Category Archives: Récits sorties

La DURFESTIVANCE

Date :

WE 7-8/07/18

Participants : Team Big Family

La Madre (débutante), El Padre (encadrant, orga de la sortie, expérimenté), El Niño (encadrant, expérimenté), La Niña (débutante), L’Italienne (expérimentée en pointillée)

Programme :

Samedi : Guisane – intégrale (haut & basse) / Durance : Saint Clément – Rabioux

Dimanche : Durance Saint Clément – Embrun

Météo du WE :

Beau, Soleil, Chaud

Préambule :

Des intrépides et valeureux aventuriers décidèrent  d’affronter le terrible Zambèze … la Durance dans le cadre de son festival ^^

Mais comme 2 jours de Durance, ce n’est pas très excitant (l’auteur se reconnaitra), le programme fut pimentée avec la terrible et redoutable Guisane

Vendredi soir :

Trajet, 2 départs (Lyon / Grenoble), Aux aléas prés (retard, erreurs sur trajets … mais qui ont été vite corrigés), les 2 voitures se retrouvent au camping New Rabioux – Châteauroux les Alpes vers 23h00, près du château ^^

Samedi :

Nous embarquâmes, le matin, pour la haute Guisane (niveau d’eau : moyenne eau)

Eau bleutée = belle et glaciale, cadre très joli, rivière alpine, cl II/III

L’ambiance est bonne, la descente agréable.

Arrivée aux Guibertes, la pression monte, El Niña failli s’engager dans le rapide alors que la consigne était « STOP à gauche » … les raisons restent obscures ou peut-être que le contre était fuyant ^^

Rapide de classe III, le groupe repère et décident d’une ligne :

  • On rentre à droite / esquive du 1er rocher par la droite / distance kayak-rocher 1m max
  • Au passage du 1er rocher, incidence gauche pour se placer rapidement à gauche (attention à la pente) pour éviter des cailloux sur la droite
  • On reste à gauche pour finir la ligne droite
  • Passage du virage à l’extérieur
  • On reste à gauche pour faire la ligne droite de sortie du rapide

Le doute s’installe dans la tête des encadrants … quelle sécu pour éviter le bain trop long des moins expérimentés (car oui, pour les méchants encadrants, les filles allaient nager dans ce rapide, mais chuttttt faut pas le dire).

Sécu choisie : Une corde à la moitié du rapide (amont du virage, en RG) + la descente d’un moins expérimenté encadré par les 2 encadrants

Mais quel dévouement des encadrants, faire 2 fois ce terrible rapide pour plus sécurité … ou juste par plaisir de faire ce rapide 2 fois … l’histoire ne le dit pas ^^

Les téméraires kayakistes engagent …

  • Premier passage, l’ouvreur ne suit pas du tout la ligne sélectionnée … heureusement que derrière ça ne suit pas bêtement : Passage niquel
  • Deuxième passage, tout le monde respecte la ligne sélectionnée : Passage niquel

Encadrants 0 – Débutantes 1

La Niña, méga heureuse d’être en vie et dans son kayak après ce rapide (le plus gros et long rapide qu’elle a jamais fait en kayak ^^), fait une faute de gite en marquant son stop … Et là c’est le drame.

Alors que nous sommes au moins 2 à proximité pour l’aider, elle décide de nager … et vu qu’une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, le kayak et la kayakiste reparte dans le courant … Une femme à la mer

Cela lui a couté un petit rappel de la notion de la gite appliquée au stop le soir au camping ^^

(gite = présenter ces fesses au courant)

La navigation se finit doucement et sans incident

Arrivé à Chantemerle, scission du groupe :

  • Les filles font la navette
  • Les encadrants : la basse guisane – moyenne eau – oui, mais avec quelle embarcation ?
    • kayak (voir playboat)
    • ou hot dog

Le choix se porte sur le hot dog pour le fun (thème du WE ^^).

Après quelques tergiversations sur le sens du bateau, les 2 intrépides s’élancent réellement

Luc Alphand et glissière portés, jugés trop râpeux pour le gonflable (téméraires mais pas complétement sans cerveau) … surtout que rapidement, le plancher est mou (manque de pression) L

L’équipe échange sur le programme : «  y a un pont, après, la rivière gagne de la pente, puis on rentre dans la forêt et là ça s’énerve vraiment »

Mais le temps de le dire, nous y  sommes … On voit le pont …

La basse Guisane est une parcours très court qui file, La pression monte ^^

Dans la forêt, unique consigne : « on pagaie fort ! on pagaie fort !! »

On enchaine manœuvres d’évitement, trou, … le rythme est assez soutenu mais ca passe

Le hot dog ressemble plus à une baignoire voir un sous-marin mais l’ambiance est bonne

  • Le barreur : « Mais mec, qu’est-ce qu’il y a devant ? »
  • L’équipier : « attend je me lève, je te dis ca »

Pensée du barreur : Euhhhhh … ah bon ! Il ne veut pas rester assis ? cela serait quand même plus stable … surtout à l’approche d’un rapide !

