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Semaine dans les Alpes, 22-29/07/2018

Jour 1 : Doron baston, Isère bière, on décolle pour les cols

RDV donné à 8h30 dimanche au club pour le chargement des bateaux et du matériel de camping. Nous sommes 3 au départ de Villeurbanne sous un beau ciel bleu ensoleillé : Nico, Anna et François. Nous rejoignons Raph sur la route pour aller faire le Doron et l’Isère. 1er arrêt à Brides les bains pour repérer le rapide de la piscine du Doron qui sera le point de départ de François. Nico et Raph partiront plus en amont pour une partie supérieure plus teigneuse et Anna préférant se réserver pour l’Isère passe son tour. La descente se passe bien avec arrivée à la base de Raft. Après une pause repas, on enchaîne sur l’Isère au départ de Landry vu que le stade d’eau vive de Bourg St Maurice était réservé aux slalomeurs pour une compète.

 

Finalement 2 belles nav sous le soleil, pas de bain ni de sketch et une bonne bière pression locale à l’arrivée. Séparation des troupes : Anna et Raph repartent sur Lyon tandis que François et Nico prennent la direction de Briançon pour rejoindre d’autres kayakistes. Quelques heures de route et 2 cols plus tard (dont le Galibier de nuit avec de la pluie, du vent et un brouillard bien épais façon film d’horreur), nous arrivons à un bivouac près du Guil.

Jour 2 : Intégrale intensive, Gyronde tardive

Réveil au bivouac et là surprise nous retrouvons Jean-Paul, avec qui nous pensions naviguer le lendemain, et Manu qui dormaient également sur place. Nos chemins se séparent et nous allons à la rencontre de Guillaume, Adrien (futurs compagnons de route et de nav pour la semaine), Arnaud, Yohan et Alex (moniteur de raft sur le Vénéon -> détail important pour la suite) et un kayakiste d’Exo. Le programme de la matinée est le Guil depuis les gorges de château Queyras jusqu’à maison du Roy.

Descente sans encombre avec quelque bains dont un de François juste avant l’arrivée. A la fin de navigation nous sommes rincés et nous ne pensons qu’à 2 choses : nous rassasier et enchaîner par une sieste salvatrice dans le hamac. Ça sera chose faite. A partir de là, François propose une petite Gyronde pour terminer la journée et n’arrivera qu’à convaincre Nico. Donc ce sera 1 descente + 1 remontée en stop pour faire la navette. 1ère Gyronde pour les 2 compagnons du coup ça se fera avec les infos d’Adrien et du topo. Après le portage de l’infran, on se demande où repartir. On hésite, on se pose des questions, on passe certains rapides et on en porte d’autres. Bref une navigation plus longue que prévue et quelques interrogations en suspens. Même après 21h, Nico arrive à remonter en stop (heureusement pour nous).

Jour 3 : Au pire, on laisse le Gyr

C’est parti pour la Combe Chauve du Guil avec Adrien, Arnaud, Nico, François (les mêmes que la veille) et en + Jérôme, Laurent et Christophe. Découverte d’un kayak abandonné juste après le départ qui sera ramené sur la berge et signalé (ce qui a du redonner le sourire au propriétaire). Certains sont joueurs et passent le gros rapide juste avant l’infran tandis que les autres le portent avant de faire le bac en amont de l’infran pour porter à nouveau.

 

Belle descente sous le soleil avec une seule baignade et arrivée directement au bivouac pour Adrien et François (laissant aux autres le soin de faire la navette) où l’on retrouve Guillaume les pieds dans la rivière en train de bouquiner.

Après une pause repas et une partie de Carcassonne, départ pour le Gyr et Gyronde. Sur le trajet, François se désiste pour le Gyr invoquant la non sieste remplacée par un jeu de table. A la vue du Gyr courant bien vite et d’un sketch de 2 kayakistes inconnus, Adrien se désistera également ce qui finira par démotiver Nico et Jérôme. Donc ça sera Gyronde pour tout le monde.

Jour 4 : Guisane au balcon, Romanche à grêlons

On abandonne notre bivouac au bord du Guil et on part pour faire la basse Guisane (Nico, Guillaume et François). Encore une nav sous le soleil qui se déroule sans encombres. Après un repas au col du Lautaret, on prend la direction de la Romanche où on rejoint Adrien. On fait le tour pour démarrer en dessous des travaux du barrage. Et au moment de se changer, un orage éclate. Des grêlons se mettent à tomber et on se met rapidement à l’abri sous nos kayaks ou les mains planquées sous le gilet et la tête protégé par le casque. Début de la nav dans la brume.

 

Arrive un enchaînement de rapide classe IV. Le début se passe bien mais Guillaume se retourne après un passage et François le suivant de trop près vient lui rentrer dedans. Réflexe du kayakiste oblige, Guillaume esquimaute avec les mains en s’appuyant sur le bateau de François mais sans sa pagaie… Il termine le rapide avec brio et avec ses mains. Une fois la pagaie rattrapée et rendue à son propriétaire, on finit le parcours plus tranquillement. Une longue réunion de concertation nous décide à aller vers Venosc pour faire le Vénéon le lendemain et retrouver Yoan et Alex les 2 guides de raft. En cherchant à bivouaquer, on tombe par hasard sur un camping/squat à côté d’un gîte où logent tous les gens du raft et nos 2 guides.

