La Gazeille gâtise et se répète (version bis)

==> par Johan

Vendredi 24 mars

19h15 – mail de Guillaume : invitation pour venir faire du « gros » IV(5) en Ardèche.
S’en suive jusqu’à 22h : une succession de mails et sms : « J’en suis » ; « Ah zut je peux pas ! » ; « je viendrais bien, vous voulez de moi ? ».
Le rendez vous est fixé le lendemain à 9h30 au Mac-Do de Vienne, Guillaume me rejoint chez moi

Samedi 25 mars

8h03 – coup de tel de Guillaume : « En fait on se retrouve à Givors à 9h30 », il récupère Jérôme au Club. Et puis c’est plus l’ardèche, Raphael veut pas se faire « tabasser  dans du très gros », il préfére trouver du III-IV. Ca sera la Gazeille. « La quoi ? Ok, de toute façon j’en suis.»
8h15 – Sms de Guillaume : « Rdv à Givors, mais plus au même endroit et à 9h15 ».
8h53 – coup de tel de Guillaume : « T’es parti ? ».
Ben en fait non, je sangle le bateau, et je jette un œil à mes sms, je découvre celui de 8h15, oups…

Une chose est sûre les gars du CKTSV ils vivent avec leur Smartphone vissé à l’oreille !

9h15 à Givors, Alexeï, Jean-Marie et son frère Vincent du CKLOM nous ont rejoint. Nous chargeons les bateaux, en route pour le Monastier sur Gazeille, à 15 km au Sud du Puy en Velay.

11h, nous arrivons sous une pluie battante. Il fait 5°C. Nous trouvons une boulangerie, ainsi qu’un troquet, dans son jus.
Mamie lit le journal, le bar est incrusté de moquette aux motifs d’une robe de vache.
On s’enfile nos croissants et cafés. Jérôme grogne en regardant la pluie : « Sport à la con ! Surement inventé par un Russe (1 scud pour alexei) ! »

11h15, Raphael sort le topo de la rivière.  « Rien de bien compliqué !, 2 passages à repérer, puis c’est du soutenu sur les 8 km de parcours ».
Intérieurement je me demande : « heu… du soutenu comment ? »

11h30, après avoir fait 2 fois le tour du centre ville de Monastier, nous arrivons à l’embarquement. Il pleut à verse, la rivière est gonflée, la route quasi submergée.
Les bateaux ne sont pas encore au sol que le propriétaire du restaurant et du parking ou nous nous sommes garé, sort la tête par sa porte pour nous aboyer dessus : « Vous allez pas laisser vos bagnoles stationnées là ! ».
Ok ok message reçu. L’accueil légendaire des Alti-Ligériens…

11h40, on se change comme on peut sous la pluie.  Ca caille.

11h50, Avec Raphael, Jérôme et Alexei nous partons faire la navette. Nous refaisons une visite du centre ville de Monastier avant de trouver le bon itinéraire. Quelques minutes avant d’arriver Raphaël se retourne et me demande : « au fait c’est quoi ta dernière sortie rivière ? ». Pourquoi je me sens moyennement rassuré ?

12h15, nous sommes de retour à l’embarquement. Il pleut toujours, les 3 pauvres gars restés dehors sont frigorifiés

12h30, on se lance enfin dans le grand bain. Seance d’explication de signe, qui tourne vite à une chorégraphie de disco genre Earth Wind & Wather

Le départ se gère sans difficultés. Lit large, beaucoup d’eau, quelques arbres. Assez vite les choses vont se compliquer

12h40, on arrive dans les gorges. Ca se resserre et ca s’accélère.
Premiers rapides, Whaou, ca va vite, très vite, trop vite !  Sortie du premier passage technique, je ne suis pas encore dedans sanction ! Eskimautage ? Connaît pas… 1er bain.
Ok ok ! Pas de problème j’étais pas chaud !

12h45, 3eme rapide. Ca s’enchaine, virage à droite, ca cisaille, un rouleau, je passe.
Non je repars en arrière. Merde ! Appui tracté, appui tracté, appui tracté, bordel !!!
Pendant que je galère, je vois Alexei qui s’éloigne et les gars derrière qui n’arrivent pas.
Je n’arrive pas à sortir… Eskimautage ? On le tente….2eme bain. Je fait un peu le bouchon, « hé ho y a quelqu’un ? », puis le rouleau me lache. Il était temps je trouvais le temps un peu long. Raphael arrive et viens me filer un coup de main.

12h50, j’ai froid ! 15 minutes, 2 bains… Sérénité 0. Ca va être long !

13h, on poursuit. Raphael et Jérome me serrent de plus près.
Succession de rapides. Ca bastonne toujours, trains de vagues, rapides.

14h. Un arbre au milieu d’un gros rapide. Les gars on l’air frustrés de devoir débarquer, moi pas du tout !

13h45. On arrive au « Saumon », enfin ca y ressemble car l’eau recouvre les rochers en rives et on ne reconnaît pas les photos. J’y vais à fond. Vitesse, vitesse, vitesse,… 3eme bain.

14h00. Le double seuil.
1er seuil avec une dalle au milieu, puis virage à droite et deuxième seuil. Le courant t’envoi à gauche, ca drosse sur une grosse roche. Au milieu jolie rouleau. La bonne idée : sauter à droite.
Jérome et Alexei passent nickel, Jean Marie aussi.
Bon ben à moi alors … La vache ! Ca passe !
Guillaume, en vrai free rider, va le passer 3 fois à la recherche de la meilleur trace ! Il va le faire en marche arrière, en plein milieu et se fait un peu balloter par le rouleau,

14h15. La rivière s’élargie.  On souffle un peu. Les 2 frangins sont comme des dingues, ils s’éclatent. Jérôme me dit : « ca va aller, on sort de la gorge, ca sent la fin ! ». On se regroupe. Virage à droite, et bim on retombe dans la gorge. Grosse poussée, ca brasse dans tous les sens, pas de stop. On file tous vers l’aval, ca dévale. Jean Marie se fou à la nage. Ca file, ils le récupèrent plus loin. Je les suis.
Whaou ! Il sort d’où ce trou ! et hop : Soleil ! 4eme bain. Ca coule, ca coule, je lâche le bateau, je jette la pagaie sur la rive, j’arrive à m’agripper à un arbuste. Guillaume part à la suite du bateau et l’arrête 500m plus bas.
Ce coup-ci j’ai m’a dose, je suis cuit et j’espère que l’arrivé n’est plus très loin.

Il reste encore 2 rapides, on reste dans les gorges et ca bouscule toujours. Vigilance jusqu’au bout.

15h dernier rapide et on débarque. Pfiou il était temps.

A l’arrivé, tout le monde est heureux, une belle navigue, le pleins de sensation.

Dimanche 26 mars

Je me demande pourquoi j’ai l’impression d’avoir fait un sejour dans le tambour de ma machine à laver en mode essorage !

Avec : Johan, Jérôme, Raph, Guillaume, Alexei et les deux frangins (Vincent et Jean-Marie)
Débit le monastier : 13h 8,73 m3 à 15h 12,39 m3
Débit Chadron : 13h 11,41 m3 à 15h 14,68 m3