Arrive le second gros passage … l’équipage est en désaccord … faire un stop en amont ou pas … finalement un stop est réalisé … s’en suit repérage, grattage de tête & réflexions …

Le rapide est très sinueux (surtout pour un hot dog avec un équipage très peu aguerri à cette discipline).

Le désaccord est toujours là : engager ou porter … Finalement, on porte la 1ère moitié du rapide (zone la plus sinueuse)

Le ré-embarquement fut marqué par une fausse gite qui a bien failli nous coûter un bain ^^

La fin du parcours est plus calme et on rigole dans l’embarcation …

Mais cela c’est sans parler du dernier rapide : un barrage à passer sous un pont marquant l’arrivée.

Les filles, sur le pont d’arrivée (quel comité d’accueil ^^), nous racontent toute une histoire en langue des signes et accessoirement nous indique la passe (passe à gauche à 1m de la rive) …  sur l’eau, on a rien compris ^^

Guisane : Done

PS : Et dire qu’El Padre avait soufflé que tout le monde pourrait faire la basse Guisane … encadrants en Kayak, débutantes en hot dog … déjà avant la descente cela me semblait quelque peu scabreux mais après la navigation … on est dans le top 5 des mauvaises idées ^^

Mais c’est pas fini ! …. Reste encore le Zambèze … la Durance

Plat, large (très), cette ultime navigation de la journée est tranquille voir un peu molle.

Mais le groupe lève la tête et apprécie le paysage … sauf un, sinon cela n’est pas drôle ^^

La descente se passe tranquillement.

On arrive au camping, notre débarquement, mais une dernière épreuve nous attend : el famoso rapido de « La Vagua di Rabioux ». Décision prise, tout le monde passe la vague et advienne que pourra

En amont du rapide, on prend le bras de droite (attention le bras de gauche est plus technique, sinueux) et là surprise, en approche de la vague on traverse une zone de Cl.III volume

De grosses vagues allant venant de tous les côtés … C’est fun, c’est rigolo mais met pression pour les encadrants : est que ce les filles vont se la coller dans cette zone ?

Tout le monde passe correctement la zone d’approche et la vague.

Encadrants 0 – débutantes 2

Un peu plus tard dans la soirée

  • El Niño : Mec, c’est quoi l’organisation (l’heure, gestion de la navette) pour la descente collective du festival ?
  • El Padre : J’en sais rien, on a qu’à demander aux organisateurs

C’est parti direction le chapiteau des organisateurs … on y trouve « El Stagiaire » :

  • El Niño : Bonsoir, pour la descente de demain, comment cela se passe ?
  • El Stagiaire : Bonsoir, quoi … Ah la descente de demain … j’en sais rien du tout, perso je ne suis que le stagiaire … la descente je ne peux pas te renseigner mais si tu veux boire du rhum c’est telle tente … Mais toi … tu navigues avec
    • un 4fun de JK bleu,
    • casque casquette noir,
    • Kway rouge et noir de la marque hiko,
    • gilet rouge et noir marque hiko,
    • combi noir,
    • pagaie Werner rouge
  • El Niño : Euh … oui …

Evidemment gros questionnement : comment « le stagiaire » savait tous ces détails sur El Niño?

Le reste de la team a supputé une tendance à voile et à vapeur du stagiaire et à demander à El Niño d’être l’interlocuteur privilégié du Stagiaire … Merci la team ^^

Bien claqué après toutes ces navigations et émotions, le groupe reste motivé pour le film (projeté dans le cadre du festival) : « Into twin Galaxies »

Enorme film sur une expédition dans le cercle polaire pour aller naviguer « The River » de son origine au centre du Groenland jusqu’à la mer … des images sublimes/magnifiques, un récit d’une aventure extraordinaire et dangereuse  avec son lot de réussites, d’échec, de doute, de peur …  allant bien au-delà de l’imagination et des limites de Mr Tout le monde …

Dimanche :

Au vue des chaudes températures, El Niño décide de s’équiper light et annonce : « j’ai pas baigné hier, aucune raison que je baigne aujourd’hui » …