Jour 5 : Vénéon en doublon

C’est le grand luxe ! Il y a douche et toilettes dans des cabanons. 1ère douche du séjour ! Toujours à 4, nous décidons de faire une des parties basses du Vénéon avec une belle grille IV de 500m juste avant la fin. Nous refaisons la même portion en soirée avec Yoan mais avec 15 cm d’eau en plus qui change pas mal les rapides et accélère le dernier enchaînement.

Et pour finir la soirée, apéro devant les caravanes et petit concert dans le village d’à côté avec bière locale et galettes bretonnes.

Jour 6 : Grand Eyvia, un petit goût de dolce vita

Au matin, on essaye de décoller assez tôt pour rejoindre l’Italie et le Val d’Aoste. 3 cols plus tard, nous voici arrivés et prêt pour descendre la Grand Eyvia. Cette fois-ci nous sommes 5 et c’est Christophe qui nous rejoint. La 1ère partie jusqu’au pont se passe bien avec de beaux passages et de longues grilles sauf François qui a fait quelques mouvements de brasse.

 

Le groupe se sépare et Nico, Christophe et François décident de continuer. Au niveau d’un énorme bloc rocheux RD, on découvre un beau seuil qui finit dans une marmite un peu étroite (rapide moins sain qu’il n’en a l’air d’après le topo). Nous décidons de porter ce passage. Dernier enchaînement, une triple chute avec un rappel barrant la rivière qui sera bien passé par Nico et François.

On peut ensuite rejoindre Guillaume pour notre 1ère nuit en camping et tester un restaurant à proximité. Ça serait dommage de ne pas manger de pizza.

Jour 7 : Matinal, tu fais mal (ou : Valnontey m’a tuer)

Nico, d’humeur matinale, a profité de sa promenade pour repérer la rivière proche du camping : le Valnontey. Bilan de Nico : c’est jouable mais ça enchaîne bien et ça commence direct dans le vif du sujet. Petit photo des héros au camping avant le départ. On part du camping kayak à l’épaule et on embarque. C’est vrai que ça démarre fort : une petite ligne droite, s’ensuit un S avec des pavés et des petits seuils d’1 mètre et à la fin du S un seuil plus important. Nico l’ouvreur optimiste a juste le temps de penser « Mais c’est de pire en pire ! » et c’est le drame. Il passe le seuil la tête à l’envers et esquimaute laborieusement. Christophe, qui avait bien négocié le seuil, se pose sur Nico en fausse gite et baigne, mais arrive à récupérer tout son matos très vite. Guillaume le passe nickel. François baigne à la réception et Adrien esquimaute juste après. Bilan final : 200m parcourus depuis l’embarquement, 2 bains, 2 esquimo, 1 pagaie de perdue et 1 bateau en solide cravate au milieu de la rivière. Une fois le bateau récupéré, François arrête et les autres débarquent un peu plus bas. Après débat entre un basque chaud patate et un ex-ouvreur dépressif, tout le monde arrête là avec objectif de refaire le parcours de la veille. Guillaume fait son « walk of shame » de retour au camping, tandis que les héros déchus reprennent une photo mais se gardent bien de repasser par le camping.

Et c’est là que (re)commence le sketch. François baigne 3 fois dont le dernier juste avant le pont séparant les 2 parcours. Et sur le dernier, Christophe se lance à la poursuite du Machno naviguant tout seul. Et là, Christophe se boite également. Résultat : 2 bateaux descendant la Grand Eyvia sans leur propriétaire. Le kayak de François s’échoue assez rapidement et gentiment sur la berge RG tandis que celui de Christophe continue sa course et s’arrête dans le stop de l’énorme bloc rocheux RD. Nico et Adrien qui continuaient le parcours en kayak s’arrêteront avant le seuil et débarqueront RG.

Jour 8 : Dora de fin, là on est bien

Dernier jour du séjour pour Nico et François. On décide de faire une basse gorge de la Dora Baltea tous ensemble avant que les 2 compères ne prennent la direction de Villeurbanne. Finalement ça sera sans François qui préférera faire une sieste dans le hamac (chicken pass). A l’embarquement, on rejoint un ami d’Adrien pour une descente tranquille qui fait retomber la tension de la veille (idem pour la sieste).

Sur le chemin du retour, on ne résistera pas à la glace à l’italienne (en Italie…) et on s’arrêtera à Bourg St Maurice pour se ravitailler en fromage et bières.

