Participants : Stephane ; PY ; Agathe ; Fanny ; Bertrand ; Clement ; Fabien ; Killyan ; Bip Bip (Melanie) ; Nicolas

Comme de nombreuses semaines depuis le début de l’année, une question existentielle s’est posée chez les kayakistes du CKTSV : Que fait-on ce week-end ?
Les conditions climatiques étant fortement changeantes, cela nous demande de nous adapter et souvent de choisir notre rivière à la dernière minute.
Plusieurs possibilités s’offraient à nous : l’Eyrieux, le Doux, la Loire, la Roanne…
Finalement, notre choix se porte sur le Lignon du Vel… DE TENCE (OUF !)
Plus précisément, la section haute du Lignon du Velay (le P2, Chambon-sur-Lignon). 0,95 m affiché le dimanche matin, ça redescend au cours de la journée (0,74 m à la sortie).

Rendez-vous à 9h au CKTSV. Une compétition de natation à la piscine nous oblige à jouer au Tetris avec les véhicules. Les kayaks bien accrochés, deux voitures décollent du local en moins de 30 minutes. Dans la voiture de tête, PY est concentré sur le débarquement, tandis que Stéphane rappelle à temps de
ne pas oublier Nico. Un arrêt qui nous vaudra une attraction assez inattendue : un bidon d’huile, déclenchant une série de blagues de Nicolas, Agathe et Bertrand. Ce même Bertrand (décidément en forme ce jour-là) envoie alors un message à l’autre voiture pour leur indiquer que les bateaux ont un « léger penchant à droite, c’est la tendance ». Blague non comprise, le deuxième groupe s’arrête pour rien et repart. Deux questions philosophiques se poseront dans la voiture de tête pour savoir s’il y a une équivalence entre bouder et s’enfermer dans son monde, ou si bouder inclut nécessairement de s’enfermer dans son monde, mais pas l’inverse. Question secondaire : savoir si bouder est
un acte engagé. On récupère Fanny et Fabien au débarquement (45.104374,
4.276330) et direction l’embarquement (45.0667334, 4.2876315)

Petit brief sur les bons gestes à adopter sur l’eau pour notre néophyte du jour, Clément (première rivière naturelle, un sacré challenge sur du classe 3-4 annoncé dès le départ). Chacun embarque sous un soleil radieux, dans un ordre établi, et on commence la navigation avec du bon classe 3+ dès le début.
Même quelque chose qui pourrai ressembler à du classe 4, où la visibilité était vraiment très réduite, accordera à Mélanie son premier bain de la journée, malgré une tentative d’esquimautage (une vérification de la température de l’eau, paraît-il). On enchaîne, et c’est au tour de Clément de baigner, non sans une petite frayeur générale en le voyant arriver en cravate sur un tronc d’arbre, coincé entre deux rochers en plein milieu de la rivière. Très beau bain d’ailleurs, avec tous les bons réflexes appris en bassin : on garde la pagaie, on oublie le bateau, pas de jambes au fond de l’eau… Bravo ! Mais essaie d’éviter l’arbre la prochaine fois :p

Arrivés sur notre premier rapide un peu cool : Aqualande (baptisé officiellement par notre PY national). Grosso modo, c’est beaucoup d’eau, pas de danger, juste beaucoup, beaucoup d’eau. Tout le monde décide de le passer et c’est un succès pour toute la troupe. On continue. Succession de rapides et de plats. Deux rapides qui vaudront a Killyan deux esquimaux (que j’avoue être pas peu fier d’avoir placés). Arrivés au gros rapide de la rivière : les Eaux Blanches. Un rapide classe 4 avec une reconnaissance possible et surtout un portage. Pas énorme, mais très impressionnant par sa configuration. L’importance ici sera le placement du bateau, son incidence.
Il y a des courageux qui décident de le passer : Bertrand (succès) Stéphane (succès) PY (succès) Fabien (succès) Agathe se jette également, avec une assurance à faire pâlir Nouria. Parfait angle, elle bondit et réussit, après un magnifique esquimau. Époustouflant !
Nicolas décide de le passer aussi, mais se retourne et, malgré des esquimaux tentés dans le rapide (ça rappelle…), baigne, mais est vite récupéré (eh oui, l’esquimau, ça se pratique, même après des années d’expérience). On notera un jeté de corde de Fanny, qui n’aboutira pas… mais qui ne tente rien n’a rien,
comme on dit !