Résultat des courses : un bain 10mn plus tard pour El Niño, au début du bassin de saint clément … « c’est pas de ma faute, un rouleur a traversé la rivière ! … c’était le début, j’étais pas concentré … j’avais trop chaud ! » … bref, j’ai pas vraiment d’excuses ^^

Sinon la descente (cl II) se passe bien … rien de bien folichon

A noter :

  • Un bain pour La Niña … attention au passage de rapide trop proche des uns des autres … manque de place et de vitesse pour passer un rouleau = erreur 404
  • Une manœuvre de sauvetage d’un Paddle (oui j’ai décoincé un paddle … j’ai honte ^^) et de son propriétaire (qui a eu chaud … après passé dans un siphon, il est resté agrippé à un rocher, dans l’eau et dans un contre au milieu de la rivière (15m de large de Durance !) … apeuré, ne savant plus quoi faire, un peu à bout de forces)

On débarque, On mange et le groupe se divise :

  • la voiture / Lyon directe,
  • la voiture / Grenoble reste pour assister à la Tombola … de nombreux lots sont remportés par « les Lyonnais » (surnom des organisateurs du festival pour notre groupe) ^^
    • Un téléphone (I-phoneXII) a été gagné … comme quoi pas la peine de se casse le .. à faire la course de planche à pagaie

Conclusion :

  • Victoires des Filles
  • WE sport (4 navigues : 3+1)
  • Une bonne expérience pour tout le monde en particulier pour les moins expérimentés (rivière alpine)
  • Des navigues qui s’inscrivent dans le cercle vertueux (l’auteur du concept se reconnaitra)
  • Une météo extra
  • Une bonne ambiance tout le long du WE
  • Un film de kayak extraordinaire

Conclusion de la conclusion :

  • Un we trop court qu’on a envie de recommencer/refaire

Sur l’Ubaye, tu vas à la baille

Week-end CKTLomien du 23-24 juin raconté par Luc B. (suivre le lien ci-dessous).

https://www.cklom.fr/?p=10126#more-10126

et le lien vers la vidéo du WE

50 ans CKTSV 16 et 17 juin 2018

Bonjour à tous,
voilà, les 50 ans du cktsv sont derrière nous. Nous avons bien profité de ce WE ensoleillé au bord du bassin de Saint Pierre de Boeuf.
Merci à tous ceux qui ont participé à l’organisation pour apporter et ramener tout le matériel et les vivres (ils se reconnaitront). Merci aux cuistots qui nous ont préparé un délicieux jambon cuit à la broche et à tous ceux qui ont apporté le complément (entrées, patates, desserts…).
Enfin merci à vous tous, anciens membres et kayakistes du moment, pour votre présence et votre bonne humeur durant la soirée du samedi et la journée de navigation du dimanche. Au plaisir de vous retrouver rapidement sur l’eau.
A bientôt, bonne semaine à tous.
Guillaume
CKTSV.

https://photos.app.goo.gl/hG7qfax8peS1mBza7

Loire & Altier – we du 09/10 Juin 18

==> by Johan M

 

Samedi 09/06 – Loire P2 : 15m3 (1h30), Loire P1 : niveau ? (2h15), Loire P3 : 15m3 (1h40)

Dimanche 10/06 – Altier sup : 9m3 (2h)

 

Un départ sur les chapeaux de roues !

 

Enfin presque… Rendez vous à 19h30 au club à Cusset pour quasi tout le monde. Les collègues tardent un peu à arriver alors pendant ce temps avec Raph puis Anna, on prépare le matos commun. Nos amis nous rejoignent au compte goutte, d’autres se désistent à la dernière minute.

Comment on est on arrivé à nous retrouver à 20h30 à casser la croute assis sur le parking entre deux voitures ? Nul ne serait l’expliquer (enfin si j’ai mon explication mais je la garde pour moi J) et pourtant c’est une grande première que nous inaugurons ce soir là. Départ finalement vers les 21h…

Sur la route Chrystelle nous propose de bivouaquer chez elle dans la Loire. Décidément cette sortie se place sous le signe de l’imprévu ! Mais enfin on ne va pas cracher sur un toit, un apéro et une bonne soirée avec des récits de vieux vétérans de l’eau vive autour d’un rhum arrangé à la groseille.

 

Réveil à 7h45, ca sent la bonne dynamique. Petit dej copieux, puis nous filons tous les 8 (Christelle, Anna, Raph, Nico F, Alexandre, Francois, JS et moi) direction Goudet, sur les bords de Loire au débarquement du P2. Raph est ambitieux et prévoit au moins 3 rivières par jour, et compte naviguer jusqu’à 20h minimum.