L’ami Adrien nous a encore gratifié de beaux montages de son séjour dans les Alpes, qui incluent quelques moments croustillants de ce compte-rendu. Retrouvez sur Youtube :

La DURFESTIVANCE

Date :

WE 7-8/07/18

Participants : Team Big Family

La Madre (débutante), El Padre (encadrant, orga de la sortie, expérimenté), El Niño (encadrant, expérimenté), La Niña (débutante), L’Italienne (expérimentée en pointillée)

Programme :

Samedi : Guisane – intégrale (haut & basse) / Durance : Saint Clément – Rabioux

Dimanche : Durance Saint Clément – Embrun

Météo du WE :

Beau, Soleil, Chaud

Préambule :

Des intrépides et valeureux aventuriers décidèrent  d’affronter le terrible Zambèze … la Durance dans le cadre de son festival ^^

Mais comme 2 jours de Durance, ce n’est pas très excitant (l’auteur se reconnaitra), le programme fut pimentée avec la terrible et redoutable Guisane

Vendredi soir :

Trajet, 2 départs (Lyon / Grenoble), Aux aléas prés (retard, erreurs sur trajets … mais qui ont été vite corrigés), les 2 voitures se retrouvent au camping New Rabioux – Châteauroux les Alpes vers 23h00, près du château ^^

Samedi :

Nous embarquâmes, le matin, pour la haute Guisane (niveau d’eau : moyenne eau)

Eau bleutée = belle et glaciale, cadre très joli, rivière alpine, cl II/III

L’ambiance est bonne, la descente agréable.

Arrivée aux Guibertes, la pression monte, El Niña failli s’engager dans le rapide alors que la consigne était « STOP à gauche » … les raisons restent obscures ou peut-être que le contre était fuyant ^^

Rapide de classe III, le groupe repère et décident d’une ligne :

  • On rentre à droite / esquive du 1er rocher par la droite / distance kayak-rocher 1m max
  • Au passage du 1er rocher, incidence gauche pour se placer rapidement à gauche (attention à la pente) pour éviter des cailloux sur la droite
  • On reste à gauche pour finir la ligne droite
  • Passage du virage à l’extérieur
  • On reste à gauche pour faire la ligne droite de sortie du rapide

Le doute s’installe dans la tête des encadrants … quelle sécu pour éviter le bain trop long des moins expérimentés (car oui, pour les méchants encadrants, les filles allaient nager dans ce rapide, mais chuttttt faut pas le dire).

Sécu choisie : Une corde à la moitié du rapide (amont du virage, en RG) + la descente d’un moins expérimenté encadré par les 2 encadrants

Mais quel dévouement des encadrants, faire 2 fois ce terrible rapide pour plus sécurité … ou juste par plaisir de faire ce rapide 2 fois … l’histoire ne le dit pas ^^

Les téméraires kayakistes engagent …

  • Premier passage, l’ouvreur ne suit pas du tout la ligne sélectionnée … heureusement que derrière ça ne suit pas bêtement : Passage niquel
  • Deuxième passage, tout le monde respecte la ligne sélectionnée : Passage niquel

Encadrants 0 – Débutantes 1

La Niña, méga heureuse d’être en vie et dans son kayak après ce rapide (le plus gros et long rapide qu’elle a jamais fait en kayak ^^), fait une faute de gite en marquant son stop … Et là c’est le drame.

Alors que nous sommes au moins 2 à proximité pour l’aider, elle décide de nager … et vu qu’une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, le kayak et la kayakiste reparte dans le courant … Une femme à la mer

Cela lui a couté un petit rappel de la notion de la gite appliquée au stop le soir au camping ^^

(gite = présenter ces fesses au courant)

La navigation se finit doucement et sans incident

Arrivé à Chantemerle, scission du groupe :

  • Les filles font la navette
  • Les encadrants : la basse guisane – moyenne eau – oui, mais avec quelle embarcation ?
    • kayak (voir playboat)
    • ou hot dog

Le choix se porte sur le hot dog pour le fun (thème du WE ^^).

Après quelques tergiversations sur le sens du bateau, les 2 intrépides s’élancent réellement

Luc Alphand et glissière portés, jugés trop râpeux pour le gonflable (téméraires mais pas complétement sans cerveau) … surtout que rapidement, le plancher est mou (manque de pression) L

L’équipe échange sur le programme : «  y a un pont, après, la rivière gagne de la pente, puis on rentre dans la forêt et là ça s’énerve vraiment »

Mais le temps de le dire, nous y  sommes … On voit le pont …

La basse Guisane est une parcours très court qui file, La pression monte ^^

Dans la forêt, unique consigne : « on pagaie fort ! on pagaie fort !! »

On enchaine manœuvres d’évitement, trou, … le rythme est assez soutenu mais ca passe

Le hot dog ressemble plus à une baignoire voir un sous-marin mais l’ambiance est bonne

  • Le barreur : « Mais mec, qu’est-ce qu’il y a devant ? »
  • L’équipier : « attend je me lève, je te dis ca »

Pensée du barreur : Euhhhhh … ah bon ! Il ne veut pas rester assis ? cela serait quand même plus stable … surtout à l’approche d’un rapide !

Arrive le second gros passage … l’équipage est en désaccord … faire un stop en amont ou pas … finalement un stop est réalisé … s’en suit repérage, grattage de tête & réflexions …

Le rapide est très sinueux (surtout pour un hot dog avec un équipage très peu aguerri à cette discipline).

Le désaccord est toujours là : engager ou porter … Finalement, on porte la 1ère moitié du rapide (zone la plus sinueuse)

Le ré-embarquement fut marqué par une fausse gite qui a bien failli nous coûter un bain ^^

La fin du parcours est plus calme et on rigole dans l’embarcation …

Mais cela c’est sans parler du dernier rapide : un barrage à passer sous un pont marquant l’arrivée.

