La DURFESTIVANCE

Date :

WE 7-8/07/18

Participants : Team Big Family

La Madre (débutante), El Padre (encadrant, orga de la sortie, expérimenté), El Niño (encadrant, expérimenté), La Niña (débutante), L’Italienne (expérimentée en pointillée)

Programme :

Samedi : Guisane – intégrale (haut & basse) / Durance : Saint Clément – Rabioux

Dimanche : Durance Saint Clément – Embrun

Météo du WE :

Beau, Soleil, Chaud

Préambule :

Des intrépides et valeureux aventuriers décidèrent  d’affronter le terrible Zambèze … la Durance dans le cadre de son festival ^^

Mais comme 2 jours de Durance, ce n’est pas très excitant (l’auteur se reconnaitra), le programme fut pimentée avec la terrible et redoutable Guisane

Vendredi soir :

Trajet, 2 départs (Lyon / Grenoble), Aux aléas prés (retard, erreurs sur trajets … mais qui ont été vite corrigés), les 2 voitures se retrouvent au camping New Rabioux – Châteauroux les Alpes vers 23h00, près du château ^^

Samedi :

Nous embarquâmes, le matin, pour la haute Guisane (niveau d’eau : moyenne eau)

Eau bleutée = belle et glaciale, cadre très joli, rivière alpine, cl II/III

L’ambiance est bonne, la descente agréable.

Arrivée aux Guibertes, la pression monte, El Niña failli s’engager dans le rapide alors que la consigne était « STOP à gauche » … les raisons restent obscures ou peut-être que le contre était fuyant ^^

Rapide de classe III, le groupe repère et décident d’une ligne :

  • On rentre à droite / esquive du 1er rocher par la droite / distance kayak-rocher 1m max
  • Au passage du 1er rocher, incidence gauche pour se placer rapidement à gauche (attention à la pente) pour éviter des cailloux sur la droite
  • On reste à gauche pour finir la ligne droite
  • Passage du virage à l’extérieur
  • On reste à gauche pour faire la ligne droite de sortie du rapide

Le doute s’installe dans la tête des encadrants … quelle sécu pour éviter le bain trop long des moins expérimentés (car oui, pour les méchants encadrants, les filles allaient nager dans ce rapide, mais chuttttt faut pas le dire).

Sécu choisie : Une corde à la moitié du rapide (amont du virage, en RG) + la descente d’un moins expérimenté encadré par les 2 encadrants

Mais quel dévouement des encadrants, faire 2 fois ce terrible rapide pour plus sécurité … ou juste par plaisir de faire ce rapide 2 fois … l’histoire ne le dit pas ^^

Les téméraires kayakistes engagent …

  • Premier passage, l’ouvreur ne suit pas du tout la ligne sélectionnée … heureusement que derrière ça ne suit pas bêtement : Passage niquel
  • Deuxième passage, tout le monde respecte la ligne sélectionnée : Passage niquel

Encadrants 0 – Débutantes 1

La Niña, méga heureuse d’être en vie et dans son kayak après ce rapide (le plus gros et long rapide qu’elle a jamais fait en kayak ^^), fait une faute de gite en marquant son stop … Et là c’est le drame.

Alors que nous sommes au moins 2 à proximité pour l’aider, elle décide de nager … et vu qu’une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, le kayak et la kayakiste reparte dans le courant … Une femme à la mer

Cela lui a couté un petit rappel de la notion de la gite appliquée au stop le soir au camping ^^

(gite = présenter ces fesses au courant)

La navigation se finit doucement et sans incident

Arrivé à Chantemerle, scission du groupe :

  • Les filles font la navette
  • Les encadrants : la basse guisane – moyenne eau – oui, mais avec quelle embarcation ?
    • kayak (voir playboat)
    • ou hot dog

Le choix se porte sur le hot dog pour le fun (thème du WE ^^).

Après quelques tergiversations sur le sens du bateau, les 2 intrépides s’élancent réellement

Luc Alphand et glissière portés, jugés trop râpeux pour le gonflable (téméraires mais pas complétement sans cerveau) … surtout que rapidement, le plancher est mou (manque de pression) L

L’équipe échange sur le programme : «  y a un pont, après, la rivière gagne de la pente, puis on rentre dans la forêt et là ça s’énerve vraiment »

Mais le temps de le dire, nous y  sommes … On voit le pont …

La basse Guisane est une parcours très court qui file, La pression monte ^^

Dans la forêt, unique consigne : « on pagaie fort ! on pagaie fort !! »

On enchaine manœuvres d’évitement, trou, … le rythme est assez soutenu mais ca passe

Le hot dog ressemble plus à une baignoire voir un sous-marin mais l’ambiance est bonne

  • Le barreur : « Mais mec, qu’est-ce qu’il y a devant ? »
  • L’équipier : « attend je me lève, je te dis ca »

Pensée du barreur : Euhhhhh … ah bon ! Il ne veut pas rester assis ? cela serait quand même plus stable … surtout à l’approche d’un rapide !

Arrive le second gros passage … l’équipage est en désaccord … faire un stop en amont ou pas … finalement un stop est réalisé … s’en suit repérage, grattage de tête & réflexions …

Le rapide est très sinueux (surtout pour un hot dog avec un équipage très peu aguerri à cette discipline).