Mon ventre se crispe en passant à Colempce, débarquement de la classique de la Gazeille, mais les paysages de la haute loire, rehaussés par une météo généreuse me font vite oublier mon aventure humide du printemps 2017 (cf ca gazouille sur la Gazeille).

Le cadre de la sortie est juste grandiose. Les villages en pierre souvent dominés par les ruines d’un vieux donjon ou par de petites chapelles perchées sur des promontoires rocheux et qui surplombent les vallées qui serpentent au milieu de toute la palette des verts possibles, a travers les pâturages, les forets d’épicéas et les hêtraies.

 

Arrivé au bord de la Loire nous laissons à Goudet une voiture pour la navette avec nos affaires sèches, et nous remontons le fleuve vers l’embarquement sous le pont de Salette sur la D500. Au cœur de la forêt, le fin filet d’eau de la Loire s’étire, pas plus large qu’une rivière cévenole. Et c’est bien le profil de cette portion qui enchaine les rapides de classe 3 voir petit 4, entre des sections plus plates, ou l’eau file tout de même. Navigation sans stress pour la petite bande du CKTSV. Il faut pourtant dénombrer 2 bains, qu’on doit pouvoir imputer à un manque de concentration lié à la contemplation du paysage !

Passé Arlempdes, lieu d’embarquement intermédiaire, le niveau s’intensifie, des trains de vagues plus puissants se forment et c’est au détour d’un resserrement en gorge, qu’un rapide sérieux se présente. Stop et reco conseillés. En effet, ca devient plutôt étroit, ca drosse à droite et ca semble siphonner un peu (enfin je répette car j’y connais rien). Courageux mais pas téméraire je porte avec Anna et Christelle, alors que les champions de la discipline passe les uns après les autres sans oublier de mettre un plongeur en sécu au cas ou… (au CKTSV c’est la sécu avant tout !)

La fin du parcours compte encore quelques rapides, avant d’arriver de nouveau à Goudet au cœur de belles falaises basaltiques. Nous sommes accueillis par les charmes d’une jeune bergère offerte au soleil qui parfait son bronzage avant la saison estivale, malheureusement le courant nous éloigne un peu de la jeune autochtone.

 

Nous cassons la croute au bord de la rivière et s’engage alors une discussion interminable sur la suite des opérations. Aller sur l’Altier tout de suite, faire le P3 tous ensemble, faire le P1, tous ou seulement certains, faire le P1 vite fais puis filer sur l’Altier… Le genre de débat qui n’en fini pas et qui vous fait avoir envie de vivre en dictature, histoire qu’un despote mette fin à ces hésitations. Finalement, JS, Raph, Nico, Alex et François partent se faire peur sur le P1, Anna, Christelle et moi, allons vagabonder, dans le cadre bucolique du P3.

 

Alors que les excités de la pagaie découvrirons la double chute, le rapide des abeilles, le bourguignon et autres joyeusetés dans le 5 / 6, nous découvrirons les charmes de la vie au bord de l’eau et la pratique tout à fait confidentielle mais qui compte quelques adeptes en haute-loire, de la pèche au vif naturiste. Je ne vous explique pas de quel vif se serre le pécheur pour appâter ses proies…

Un P3 très agréable avec un bon niveau d’eau qui rend la navigation aisée malgré quelques planiols un peu long et les quelques rapides un peu nerveux. En sus (en tout bien tout honneur) des aficionados de la pèche minimaliste aux carnassier, nous aurons le plaisir de voir un superbe vautour tracer de larges cercles au dessus des falaises qui bordent le fleuve.

Après une navette interminable qui nous a conduit du fond de la vallée aux sources de la loire en contournant le mont Mezenc, nous retrouvons nos 5 compagnons au bord du lac de la Palisse. Ils se remettent difficilement de leurs émotions. En effet, John Sylver le Texan (il s’agit d’un pseudonyme pour conserver l’anonymat de JS et préserver son couple), encore surnommé JS the funking crazy Texan, se sera lancé dans le saut du Bourguignon, à l’aveugle, en solo, et en short de bain, et aura survécu à cet exploit hors du commun. Cette histoire vient tout droit de rentrer au panthéon de la mythologie du CKTSV ! « ah ! Sacré Texan ! »

Après tant d’aventures, c’est au bord du lac, que nous montons le bivouac et nous délectons de pâtes sauces tomates aux légumes… Christelle qui n’a pas prévue de naviguer rentre chez elle et s’en va rejoindre l’écartelé du haut tarn (un autre mythe de la cosmogonie du CKTSV) !