Les filles, sur le pont d’arrivée (quel comité d’accueil ^^), nous racontent toute une histoire en langue des signes et accessoirement nous indique la passe (passe à gauche à 1m de la rive) …  sur l’eau, on a rien compris ^^

Guisane : Done

PS : Et dire qu’El Padre avait soufflé que tout le monde pourrait faire la basse Guisane … encadrants en Kayak, débutantes en hot dog … déjà avant la descente cela me semblait quelque peu scabreux mais après la navigation … on est dans le top 5 des mauvaises idées ^^

Mais c’est pas fini ! …. Reste encore le Zambèze … la Durance

Plat, large (très), cette ultime navigation de la journée est tranquille voir un peu molle.

Mais le groupe lève la tête et apprécie le paysage … sauf un, sinon cela n’est pas drôle ^^

La descente se passe tranquillement.

On arrive au camping, notre débarquement, mais une dernière épreuve nous attend : el famoso rapido de « La Vagua di Rabioux ». Décision prise, tout le monde passe la vague et advienne que pourra

En amont du rapide, on prend le bras de droite (attention le bras de gauche est plus technique, sinueux) et là surprise, en approche de la vague on traverse une zone de Cl.III volume

De grosses vagues allant venant de tous les côtés … C’est fun, c’est rigolo mais met pression pour les encadrants : est que ce les filles vont se la coller dans cette zone ?

Tout le monde passe correctement la zone d’approche et la vague.

Encadrants 0 – débutantes 2

Un peu plus tard dans la soirée

  • El Niño : Mec, c’est quoi l’organisation (l’heure, gestion de la navette) pour la descente collective du festival ?
  • El Padre : J’en sais rien, on a qu’à demander aux organisateurs

C’est parti direction le chapiteau des organisateurs … on y trouve « El Stagiaire » :

  • El Niño : Bonsoir, pour la descente de demain, comment cela se passe ?
  • El Stagiaire : Bonsoir, quoi … Ah la descente de demain … j’en sais rien du tout, perso je ne suis que le stagiaire … la descente je ne peux pas te renseigner mais si tu veux boire du rhum c’est telle tente … Mais toi … tu navigues avec
    • un 4fun de JK bleu,
    • casque casquette noir,
    • Kway rouge et noir de la marque hiko,
    • gilet rouge et noir marque hiko,
    • combi noir,
    • pagaie Werner rouge
  • El Niño : Euh … oui …

Evidemment gros questionnement : comment « le stagiaire » savait tous ces détails sur El Niño?

Le reste de la team a supputé une tendance à voile et à vapeur du stagiaire et à demander à El Niño d’être l’interlocuteur privilégié du Stagiaire … Merci la team ^^

Bien claqué après toutes ces navigations et émotions, le groupe reste motivé pour le film (projeté dans le cadre du festival) : « Into twin Galaxies »

Enorme film sur une expédition dans le cercle polaire pour aller naviguer « The River » de son origine au centre du Groenland jusqu’à la mer … des images sublimes/magnifiques, un récit d’une aventure extraordinaire et dangereuse  avec son lot de réussites, d’échec, de doute, de peur …  allant bien au-delà de l’imagination et des limites de Mr Tout le monde …

Dimanche :

Au vue des chaudes températures, El Niño décide de s’équiper light et annonce : « j’ai pas baigné hier, aucune raison que je baigne aujourd’hui » …

Résultat des courses : un bain 10mn plus tard pour El Niño, au début du bassin de saint clément … « c’est pas de ma faute, un rouleur a traversé la rivière ! … c’était le début, j’étais pas concentré … j’avais trop chaud ! » … bref, j’ai pas vraiment d’excuses ^^

Sinon la descente (cl II) se passe bien … rien de bien folichon

A noter :

  • Un bain pour La Niña … attention au passage de rapide trop proche des uns des autres … manque de place et de vitesse pour passer un rouleau = erreur 404
  • Une manœuvre de sauvetage d’un Paddle (oui j’ai décoincé un paddle … j’ai honte ^^) et de son propriétaire (qui a eu chaud … après passé dans un siphon, il est resté agrippé à un rocher, dans l’eau et dans un contre au milieu de la rivière (15m de large de Durance !) … apeuré, ne savant plus quoi faire, un peu à bout de forces)

On débarque, On mange et le groupe se divise :

  • la voiture / Lyon directe,
  • la voiture / Grenoble reste pour assister à la Tombola … de nombreux lots sont remportés par « les Lyonnais » (surnom des organisateurs du festival pour notre groupe) ^^
    • Un téléphone (I-phoneXII) a été gagné … comme quoi pas la peine de se casse le .. à faire la course de planche à pagaie

Conclusion :

  • Victoires des Filles
  • WE sport (4 navigues : 3+1)
  • Une bonne expérience pour tout le monde en particulier pour les moins expérimentés (rivière alpine)
  • Des navigues qui s’inscrivent dans le cercle vertueux (l’auteur du concept se reconnaitra)
  • Une météo extra
  • Une bonne ambiance tout le long du WE
  • Un film de kayak extraordinaire

Conclusion de la conclusion :

  • Un we trop court qu’on a envie de recommencer/refaire

Hautes-Alpes, WE du 14 juillet 17

Florian, Guillaume et Jean-Paul sont en route pour les Hautes Alpes à une voiture et 4 bateaux sur le toit. Eh oui, il faut le savoir, JP a toujours un bateau à faire échanger sous garantie. Et JP compte toujours sur sa bonne étoile pour les navettes.

