos très vite. Guillaume le passe nickel. François baigne à la réception et Adrien esquimaute juste après. Bilan final : 200m parcourus depuis l’embarquement, 2 bains, 2 esquimo, 1 pagaie de perdue et 1 bateau en solide cravate au milieu de la rivière. Une fois le bateau récupéré, François arrête et les autres débarquent un peu plus bas. Après débat entre un basque chaud patate et un ex-ouvreur dépressif, tout le monde arrête là avec objectif de refaire le parcours de la veille. Guillaume fait son « walk of shame » de retour au camping, tandis que les héros déchus reprennent une photo mais se gardent bien de repasser par le camping.

Et c’est là que (re)commence le sketch. François baigne 3 fois dont le dernier juste avant le pont séparant les 2 parcours. Et sur le dernier, Christophe se lance à la poursuite du Machno naviguant tout seul. Et là, Christophe se boite également. Résultat : 2 bateaux descendant la Grand Eyvia sans leur propriétaire. Le kayak de François s’échoue assez rapidement et gentiment sur la berge RG tandis que celui de Christophe continue sa course et s’arrête dans le stop de l’énorme bloc rocheux RD. Nico et Adrien qui continuaient le parcours en kayak s’arrêteront avant le seuil et débarqueront RG.

Jour 8 : Dora de fin, là on est bien

Dernier jour du séjour pour Nico et François. On décide de faire une basse gorge de la Dora Baltea tous ensemble avant que les 2 compères ne prennent la direction de Villeurbanne. Finalement ça sera sans François qui préférera faire une sieste dans le hamac (chicken pass). A l’embarquement, on rejoint un ami d’Adrien pour une descente tranquille qui fait retomber la tension de la veille (idem pour la sieste).

Sur le chemin du retour, on ne résistera pas à la glace à l’italienne (en Italie…) et on s’arrêtera à Bourg St Maurice pour se ravitailler en fromage et bières.

Hautes-Alpes, WE du 14 juillet 17

Florian, Guillaume et Jean-Paul sont en route pour les Hautes Alpes à une voiture et 4 bateaux sur le toit. Eh oui, il faut le savoir, JP a toujours un bateau à faire échanger sous garantie. Et JP compte toujours sur sa bonne étoile pour les navettes.

Benoît quant à lui revient des Hautes-Alpes après une semaine de vacances et croise nos trois individus à Vizille (au 2/3 du chemin de retour). Ah oui autre chose à savoir, la voiture de JP, 218.000 km, est connue de tout le monde du kayak. Si vous souhaitez voyager incognito cherchez un autre plan. Coup de fil de Benoît : Vous allez où ? Je peux venir avec vous ? Ca tombe bien, il nous manquait une navette ! Dernière chose : oui oui on est des beaux enfoirés :-).

Première journée tranquille pépère : Romanche Lyvet/Lyvet à 90cm à l’échelle, Haute Romanche avec le passage du rapide de la Grave qui dépote pas mal, petite Guisane un peu maigrichonne en descendant le Lautaret et un Gyr du soir qui déchire pour terminer. Une petite journée pour se mettre en forme quoi. Pas de quoi fouetter un chat :-).

15 juillet : Guil du 15 juillet, bonjour. 38cm à l’échelle, c’est le minimum syndical mais au moins on ne se pose guère de question, on passe tout (Château Queyras, Zébulon, Grille, Millénium, rapide du tunnel). Enfin on passe presque tous tout. Au passage, merci à Patrick pour les belles photos.
L’eau se faisant rare, on décide de faire marche arrière direction le Vénéon. Paul, un copain du JP nous dit qu’il y a gras d’eau, que ça envoie du lourd mais que la rivière est saine. C’est bon, on y va et on se refait une petite Haute Romanche au passage. On est fin de journée, le glacier a bien lâché et il y a nettement plus d’eau que la veille. Si ça monte autant sur le Vénéon, on va pas jouer les cadors on se le fera à la fraîche.

Les parisiens retrouvés sur place nous sortent un petit squat de leur cru. On y est bien, très bien mais un couple de bretons déjà sur place aurait été mieux sans nous de toute évidence.