 

Le lendemain, après avoir été relativement efficace dans la levée du camp, nous partons pour la frontière de la Lozère et de l’Ardèche, sur l’Altier. Affluent du Chassezac, l’altier sup est un cours d’eau cévenol, classe 3-4, dans un magnifique décor boisé. Son cours se poursuit sous le lac de Villefort, dans des Gorges ahurissantes, où il prend des aires de Travo, avec de la classe 5 et 6. Mais nous ne ferons que la partie dite altier sup. Nous peinons à trouver un embarquement en amont de la classique, pour prolonger un peu plaisir. Nous ne serons pas déçus.

La première demi heure se passe en mode « sanglier ». La rivière passe dans des zones très boisées et nous débarquons à plusieurs reprises. Arriver au pont submersible qui donne le départ de la classique, le cours d’eau s’ouvre un peu. Les rapides se forment dans des parties resserrées, où la pente s’accentue,  le débit s’accélère et des blocs rocheux créent alors des chicanes, des trains de vagues et des rouleaux. 2 barrages se passent sans difficultés. La rivière coule au fond d’une petite gorge assez encaissée et nous rejoignant après 2 heures de navigation le lac.

 

Nous ne trainons pas trop sur place car nous avons près de 4h de routes pour remonter sur Lyon. Nous abandonnons Nico F à St Etienne (le pauvre homme il ne mérite pas cela) et nous arrivons à 20h30 à Lyon.

 

Un week end bien dense, plein de belles découvertes, au cœur d’une région cévenole qui recèle tant de beaux parcours ! Hâte d’y retourner avec les copains !

Sur le pont de Thonon, on y Dranse, on y Dranse – 3 Juin 18

Le lien vers la BD rigolote présentant les temps fort de la sortie est là juste en dessous.

CR Dranse

 

Corse – Pâques 2018 – Le TRAVO

==> CR par Séb

Tout baigne sur le Travo !

 

Après 5 jours de pluie, des bains à foison, une côte cassée, une galère de remorque, un voisin de tente qui ronfle, la cuisine de Jérôme (enfin, juste une pincée, mais ça a suffi !), nous retrouvons enfin notre bonne étoile, et… le SOLEIL !

Ça tombe bien, aujourd’hui, c’est le Travo. On a bien travaillé notre navigation dans du manœuvrier et du volume. Et bien aujourd’hui ce sera un peu tout ça avec pas mal d’eau, de la pente, des cailloux.

Anna est pleine de fougue, remontée comme une horloge par ses victoires à la belote. Elle part en tête, passe le 2ème rapide en pole position, juste devant son bateau. Trop dur pour lui, qui rend l’âme.

On ne saura jamais pourquoi le Steph nous a abandonné au milieu de cette galère, heu pardon, belle descente. Il préfère nous planter en haut des dômes : ces 3 magnifiques marches entre 5 et 7 mètres, taillées dans la roche mère. Un décor de folie ! On nous avait prévenu la veille, il faut bien les prendre droite, gauche, milieu. Non attends gauche droite milieu, ah non flute, je sais plus !

Finalement, on engage la première extrême droite. Johan, plein de confiance de ses précédentes descentes tente une figure : en travers, sans vitesse, la tête en bas (heureusement remis dans le droit chemin par un allemand de passsage), la deuxième à gauche, et la troisième bien à gauche sur la langue d’eau. Et tout se passe bien.

Le très, précautionneux Pierre Yves a pensé à prendre son maillot de bain, il en profite donc pour goûter l’eau du Travo. La trouvant fraîche, il se décide à réembarquer.

 

Puis on porte rive droite, on porte rive gauche. Sauf quelques courageux :

Raph, Nico et les 2 Guillaume passent plus ou moins proprement

Jérôme fait taire les mauvaises langues en sortant un très bel esquimau.

Mike montre que ça passe aussi très bien à la nage.

 

Nicolas Fournials est éclaboussé (ce sera sa seule mésaventure de la semaine).

La petite Julie (35 kilos) se coince dans un rapide. Heureusement, Johan et son presque quintal (et demi ?) arrive à fond de balle, la débloque en l’expédiant légèrement plus loin et prend sa place. Serguei Alexei Nikolaïovitch récupère tout ce petit monde, et on repart.

Je finis ma 15ème barre de granit/twix/céréales/balisto. Heureusement, il me reste une poche.

Nico Huet, voyant sa fille naviguer, se réjouit de leurs prochaines vacances parkour sur les buildings de Saint Petersbourg.

 

Samuel se fait aussi discret qu’à l’heure de la vaisselle, Tanguy se fait rouster en cachette, nonchalemment.