Benoît quant à lui revient des Hautes-Alpes après une semaine de vacances et croise nos trois individus à Vizille (au 2/3 du chemin de retour). Ah oui autre chose à savoir, la voiture de JP, 218.000 km, est connue de tout le monde du kayak. Si vous souhaitez voyager incognito cherchez un autre plan. Coup de fil de Benoît : Vous allez où ? Je peux venir avec vous ? Ca tombe bien, il nous manquait une navette ! Dernière chose : oui oui on est des beaux enfoirés :-).

Première journée tranquille pépère : Romanche Lyvet/Lyvet à 90cm à l’échelle, Haute Romanche avec le passage du rapide de la Grave qui dépote pas mal, petite Guisane un peu maigrichonne en descendant le Lautaret et un Gyr du soir qui déchire pour terminer. Une petite journée pour se mettre en forme quoi. Pas de quoi fouetter un chat :-).

15 juillet : Guil du 15 juillet, bonjour. 38cm à l’échelle, c’est le minimum syndical mais au moins on ne se pose guère de question, on passe tout (Château Queyras, Zébulon, Grille, Millénium, rapide du tunnel). Enfin on passe presque tous tout. Au passage, merci à Patrick pour les belles photos.
L’eau se faisant rare, on décide de faire marche arrière direction le Vénéon. Paul, un copain du JP nous dit qu’il y a gras d’eau, que ça envoie du lourd mais que la rivière est saine. C’est bon, on y va et on se refait une petite Haute Romanche au passage. On est fin de journée, le glacier a bien lâché et il y a nettement plus d’eau que la veille. Si ça monte autant sur le Vénéon, on va pas jouer les cadors on se le fera à la fraîche.

Les parisiens retrouvés sur place nous sortent un petit squat de leur cru. On y est bien, très bien mais un couple de bretons déjà sur place aurait été mieux sans nous de toute évidence.

16 juillet : En route pour la Bérarde. Pour une fois on ne tarde pas trop par peur de s’en prendre plein la g… si le niveau monte trop. On décide de naviguer jusqu’au « Légionnaire » et d’aviser pour la suite. Tout passe bien en dépit d’un petit bain en début de grille du « slalom ». Le « Photographe » passe comme une lettre à la poste. On note 110cm à l’échelle et JP qui seul connait bien la rivière décide de poursuivre la descente. Ca va vite, très vite. Ca esquimaute une fois, deux fois parfois plus mais on ne déplore pas d’autre bain. Seul Manu (un parisien) passe le 5, les autres portent. Ugo manque de finir dans LE syphon. La perte aurait été d’1 sur 7, résultat encore favorable :-).

Remontée express de la rivière au parking en moins de 20′ pour la majorité des kayakistes, joli score.

On recommence quand ?

Guillaume.

Kayakistes : Florian, Guillaume, Jean-Paul, Benoît (merci pour les navettes), Patrick (PAD’SO), les parisiens (Ludo, Manu, Quentin) et Hugo (Clermontois me semble-t-il).

Sortie WE du 23-24 juillet 2016 sur le bas Vénéon, la basse Guisane et l’intégrale du Guil.

Participants : Pierre-Yves, Raph, Jérôme, Christelle.

Départ le vendredi soir et nuit dans le camping « Noémie » près de Bourg d’Oisans.

Samedi matin : bas Vénéon.

Le niveau d’eau est important, il y a eu de gros orages la veille. A l’embarquement, l’eau affleure le marquage jaune.

Deux rapides sont énormes (classe V avec ce niveau). Dans le 1er il est même difficile de voir la trajectoire qui éviterait le bain. Pierre-Yves et moi, décidons de porter ces deux rapides.

(Rq : je réembarque un peu avant la fin du 2ème rapide et c’est un bain à la clé.)

Samedi après-midi : basse Guisane.

A moitié assoupis par le trajet, la motivation n’est pas à son maxi pour se remettre dans le néoprène mouillé. Le ciel est menaçant, il pleut par endroit, un petit remontant s’impose. Le café fait du bien à la troupe et c’est reparti.

Nous ne sommes pas déçus, c’est une belle descente. La Guisane est à un niveau idéal (pour moi), nous l’enchaînons avec peu de stops.

Le soir, après qq bières sous le kiosque de l’Argentière, nous optons pour une pizza au resto.

Nous dormons dans un site connu des kayakistes, en sauvage, au bord du Guil, (en rive droite, avant de prendre la route qui conduit à Château Queyras).

Dimanche : l’intégrale du Guil.

Niveau : 38 à l’échelle se trouvant sous le pont en aval de la triple chute.

Il fait beau, la navigation est très agréable, non stressante, c’est très chouette !

Nos deux encadrants nous laissent ouvrir des sections.