On rembarque tous et on enchaîne pour arriver sur le rapide suivant : le passage du Tunnel. La configuration interpelle et nous pose question. Une chose est sûre : on ne doit pas passer dans le trou du tunnel, mais bien serrer à droite du mur. Et puis, selon Agathe « De mémoire, y a pas grand-chose. »
Allons-y gaiement ! Manque de bol… il se passait quand même des choses pas très catholiques là-dedans, ce qui vaudra à Killyan un bain, avec récupération par deux pêcheurs, qui l’ont confondu avec une truite (faut dire, je nage particulièrement bien). La suite reste encore bien sportive, mais, comme depuis le début de la navigation, nos ouvreurs PY et Stéphane nous offrent des lignes sublimes. Ça ne m’empêchera pas a Killyan de baigner une deuxième fois (un mélange de fatigue mentale, physique et de stress). Quelques minutes de réflexion sur la berge et un petit doigt qui lui dit de ne pas rembarquer… Il
décide de l’écouter et de rejoindre la route non loin de là pour aller au débarquement à pied.

Pour les copains, l’aventure continue qui arrive au dernier rapide. Il était prévu de faire un stop pour repérer les difficultés, mais OUPS, il était déjà dedans.
Rien ne se passe comme prévu. Mais alors, pas du tout ! Le stop était trop petit et ils se suivaient de bien trop près. PY et Fanny, les 2 kayakistes de tête, sont les premiers à baigner. Plus en aval, c’est Mélanie et Fabien qui baignent également à quelques mètres les uns des autres. C’est un véritable carnage, rarement vu dans l’histoire des carnages ! Fabien s’auto-récupère. Pour faire bonne mesure, Clément finit par se tauger à la toute fin, sur le dernier rocher.
Bon, niveau sécurité, on repassera. À la fin du rapide, Fanny, épuisée, décide, comme Killyan, de couper à travers champ (elle aurait du aussi écouter son petit doigt). Ils finiront leur périple à 8. On notera un dernier esquimau pour Mélanie à la fin (une revanche sur le premier ?).

Arrivée au débarquement, la pluie se met à tomber, suivie d’une petite grêle sympathique histoire de nous rappeler qu’on n’est pas encore en été.
Nous ne tardons pas à apercevoir au loin un kayak marcher à travers champ.
Fabien, en grand gentleman, se met à courir pour aller aider Fanny. On se serait cru dans un film où le héros court au ralenti, rejoint son amoureuse qui lui sourit, touchée par son geste. Ils se jetteraient dans les bras l’un de l’autre et Fabien aurait fait tourner Fanny en la portant (avec le kayak si vous avez bien
suivi).
Sauf qu’on n’est pas dans un film, on est au CKTSV, et ce n’est pas Fanny, mais Killyan qui arrive au loin. Ce qui n’a pas échappé à Nicolas et Bertrand qui se marrent d’avance : « Tu peux arrêter de courir Fabien, ce n’est que Killyan ! » lui crie Bertrand. Mais Fabien ne l’entend pas. Killyan en a donc profité pour
utiliser ses services de portage de kayak.
PY et Fabien partent chercher la dernière voiture restée à l’embarquement.
Mélanie avait bien insisté sur le plan : « Comme ça, on charge les kayaks pendant ce temps-là sur la voiture qui reste ». Sauf que l’apéro nous tendait les bras. PY et Fabien sont revenus, et on n’avait toujours rien foutu.
On finit par décoller, mais on se retrouve derrière une mémé au volant de sa voiture qui n’avance pas. Et les autres voitures du village vont à la même allure. « C’est nous ou ils ont deux de Tence dans ce bled ? » Bravo Clément…

Conclusion :
# On adore ces navigations où chacun y trouve son compte et peut briller à sa manière (nos ouvreurs PY et Stéphane ; Agathe qui a impressionné tout le monde par son mental et sa maîtrise du parcours ; les poissons pilotes au TOP ; une première navigation couronnée de succès pour Clément).
# Vous êtes prévenus, je réserve Fabien comme poisson pilote pour les prochaines navigations.
# Évitez les blagues politiques quand on parle de bateaux, car elles sont rarement comprises.


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