Participants : Stéphane, PY, Thomas, Marc, Phil, Samuel et Clément

Un RDV à 7h30 le samedi, après plus d’une semaine de canicule. 38°C ! Les traits des kayakistes sont tirés, les corps fatigués, peu de sommeil au compteur en ces temps de chaleur. On a tous hâte d’être sur l’eau pour être au frais ! C’est qu’on aurait presque envie pour une fois de se prendre un bain (perso, ça ne devrait pas être trop difficile).

Départ à 6 de Villeurbanne à deux voitures pour notre sortie Isère – Doron (attention, ce titre a de l’importance pour la suite de l’aventure). Marc doit nous retrouver au niveau du débarquement de l’Isère avec son camion. Après un peu d’attente, Marc se pointe l’arrière de son camion défoncé. Un conducteur l’a embouti en pleine nuit pendant qu’il était à l’arrêt à un feu. Marc, médusé, a juste eu le temps d’apercevoir le chauffard, sûrement sous l’emprise de l’alcool ou de drogue, s’enfuir à pied en laissant son véhicule sur place. Marc a ensuite passé le reste de la nuit à nettoyer l’huile et d’autres liquides qui ont cassé sous l’impact et se sont répandus sur le sol de son camion. Bref, la nuit de merde ! Il n’est pas frais Marc quand il nous retrouve sur le parking.

1er jour, l’Isère (1ère session), P2-P3, niveau 27 m3

Allez, c’est parti pour le P2-P3 de l’Isère, le classico ! On file sur le rapide des 400 mètres. Stop et débarquement juste avant le rapide des Moutons afin de repérer ce rapide. Thomas répète qu’il a une revanche à prendre sur ce rapide, revanche datant de l’année dernière où Mélanie et lui se sont pris un bain mémorable avec un Py, seul rescapé pour les récupérer.

C’est un sans faute pour notre équipe ! S’enchaîne le rapide des Vignes. Ça passe de justesse pour Clément grâce à un coup de pale bien placé qui lui permet de se sortir d’une arrivée un tantinet trop à gauche.

Le reste n’est qu’une formalité. Quelques vaches sur la rive qui nous regardent bizarrement… deux moutons qui font du saute caillou… réveille-toi Marc… un contre-prison qui nous mène en bateau… une baleine qui rentre dans un camion… hé ho Marc… un joli canyon… tiens, pourquoi je pagaie avec des bouteilles d’huile de palme ?… Marc, réveille-toi ! Épuisé, Marc a fait des micro-siestes sur la fin du parcours. Tranquille le gars. A se demander si on fait vraiment de l’eau vive.

Photos non contractuelles

Le Doron de Bozel, 25 m3

Après le déjeuner, direction le Doron de Bozel. Marc nous quitte, le temps de se reposer et d’aller faire un procès-verbal chez les gendarmes. « Ne vous inquiétez-pas, on va lui mettre tout ce qu’on peut sur le dos à votre fugueur ! » (A prendre avec un accent du sud).

On check le rapide du Vélodrome (classe IV à V), au départ du Doron. Ça brasse sacrément ! On se sépare en 2 groupes : un premier groupe constitué de Py, Stéphane et Phil, qui embarquera-là, un 2ème qui partira plus bas.

Je dis 2 groupes mais en fait le 1er groupe fera 3 groupes de 1. Stéphane s’élance en premier, puis… ah ! Stéphane n’est déjà plus visible. Pressé d’en découdre ? Chacun sa merde ? Non, c’est juste que ça court, ça court vraiment beaucoup !

Du côté du 2ème groupe, on attend, on attend vraiment beaucoup… ça y est, ils arrivent tous les 3, pas le temps de s’arrêter, il faut suivre le train en marche. Perso, je suis en mode survie pendant plus de la moitié de la descente. Stéphane s’efforce de nous faire des stops que je n’ai pas le temps de prendre, ce qui me conduira inévitablement à un premier bain.

Un peu plus bas, la rivière finit par se calmer un peu. On débarque pour repérer le rapide du dévaloir avec pour consignes « prend pas trop à gauche », «Il faut passer au milieu, ni trop à gauche mais ni trop à droite non plus». Dédaignant la proposition que Phil fasse mon poisson pilote (j’avoue, je n’avais pas compris), je m’élance seul et courageux fasse au rapide. Mais c’est qu’on n’y voit rien enfoncé dans ce kayak, à ras de l’eau, il est où ce p**** de milieu ?!!! Et plouf ! 2ème bain donc.

Photos non contractuelles (y/c sur les niveaux d’eau)

Un camping de luxe

On arrive au camping, mais quel camping ! Avec piscine, douche chaude avec pommeau à effet pluie… ça s’embourgeoise au CKTSV !

Magnanime, l’orage pète juste après le montage des tentes. L’auvent du camion de Marc nous servira d’abri pour la soirée. Marc qui nous fera encore quelques micro-sieste sur sa chaise en fin de soirée. Il est vraiment temps d’aller se coucher. Avec un petit feu d’artifice qui explose juste au moment où on ferme l’œil…

2ème jour, l’Isère (2ème session)

Stéphane m’a travaillé une partie de la soirée pour voir si j’étais ok pour refaire le Doron. Mais je n’étais pas très chaud, ce sera donc une 2ème Isère ! (merci Stéphane).

Cette fois-ci, on embarque plus haut, au bassin de Bourg Saint-Maurice. Ça pousse fort sur ce bassin donc on embarque qu’à la moitié. On enchaîne ensuite le P1 avant de retourner sur le P2 et P3. Il est déjà tard à la fin du parcours. Stéphane tente au cas où pour un 2ème Doron mais on en restera là.

Légèrement désappointé, Stéphane en conclut qu’il aurait dû mettre Doron² – Isère dans le titre de la sortie, et non l’inverse. Vous serez donc prévenu, soyez vigilant : si vous voyez une sortie CKTSV avec plusieurs noms de rivières dans le titre, la première rivière peut compter double à partir de maintenant.

CR by Clément

Catégories : Récits sorties

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