Merci à eux.   Christelle

Vénéon – Guisanne – Guil – 23/24 Juillet 2016

On prend les presques mêmes … et on y retourne

Vénéon : Bourg d’Arud / Les Ougiers – 5 km de classe III IV

Bon niveau
Quelques portages ou repérages ou repêchage

Basse Guisanne
RAS

Intégral du Guil
4 h de kayak dans un chouette décors et sans trop de stress
Grande première pour Pierre Yves pour qui s’était sa 1er intégrale du Guil. Les 1er fois ne sont pas tj une grande réussite mais là, ça l’était
Au bilan de l’équipe
La combe de Chateau Queyras avalait en 1’15 par l’équipe et sous l’oeil de dizaines de via ferrateurs et rateuses.
Un stop pas loin d’être carrément foiré au Zebulon mais sans conséquence.
Un passage école de la triple par P.Y
Un esquimautage école de C sur le dernier rapide du Guil

Participants : Raph, Christelle, Pierres Yves, Jérôme

Sortie Haute Alpes – 21/22 Juin

Départ vendredi soir.

Avec Alessandra, on retrouve les d’jeunes au MacDo à l’entrée de Grenoble pour casser une petite graine ensemble. Puis tout le monde se remet en route vers le Casset pour passer la nuit.

 Samedi.

On attaque par un Gyr et son unique rapide de 4 bornes (III+/4-), histoire de s’échauffer, de se remettre dans le bain pour Alessandra ,de re tester son esquimautage pour Marie Laure. Avant le plat de résistance de la journée, la Byaisse. Un affluent de la Durance en IV (5) qui se jette aval du bassin de l’Argentière.

On remonte la vallée de Freissinière. M@#&.. y a de l’eau, peut être un peu trop pour nous. On laisse une bagnole à l’arrivée au niveau du gros V. « Et c’est tout le long comme ça ?» hasarde je ne sais trop qui. « Non, c’est le plus dur. Mais on s’arrête avant ». Soulagement dans l’équipe mais le doute reste palpable

On s’engouffre néanmoins dans la voiture de Raph en direction du départ. Tout le monde souhaite voir ce fameux départ qui peut occasionner les bains les plus rapides d’une carrière.

On embarque sur un pleureur, on met sa jupe avec délicatesse, on se penche en avant, on donne un coup de pagaie et on tombe 1 bon mètre plus bas dans une vasque. Puis 2 coups de pagaie et 2 m plus bas dans une vasque, puis 3 coups de pagaie et 1 m plus bas.. Superbe mais beaucoup d’eau. Le pleureur a disparu, le 1er seuil ramone carrément et pousse fort sous la falaise à droite, le 2ieme est moins craignos…..mais il faut y arriver. Et accessoirement, un arbre limite la prise d’élan du 1er seuil.

On tergiverse 10 minutes autour de la voiture puis on décide de ne pas embarquer.

Qu’à cela ne tienne, on a le choix, il y a de l’eau partout.  On décide de se rabattre sur les gorges de Prelle.

La déprime. Le barrage lâche un pauvre 0.20 ou 0.30 à l’échelle, là où le parcours en supporte 30 ou 40 de plus sans s’affoler. On embarque quand même, fatiguer à l’idée de reprendre la bagnole pour aller sur le Guil. Le parcours reste assez plaisant, du II/III  dans un cadre sympa et sous 35°. Cela  est l’occasion de se frotter à quelques grilles à la fin de l’infran que l’on porte habituellement, ou de passer le seuil merdique qui marque l’entrée de la gorge finale

17h30 on débarque à l’Argentière. Raph n’est pas rassasié. Depuis 1h et demi, l’écho dans les gorges de Prelles me renvoie des « fournel, fournel  » à intervalles réguliers. Pas de méprise, il s’agit d’un sympathique affluent de la Durance que nous avions repéré 15 jours avant lors du we de l’Ascension.

Qu’est ce qu’on fait ? On réfléchit ……pas, on y va fonce au départ.

Il est déjà tard. On décide de ne pas faire la partie haute, trop naturelle, trop d’arbres…, et de se cantonner à la partie basse, bien artificielle. 2 km de classe II/III en continue entrecoupés d’une douzaine de barrage de 1 à 6 m. On embarque. Au bout de 100m , je vois le Raph qui s’agite devant moi, essayant vaguement de croiser les bras au dessus de la tête avec sa pagaie, tout en essayant de faire des dénages et d’enlever la jupe. Il y arrive. Derrière, nous comprenons qu’il ne faut pas trainer pour débarquer.  Des arbres barrent la rivière.

La suite de la descente sera plus linéaire …. et aussi plus verticale. La sensation est grisante de se trouver au départ d’un enchainement de 2- 3 barrages. La rivière disparait 10 m devant nous, il ne reste que la dernière vaguelette à l’aplomb de la rupture. Des arbres, il ne reste que la cime.

On débarque pour regarder le 4ieme. 4-5 m, ca commence à faire haut d’autant que les réceptions sont sujettes à caution. Marie Laure qui n’a jamais dépassé les seuils de 1m cherche du réconfort auprès des personnes plus avisées. Elle n’en n’obtient pas.  Une analyse, des conseils pertinents……., « euhh ! ben euh !!! tu pagaies quoi ……. euhh à mach 2 ». « Ok Merci les gars » . Le 6ième est encore plus sujet à caution. Il faut rajouter un bon mètre et certainement en enlever un peu à la réception. Il sera passé au cri « Allahu akbar ». La suite jusqu’au débarquement sera  moins stressante pour la tête et traumatisante pour le dos.