Au final, une belle journée, 6h de navigation, 45 esquimautages, 18 bains. Et la sensation étrange de se faire doubler par des gars partis en même temps que nous et faisant leur 2ème descente ! Pas cool, ces moustachus.

Vézère , du 19 au 21 mai 2018

Corse – Pâques 2018 – Travo en vidéo

==> Vidéo de Adrien

==> kayakistes : Brigitte, Nicolas F , Guillaume B, Tanguy, Jérôme, Samuel , Johan, Mickael, Pierre Yves, Stéphane, Sebastien D , Nicolas H, Julie H, Alexei, Anna, Raph.

Corse – Pâques 2018 – Bas Vecchio et Tavignano

==> Par Raphaël

Descente du Vecchio et du Tavignano

Mercredi 11 avril, la journée la plus pluvieuse du séjour. Le marabou tient la route. Plus étonnant, les extensions (non soumises à permis de construire) réalisée avec les tarps tiennent également la route.

Programme simple en prévision, embarquement 13km en amont du camping, débarquement 6km en aval. On embarque au pont de Venaco sur le Vecchio échelle à 1,78m. Des petites grilles en 3+ qui s’enchainent sans difficulté. On y rencontre une équipe de céistes avec des open-canoes, pour eux c’est sur cela doit être plus compliqué. Et hop confluence avec le Tavignano, là on se rend compte qu’il ne fait pas si chaud. Il y a plein d’eau, des jolis mouvements d’eau mais la météo nous fait descendre sans beaucoup de stops.

Arrêt au camping que tout le monde est bien content de voir, pourtant le parcours n’était pas désagréable, loin de là avec ce niveau, mais je crois que l’on devient très difficile. Grignotage express. Quelques excuses bien choisies pour ne pas réembarquer donc on est un peu moins à réembarquer.

Première attraction, le barrage, la plus belle glissière de barrage que je connaisse ( n°2 étant celle de la Fontauliere). La config, 20m de dénivelé 60m de long (je vous laisse calculé l’hypoténuse) 2 m de large, un très léger virage et de l’eau à ras-bord de la glissière, à gauche de la glissière 5m de vide et des rochers à droite 4m de vide et des rochers. On a beau savoir que l’on ne va pas sortir de la glissière, ça fait sa petite sensation. La suite aussi fait sensation de belle gorge que je classerai comme un petit 4 volume. Imaginez Château Queyras, mais en 3 fois plus long et en plus large. Pierre-Yves et Sam ayant de nouveaux bateaux ouvrent comme des chefs. Derrière les stops sont géniaux, quelques vagues intéressantes pour faire décoller son kayak (et atterrir comme une crêpe). Pas de bains à noter, ce qui n’est pas plus mal car dans les gorges ce n’est pas l’idéal pour récupérer le matos. Au débarquement 1,75 m. Ensuite, de la pluie de la pluie et encore de la pluie. Etant donné qu’il y a 10cm d’eau sous le marabou et sous quelques tentes, décision est prise d’aller manger sur Corte, et oupsss on en oublie 2 au passage, il faut dire que chacun s’était calfeutré au sec) demi-tour du camion pour une navette personnalisé.

==> kayakistes : Brigitte, Nicolas F , Guillaume B, Tanguy, Jérôme, Samuel , Johan, Mickael, Pierre Yves, Stéphane, Sebastien D , Nicolas H, Julie H, Alexei, Anna, Raph.

Avril 18-Alpes du Sud

Participants: Pascale, Anne-lise, Brigitte, Nicolas R, Nicolas F, Max, PY, Baptiste (dit GO), Clément, Hervé, Jacques, Bertrand

Jour 1: (Verdon)

Jour 2: Depuis le haut : (par Anne-Lise)

Nous nous changeons tous au camping avant de partir pour le point de départ de la navigation dans cette gorge réputée qui promet une belle découverte en perspective. Mais les arrêts en chemin sur la route tortueuse pour regarder la rivière depuis différents points de vue font fortement hésiter les pagayeurs les moins expérimentés : les hésitations se transforment en désistements progressifs, et je juge donc plus sage de suivre ce mouvement. 4 personnes ne partiront donc pas en expédition ce jour-là (vous comprendrez l’usage du terme « expédition » très rapidement).