Le désaccord est toujours là : engager ou porter … Finalement, on porte la 1ère moitié du rapide (zone la plus sinueuse)

Le ré-embarquement fut marqué par une fausse gite qui a bien failli nous coûter un bain ^^

La fin du parcours est plus calme et on rigole dans l’embarcation …

Mais cela c’est sans parler du dernier rapide : un barrage à passer sous un pont marquant l’arrivée.

Les filles, sur le pont d’arrivée (quel comité d’accueil ^^), nous racontent toute une histoire en langue des signes et accessoirement nous indique la passe (passe à gauche à 1m de la rive) …  sur l’eau, on a rien compris ^^

Guisane : Done

PS : Et dire qu’El Padre avait soufflé que tout le monde pourrait faire la basse Guisane … encadrants en Kayak, débutantes en hot dog … déjà avant la descente cela me semblait quelque peu scabreux mais après la navigation … on est dans le top 5 des mauvaises idées ^^

Mais c’est pas fini ! …. Reste encore le Zambèze … la Durance

Plat, large (très), cette ultime navigation de la journée est tranquille voir un peu molle.

Mais le groupe lève la tête et apprécie le paysage … sauf un, sinon cela n’est pas drôle ^^

La descente se passe tranquillement.

On arrive au camping, notre débarquement, mais une dernière épreuve nous attend : el famoso rapido de « La Vagua di Rabioux ». Décision prise, tout le monde passe la vague et advienne que pourra

En amont du rapide, on prend le bras de droite (attention le bras de gauche est plus technique, sinueux) et là surprise, en approche de la vague on traverse une zone de Cl.III volume

De grosses vagues allant venant de tous les côtés … C’est fun, c’est rigolo mais met pression pour les encadrants : est que ce les filles vont se la coller dans cette zone ?

Tout le monde passe correctement la zone d’approche et la vague.

Encadrants 0 – débutantes 2

Un peu plus tard dans la soirée

  • El Niño : Mec, c’est quoi l’organisation (l’heure, gestion de la navette) pour la descente collective du festival ?
  • El Padre : J’en sais rien, on a qu’à demander aux organisateurs

C’est parti direction le chapiteau des organisateurs … on y trouve « El Stagiaire » :

  • El Niño : Bonsoir, pour la descente de demain, comment cela se passe ?
  • El Stagiaire : Bonsoir, quoi … Ah la descente de demain … j’en sais rien du tout, perso je ne suis que le stagiaire … la descente je ne peux pas te renseigner mais si tu veux boire du rhum c’est telle tente … Mais toi … tu navigues avec
    • un 4fun de JK bleu,
    • casque casquette noir,
    • Kway rouge et noir de la marque hiko,
    • gilet rouge et noir marque hiko,
    • combi noir,
    • pagaie Werner rouge
  • El Niño : Euh … oui …

Evidemment gros questionnement : comment « le stagiaire » savait tous ces détails sur El Niño?

Le reste de la team a supputé une tendance à voile et à vapeur du stagiaire et à demander à El Niño d’être l’interlocuteur privilégié du Stagiaire … Merci la team ^^

Bien claqué après toutes ces navigations et émotions, le groupe reste motivé pour le film (projeté dans le cadre du festival) : « Into twin Galaxies »

Enorme film sur une expédition dans le cercle polaire pour aller naviguer « The River » de son origine au centre du Groenland jusqu’à la mer … des images sublimes/magnifiques, un récit d’une aventure extraordinaire et dangereuse  avec son lot de réussites, d’échec, de doute, de peur …  allant bien au-delà de l’imagination et des limites de Mr Tout le monde …

Dimanche :

Au vue des chaudes températures, El Niño décide de s’équiper light et annonce : « j’ai pas baigné hier, aucune raison que je baigne aujourd’hui » …

Résultat des courses : un bain 10mn plus tard pour El Niño, au début du bassin de saint clément … « c’est pas de ma faute, un rouleur a traversé la rivière ! … c’était le début, j’étais pas concentré … j’avais trop chaud ! » … bref, j’ai pas vraiment d’excuses ^^

Sinon la descente (cl II) se passe bien … rien de bien folichon

A noter :

  • Un bain pour La Niña … attention au passage de rapide trop proche des uns des autres … manque de place et de vitesse pour passer un rouleau = erreur 404
  • Une manœuvre de sauvetage d’un Paddle (oui j’ai décoincé un paddle … j’ai honte ^^) et de son propriétaire (qui a eu chaud … après passé dans un siphon, il est resté agrippé à un rocher, dans l’eau et dans un contre au milieu de la rivière (15m de large de Durance !) … apeuré, ne savant plus quoi faire, un peu à bout de forces)

On débarque, On mange et le groupe se divise :

  • la voiture / Lyon directe,
  • la voiture / Grenoble reste pour assister à la Tombola … de nombreux lots sont remportés par « les Lyonnais » (surnom des organisateurs du festival pour notre groupe) ^^
    • Un téléphone (I-phoneXII) a été gagné … comme quoi pas la peine de se casse le .. à faire la course de planche à pagaie

Conclusion :

  • Victoires des Filles
  • WE sport (4 navigues : 3+1)
  • Une bonne expérience pour tout le monde en particulier pour les moins expérimentés (rivière alpine)
  • Des navigues qui s’inscrivent dans le cercle vertueux (l’auteur du concept se reconnaitra)
  • Une météo extra
  • Une bonne ambiance tout le long du WE
  • Un film de kayak extraordinaire

Conclusion de la conclusion :

  • Un we trop court qu’on a envie de recommencer/refaire