21h,camping de l’Argentière. Bien calmé par la journée et affamé.

Alessandra jette un paquet de pate dans l’eau bouillante…. qui se retrouve par terre 10’ plus tard, par le truchement d’une procédure d’égouttage élaborée et appliquée – je cite – « step by step » par notre experte agro alimentaire. L’abattement se lit sur nos visages. On se rabat sur le vin et la bière. Raph inspiré par tous ces barrages qui s’érigent vers le ciel et passablement imbibé, ne tarde pas à se glisser dans les bras de Morphée et dans la tente de Marie Laure, des rêves de giclées plein la tête – je cite à nouveau -.

Dimanche

Petite forme générale, les ambitions sont revues à la baisse, certains trainent encore des stigmates de la veille sous forme de cotes trop flottantes

On se contentera d’une basse Guisanne mais dans des conditions idylliques. 3 stops, soleil de plomb, eau translucide

Café au Lautaret et retour sur Lyon avant les bouchons

Participants : Alessandra, Marie Laure, Raphaël, Jérôme

Du 31/08 – 01/09 – Hautes Alpes (niveau confirmé)

WE international sous le signe de la parité avec pas moins de 3 nationalités représentées

Départ en ordre dispersé vendredi soir de Lyon pour converger vers une pizzeria de Bourg d’Oisan. On jette la tente 2″ sur le coup des 23h autour du Casset et le lendemain, on retrouve Anja et Sebastian sur le Guil

Samedi 31 : intégral du Guil – classe III ( 4, 4+)
Le niveau est bas, les combes de l’Ange Gardien et de Chateau Queyras sont enquillés sans trop de soucis. Le Zébulon fit naitre quelques doutes visibles au brusque changement de la fréquence de pagayage ou au stop de droite attrapé par Clément pour se sortir du guépier du drossage

Millenium, triple chute. Mécontent de sa trajectoire initiale, Clément les repasse une 2ieme fois. Alessandra et Christelle hésitent à se lancer dans le final de la triple. Fidèle à l’adage, « dans le doute, t’engage » , elles engagent, Alessandra à Mach 2 , Christelle en faisant un seating à la réception du 1er seuil; et un seating à la réception du 2ieme seuil. Elle n’est pas restée longtemps assise.

On débarque sur le coup des 18h à Maison du Roy, après 5h de navigation sous les 25°. Bière

Dimanche 01 :

Le Gyr – classe III (3+)
Forcément, il y a toujours un peu de stress pour certain à l’embarquement. Surtout quand on n’a pas dépassé le 1er km lors de sa précédente tentative. On découvre réellement le niveau d’eau qu’une fois embarqué. Dans le 1er rapide. C’est plutôt bas, soulagement. Cela enchaîne bien sur mais les trous ne sont pas marqués et en s’arrachant un peu, on peut attraper qques stops
3/4 h après nous sommes tous réunis sous le pont de Vallouise

Basse Guisanne – classe III
Le niveau est bas, on embarque sous le seuil Luc Alphand.1h de descente bien plaisante en sous bois.
Bière et retour sur Lyon

Participants : Anja, Sébastian, Christelle, Clément G, Alessandra, Jérôme

Rédacteur: Jérôme

Compte-rendu sortie Hautes-Alpes – 18 au 20 mai 2013

Kayak hivernal dans les Hautes-Alpes au printemps.

La fine équipe: Clément, Nadia, Vincent, Bertrand, Nicolas Re, Alessandra, Alexeï, Christelle, Jérôme, Antoine, Thibaud, Denis.

Rendez-vous samedi matin à 8h au club -comme d’habitude- pour charger le camion que Bertrand et Vincent ont gentiment rapporté la veille. A 9h tout est sanglé -les kayaks sur la remorque et les passagers dans le camion- et nous voilà en route pour Briançon. N.B.: Penser à surveiller le chauffeur car la remorque ne doit pas passer dans les voies de péage à moins de 2m, même s’il y a des sécurités sur les portiques et autres barrières, le débat est lancé ! Bref, à l’avant ça cause informatique et maillage et à l’arrière ça roupille.

Le traditionnel arrêt pour prendre le café à Bourg d’Oisans permet de retrouver Nicolas qui vient de Grenoble et nous voilà repartis pour le col du Lautaret. Au passage du col du Lautaret, la température est donnée: le vent souffle, il neige, on ne voir rien alentour. En un mot, glacial. Et puis au fur et à mesure que nous redescendons du col dans la vallée de la Guisane, les conditions changent un petit peu. La neige devient neige fondue et enfin pluie peu de temps avant le lieu d’embarquement sur la Guisane au Casset.