Les moins courageux font donc la navette ; arrêt au pont de la mariée pour voir passer tous les kayakistes, oulah on n’est pas loin du bain pour 1 ou 2 sur ce premier rapide ! Mais tout va bien, même si ça va vite car il y a un bon débit sur la rivière. Les navettistes font un 2ème arrêt au point de vue sur la cascade ; les autres y sont déjà en train de faire une pause pour une séance photo devant cette belle chute d’eau… jusqu’à ce qu’elle soit interrompue en urgence car un kayak mal débarqué vient de se faire la malle ! Et bien c’est du sérieux !!! Un kayakiste se lance à sa poursuite, mais victime d’une fausse gîte, baigne, aïe ! 2ème kayak à la dérive… ça commence à ressembler fortement à un gros sketch ! Finalement, cette descente va sûrement durer un peu plus des 1h30 prévues…

Nous remontons dans le camion jusqu’au point de vue sur l’éboulis: ça n’a pas l’air sympa tout ça, on a bien fait de ne pas y aller ! Tiens, un kayak vert planté le nez dans l’eau derrière un rocher ! Il semble bien coincé… ah, et au loin, un kayak jaune et orange sur une gravière ! Bon, c’est déjà ça, on a localisé les 2 kayaks… Ah en fait rectification, voilà un 3ème kayak qui déboule !!! et qui vient déloger le vert, qui continue donc son chemin, tandis que le 2ème jaune part sur la gravière… c’est mieux que le PMU, on pourrait presque faire des pronostics à ce rythme-là !

Trêve de plaisanterie, pas de kayakistes ni de baigneurs en vue, on se demande comment ils vont s’en sortir… P&AL montent la garde sur la remorque de kayaks, pendant que M&B repartent en camion au cas où certains remonteraient le seul chemin échappatoire à pied au niveau de la cascade… Attente, on s’occupe en admirant ces magnifiques gorges sous le beau soleil, en étudiant la géologie de la roche rouge et la botanique des fleurs de montagne… l’une bronze, l’autre prend des coups de soleil… toujours pas de kayakistes… camion de retour, bredouille… le temps passe…. que faire ?

Après discussion, direction Entrevaux pour chercher la base de raft qu’on n’arrive pas à trouver, on localise au passage le kayak vert sur une gravière à l’arrivée (descente en solo du kayak très bien élevé donc puisqu’il a trouvé le débarquement tout seul) puis direction le camping pour demander au gérant l’adresse du raft. Il appelle un de ses amis d’une autre base, qui est prêt à descendre les gorges en raft avec nous comme équipiers pour récupérer les baigneurs… on passe avec le raft sur la remorque au point de débarquement, mais MIRACLE ! Des pagayeurs nous font signe !  Ils sont tous là, au bout de 4h au lieu des 1h30 prévues… Bilan : une pagaie de perdue, mais tous les kayaks et pagayeurs de retrouvés ! Bref, un bien beau sketch qui mérite certainement d’entrer dans les annales du club !

Pour récompenser les non-kayakistes de leur patience (repas de midi décalé à 20h ! scandale, remboursez !) une petite descente plus tranquille s’improvise sur la fin de journée, départ sur le Var à 18h depuis le camping pour le passage d’Entrevaux jusqu’à Puget, sous la pluie et le ciel gris mais ça ne va pas arrêter les 5 qui n’ont pas eu leur dose de la journée ! Très joli village, dont la seule kayakiste encore assez débutante qui a embarqué ne profitera guère car se démenant dans le fameux drossage… C’est moins une pour le bain, mais ouf c’est passé ! Jolis trains de vagues sur le reste du parcours, pas de grosses difficultés, et Max se dévoue pour une dernière navette de la journée !

Depuis le bas : (par Bertrand)

Jour 3: (Var + Tinée)