16 juillet : En route pour la Bérarde. Pour une fois on ne tarde pas trop par peur de s’en prendre plein la g… si le niveau monte trop. On décide de naviguer jusqu’au « Légionnaire » et d’aviser pour la suite. Tout passe bien en dépit d’un petit bain en début de grille du « slalom ». Le « Photographe » passe comme une lettre à la poste. On note 110cm à l’échelle et JP qui seul connait bien la rivière décide de poursuivre la descente. Ca va vite, très vite. Ca esquimaute une fois, deux fois parfois plus mais on ne déplore pas d’autre bain. Seul Manu (un parisien) passe le 5, les autres portent. Ugo manque de finir dans LE syphon. La perte aurait été d’1 sur 7, résultat encore favorable :-).

Remontée express de la rivière au parking en moins de 20′ pour la majorité des kayakistes, joli score.

On recommence quand ?

Guillaume.

Kayakistes : Florian, Guillaume, Jean-Paul, Benoît (merci pour les navettes), Patrick (PAD’SO), les parisiens (Ludo, Manu, Quentin) et Hugo (Clermontois me semble-t-il).

CR – 4 jours autour de Grenoble

CR de la sortie Alpes du 5 au 8 Mai

Jeudi 5 Mai

Guiers Mort – III (4)
Avec son célèbre embarquement à l’américaine et débarquement ….. à l’américaine (ce dit lorsque tu finis ta descente par un truc optionnel que tu aurais mieux fait de laisser en option),

qui a valu quelques poussées d’adrénaline pour tous et de morphine pour certain !!

vendredi 6 Mai

Romanche P4 : Livet / Gavet : classe IV à 13m3
La bonne surprise du séjour. Le peu qu’on voit de la route est dégueulasse – ferraille, carcasse de bagnole dans Livet en guise de pleureur, barrage – . Ce qu’on ne voit pas est superbe. Parcours soutenu constitué de belles grilles en III+/IV, jouable quasi tout à vue par ce niveau , moyennant pas mal de lancés de corde (pas tous réussis mais aussi certains réussis et relâchés par le nageur(se)) et une perte de pagaie.

EDF a attendu la réception du SMS de Sam indiquant que l’équipe était sortie de l’eau avant d’ouvrir les vannes et lâcher 70 m3. Ce qui nous a permis de faire le P5


Romanche P5 : Gavet / Séchilienne : classe IV (5) à 40 à 70 m3

Extra avec ce niveau d’eau même si on a couru derrière un bateau pendant un petit moment et porté le gros rapide final. Un V volume que Raph voulait négocier extrême droite. Y avait une ligne parait-il mais tu avais en gros 2/10ième de seconde – après avoir franchi un rouleau à mach2 – pour faire faire 90° à ton bateau, remettre les gaz et aller se planquer dans le contre à droite. Sinon tu te payais un pleureur gros comme une bagnole. J’avoue avoir trouvé Raph un peu optimiste sur ce coup-là.

Samedi 07 Mai

Malsanne P2 classe (4) , 2m3
Parcours ludique et super court qui se repère à pied. 10’ quand tout se passe bien. Beaucoup plus quand tu te lances dans le tronçonnage d’un séquoia qui bouchait la gorge finale (Florian) ou dans un airwheel en waka à moitié réussi sur le seuil d’entrée. Non, mais le début était bien.

Drac classique II/III
Un boulevard. Y a même des panneaux routiers le long du parcours qui te préviennent des virages à venir.

Dimanche 08 Mai

La Souloise – III (4+) , ~ 105 / 110 à l’échelle , petit niveau

Petit niveau mais quelques incertitudes voir inquiétudes à l’approche du rapide des Gillardes en début de parcours. Guillaume nous a gratifié d’un esquimau que je n’ai pas eu le temps de voir alors que j’étais en sécu et Raph, d’une superbe giclée.
Fred a ouvert le reste.

Participants : Florian, Raph, Samuel, Alessandra, Christelle, Guillaume, Bertrand, Mickael, Fred, Frédo07, Jérôme

Le tout (ou presque) en vidéo, par Guillaume