Si bien que tout le monde est motivé à bloc, nous pique-niquons en deux temps trois mouvements et sans hésiter tout le monde se change… Ah non, je fais erreur me dit-on. C’est pas ça du tout ? Ok, reprenons. Quand il s’agit de dénombrer les personnes motivées pour naviguer, le décompte est rapide et les doigts d’une seule main suffisent -c’est même un peu trop. Je pense -rétrospectivement- que c’est fortement corrélé avec la température extérieure de 4°C.

Un plan B s’impose, nous allons donc au bassin de slalom de l’Argentière-la-Bessée: comme il est situé plus bas dans la vallée, il devrait y faire bien plus chaud. Bien plus bas, c’est indiscutable, plus chaud, c’est moins certain. Mais bon, finalement presque tout le monde embarque et nous voilà partis pour Saint Crépin (907m d’altitude, ça a son importance par la suite).

Pendant ce temps là, Jérôme a fait la navette et décide de faire un petit footing jusqu’à camping de Prelles (1152m, avec quelques bosses sur le trajet): il n’avait pas trop envie de naviguer, mais son courage était dans la course à pied, chapeau.

De retour à Prelles après la navigation nous montons le marabout, chacun monte sa tente en pestant contre le sol du camping qui concentre tous les cailloux de la région pour nous empêcher de planter nos sardines et allons nous réfugier sous le marabout car ne l’oublions pas, le temps est plutôt humide. Jérôme fait sa réapparition entre temps, après 22km de course à pied et pas mal de cotes montées. Comme la sagesse est avec nous, nous ne décidons plus la veille ce que nous faisons le lendemain et pouvons ainsi aller nous coucher dans la sérénité, ou bien dans l’incertitude la plus totale -au choix.

Dimanche matin, la forêt est saupoudrée de blanc juste au dessus du camping, cela confirme -comme si besoin était!- qu’il a fait bien froid dans la nuit. C’est une journée thématique sur le Guil qui nous attend. Pour commencer, bas Guil le matin. Le temps se découvre et on commence à voir du ciel bleu: belle descente jusqu’à Saint Clément où le bassin de slalom est plutôt noyé par le niveau d’eau important.

Nous allons ensuite pique-niquer au dessus de la triple chute du Guil -vraiment très grosse- histoire de couper par la suite toute envie de navigation restante (dommage, moi je la sentais bien la triple avec toute cette eau, la trajectoire me paraissait plus directe…). Avec les quelques valeureux motivés restants -Ale, Alexei, Thibaud et moi-, nous nous dirigeons donc vers le parcours P1 du Guil, en amont de Chateauqueyras (départ à Abriès, arrivée à la Ville Vieille). Un joli parcours avec un tronçon central un peu plus engorgé et une arrivée où nous attend une vue magnifique de la Ville Vieille sous le soleil et un fond de ciel bleu parsemé de nuages blancs immaculés.

Et comme une bonne partie des troupes ne s’est guère dépensée dans l’après-midi, nous nous retrouvons à faire un match de foot au camping sur l’emplacement au gazon tout frais derrière le marabout pendant que quelques bonnes âmes préparent le dîner. Les règles sont approximatives, tout comme les passes d’ailleurs.

Dans la nuit de dimanche à lundi il ne pleut pas, si bien que le tentes sont à peu près sèches pour plier le lundi matin. Le beau temps est revenu, tout le monde embarque donc sans hésiter sur la traditionnelle Haute Guisane. Tout le monde sauf un -dont le nom sera tû à jamais-, mais il n’hésite pas une seconde à faire la navette. Bon il fait beau mais l’eau reste néanmoins très froide, le niveau d’eau est bien plus bas qu’il y a deux jours mais pour les courageux qui poursuivent sur la basse Guisane, c’est bien suffisant ! Arrivés au fameux rapide des Guibertes, les décisions sont prises rapidement -porter ou passer le rapide- et tout s’enchaîne très vite, comme le bain sur le dernier seuil d’un certain bateau vert qui court un peu avant d’être stoppé dans un canal de déviation.

Pour la basse Guisane, Jérôme se joint à nous et un grand nombre de kayakiste décide plutôt de s’arrêter là. Donc, si vous avez bien suivi, nous sommes bien moins nombreux sur la Basse. Sur l’eau il reste: Alexeï et son esquimautage en béton qui le sauvera plus d’une fois; Alessandra qui n’a plus peur de rien depuis le Haut-Tarn; Thibaud qui n’a pas la grande forme pour faire tous les rapides -la faute à un duvet un peu léger; Jérôme qui enquille la glissière comme à chaque fois; et votre rédacteur qui a trouvé cette descente fort sympathique avec toute cette eau -tellement que quasiment plus aucun rocher n’était émergé-, et regrette un peu le Cerro car avec toutes ces vagues ça balloterait moins. Bref, du bon gros volume classe IV à vue: ça va tellement vite qu’une fois un rapide passé, on se retrouve déjà au suivant et ça enchaîne.

Il faudra quand même demander aux autres protagonistes leur version des faits, je crois que les impressions sur cette Basse-Guisane sont somme toute fort subjectives et que le ressenti de chacun dépend fortement des évènements vécus individuellement. Quoi qu’il en soit, je me suis éclaté.

Au retour, il fait tellement beau que nous prenons un café sur la terrasse du bar du col du Lautaret. La classe. Tout est bien qui finit bien !

Denis.