Rédigée par la seul personne du cktsv qui encadre mieux a la nage qu’en kayak. Aka (aussi connue sous le
nom de) GO
Le jour 3 fut riche en navigation, 3 parcours, 2 rivières et qu’un seul bain, le meilleur ratio du séjour. Aprés un bon petit déj’ , Pierre-Yves, Nico F et moi-même partons repérés rapidement le Coulomps en
voiture. Suite au niveaux d’eau au lieu de la confluence et le premier rapide nous décidons de partir sur le var pour remettre tout le monde en confiance. Mais ce n’est que partie remise nous y retournerons le
lendemain.
Nous partons donc tranquillement du camping pour une navigation qui se fera en douceur. Le seul passage piquant, les deux drossage d’Entrevaux furent magnifiquement bien passé par tous même si l’on
aperçue quelques bateaux tangué.
Une fois arrivé a Puget-Théniers nous avons eu la chance de déguster une jolie salades faite par Brigitte et Nico.
Suite à ce bon repas Pierre-Yves nous abandonne et rentre sur Lyon.
Quant-a nous nous repartons sur le var jusqu’à Touét-sur-Var. La navigation se passe sans encombre Anne-lise décides même d’ouvrir quelque fois Malheureusement, pascale n’en faisant qu’à sa tête décida d’aller se jeter sur un cailloux et de se retourner, elle avait sans doute un peu chauds. Tout le matos fut récupérer et elle pue ré embarquer rapidement. Le restes de la navigation se passa sans accroc.
Nous avons débarqué un peu avant TSV au pont métallique.
Une fois au camion, au vue de l’heure peu avancé les plus motivé d’entre nous s’échauffèrent pour une troisième navigation cette fois ci un peu plus corsé, la basse Tinée. Tandis que les autres,à l’exception
d’Anne-lise et Nico qui nous accompagnèrent pour faire la navette, eu la chance de rentrer en stop grâce à une logistique de navette implacable.
La partie la plus dur de cette nav’ fut en réalité de réalité de trouver l’embarquement. Après s’être fait chasser par le sosie (en plus gros) et son chien de Dusty hill ou billy gibbons(chanteur des ZZtop) de toute
façon eux même se ressemble déjà entre eux. Fin bref en plus de nous dégager de sa propriété il nous indiqua la mauvaise direction… Mais méfiant de ce personnage plus ou moins romanesque, le judicieux
Nico f décida de retourner sur nos pas là ou ce trouver sûrement l’embarquement (il était sur l’autre rives et c’était indiqué sur le topo…) Tréves de mondanités entrons dans le vif du sujet la rivière : Pas de danger sur ce parcours-ci pas de bain et quelque trains de vague assez sympas mais sans grosse difficultés. La veritable difficultés de la rivière :
Bertrand Viel non comptant de s’acharner sur le GO (moi), a qui l’on avait confié la périlleuse mission d’ouvrir la rivière , prenait des stop tous plus merdique les uns que les autres. En particulier celui juste
avant un drossage mais bon il avait le sourire lui.
C’est ainsi que de stop en stop merdique nous somme arrivé en bas du parcours.
Une fois rentrer au camping ont fit un barbecue qui fut gérer par Nico. Et faut dire qu’il etait fier de sa braise, en même temps elle était belle, sa braise
Après avoir mangé plus que de raison chacun parties se coucher prêts a affronter le lendemain et ses péripéties.

Jour 4: (Coulomp + Var)

Ce mardi 1er mai c’est le dernier jour, avec un objectif : rentrer tôt à Villeurbanne. Un timing serré dans les réveils nous permet d’arriver au départ du bas Coulomp, en tenue, à 9h05 ! La descente s’annonce jolie et dans une ambiance assez différente des précédentes (rivière étroite, belle eau bleue, quota de sketches déjà explosé les 2 premiers jours donc pas prévu d’en rajouter), mais cela ne suffira pas à convaincre tout le monde en cette fin de séjour. Nous sommes donc 9 à embarquer, pour quelques dizaines de mètres, sur une Vaïre un peu sèche et branchue. La confluence apporte heureusement de l’eau, mais une fois les 2-3 premiers rapides en III passés la descente s’assagit. Nous avons alors le temps d’observer le paysage ouvert, l’eau claire et la végétation qui nous entoure. Sur une passe un peu trop ambitieuse de Nicolas F, Hervé qui le suivait grimpe sur un grand caillou mais… pas assez, tout le monde a le temps de l’admirer repartir en arrière en travers et prendre le premier bain de la descente. C’est la courte partie « révision des exos de sécu » du jour. La confluence avec le Var et son eau grise arrive, nous passons une spectaculaire faille dans la montagne et nous voilà presque arrivés. Tiens, 3 personnes manquent à l’appel au débarquement. La légende dira que le GO, en jouant dans un vague, a trouvé l’occasion trop belle de faire une brasse.
Arrivés sur le lac, on en profite pour réviser l’esquimautage des courageux qui veulent bien se lancer. Les tentatives de déstabilisation (au propre comme au figuré) ont quelquefois eu raison des esquimautages. Pour n’en citer qu’un, Clément ne semble pas encore prêt à affronter un castor vindicatif qui grimperait par surprise sur sa coque. Eh oui, à Villeurbanne la pagaie bleue s’obtient de dure lutte (rappel à toute fin utile : pagaie bleue => esquimautage réussi et sanglage de bateaux qui tient) !
Après le repas préparé par nos navettistes sympa et un rangement éclair, hop ! Départ rapide, et arrivée à Villeurbanne à 18h.

RDV l’an prochain pour une gorge du Cians ? En kayak ou en rando aqua, venez comme vous êtes.